» La chute – Les derniers jours de Robespierre  » par Jacques Ravenne

EDITIONS PERRIN / PLON 226 pages 16/01/2020

Trois jours, il aura fallu trois jours pour briser un homme, une figure de la révolution, Maximilien de Robespierre, l’Incorruptible.

Jacques Ravenne, auteur à succès ayant un goût prononcé pour l’Histoire et doué d’un véritable talent de conteur, nous raconte ici, au jour le jour, ces journées des 8, 9 et 10 thermidor marquant la fin de la « Terreur » avec la décapitation de Robespierre. Ce récit se voulant plus global, nous présente à la fois Robespierre, mais également son frère Bonbon, ainsi qu’une multitude de personnages amis ou ennemis. Jeux politiques, manipulations, trahisons hier comme aujourd’hui sont monnaie courante dans les arcanes du pouvoir. Des hommes se battent pour manger, survivre, d’autres pour posséder plus.

Robespierre, est un personnage controversé, l’Histoire est faite par les hommes qui l’écrivent et parfois à l’avantage de ceux qui y survivent. Et ils seront peu tant les lames de la Guillotine auront tranché de têtes.

A la manière d’un thriller historique, ces derniers jours de l’Incorruptible ne nous laissent pas de répit, et le talent de Jacques instaure un suspense alors que tous, connaissons la tragique fin du principal protagoniste.  

J’aime beaucoup l’Histoire et je trouve que ce type d’ouvrage basé sur des faits réels dont la violence dépasse bien souvent celle présente dans les fictions, la dépoussièrent et la rendent accessible au plus grand nombre. Je ne doute pas néanmoins que certains critiqueront les épisodes fictifs, romancés permettant de combler des passages qui restent et resteront à jamais inconnus.  

Pour réapprendre qui était Robespierre :

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 » La Maison où je suis mort autrefois  » de Keigo Higashino

ACTES NOIRS / ACTES SUD 253 pages 15/04/2010

Ce roman, cet univers est une totale découverte pour moi. Changement de continent, direction le pays du soleil levant. L’environnement, le rythme, la culture, tout est totalement différent de mes lectures habituelles et cela fait du bien.

Nous voici donc plongés dans le Japon du milieu des années 90, date où est sorti ce roman de Keigo Higashino dans ce pays, il sortira en France en 2010. Et la vie s’y déroule à un autre rythme, à l’image de la quiétude qu’offre la contemplation d’un jardin japonais.

Sayaka Kurahashi est une jeune femme mal dans sa peau, mariée à un époux peu présent, maman d’une enfant de 3 ans envers laquelle elle ne ressent aucun sentiment – qu’elle se retrouve même à maltraiter – elle ne possède pas de souvenirs de son enfance et a déjà attenté à sa vie. Sayaka est en pleine spirale destructrice quand son père décède brusquement lui laissant une enveloppe contenant une clé à tête de lion et un plan situant une habitation au milieu des montagnes. Espérant que ce mystérieux héritage lui apporte les réponses qui peut-être la feront sortir de cette spirale destructrice, elle fait appel à son ancien petit ami, devenu professeur de physique à l’université afin de l’accompagner et de l’aider dans ses recherches. Ils découvriront alors cette bâtisse sans âge, qui dévoilera au fur et à mesure une histoire tragique pleine de secrets.

Keigo Higashino, nous offre un récit qui à l’image de cette demeure est hors du temps. Ce thriller psychologique se présente comme une enquête, non pas de celles que nous connaissons habituellement menées par des professionnels du genre, mais celle de deux êtres liés par un amour éteint qui va les plonger dans un passé où une violence latente tant psychologique que physique couve.

J’ai beaucoup apprécié ce roman d’une culture que je ne maîtrise pas, qui me fait sortir de ma zone de confort. Un style de littérature particulier où l’humain est très présent. Un roman qui me donne envie de découvrir un peu plus la littérature noire japonaise.

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 » RC 2722  » de David MOITET

DIDIER JEUNESSE 320 pages 23/09/2020

Grâce à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse, j’ai découvert ce roman SF, dystopique de David Moitet et ce récit m’a beaucoup séduit. Adressé à un public plutôt jeune, attention, certaines scènes assez violentes le destinent aux plus de 12-13 ans, il se lit très bien même pour les lecteurs ayant quittés l’adolescence depuis longtemps.

Nous découvrons donc notre France vers la fin de XXIème siècle, le réchauffement climatique et un terrible virus ont décimé près de 99 % de la population. Une majeure partie des survivants se sont retrouvés dans des abris souterrains où une nouvelle société s’est fondée, basée sur de nouvelles règles et protégées et alimentées en eau par les guerriers de l’eau.

Oliver, est le fils de Nikolai, un gradé, chargé de gérer la centrale nucléaire produisant l’énergie nécessaire à la vie dans l’abri. A la différence de son frère, Marco, entrant chez les guerriers de l’eau, lui décide de suivre une voie bien plus basique en rejoignant l’équipe de Sanglier, chargé de l’entretien. Néanmoins Oliver se pose beaucoup de question sur le fonctionnement de l’abri, ce qu’il y a dehors et surtout sur le manque de liberté imposé. Quand il apprendra le décès de son père, il cherchera à en savoir plus et à s’aventurer en territoires inconnus.

Ce récit aborde beaucoup de sujet dont les changements climatiques et surtout leurs terribles conséquences, il sera question de survie, de partage, de remise en question… L’amitié est très présente et parfois se transforme en sentiment plus profond. Ce roman est avant tout une aventure humaine.

David Moitet dont c’est le premier roman que je découvre et sûrement pas le dernier, nous offre un texte post-apocalyptique au style simple et agréable à lire. Il s’avèrera un choix judicieux pour faire découvrir la SF aux jeunes lecteurs et les sensibiliser à l’environnement.

Si vous avez apprécié ce roman, ce dont je ne doute pas, je vous invite à découvrir la trilogie SILO de Hugh Howey.  

Le site de l’éditeur :

https://didier-jeunesse.com/collections/romans-12-ans-et-plus/rc-2722-9782278098392

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 » Le jour où  » par Amélie Antoine

XO EDITIONS 395 pages 03/09/2020

Difficile exercice que de rédiger un retour sur un livre qui vous a ébranlé. En effet et en sachant un peu à ce que l’on s’expose quand on lit un auteur qui n’écrit pas qu’avec son talent mais avec son âme, Amélie Antoine écrit des fictions mais qu’elle parsème d’un peu d’elle, d’expérience, de vécu, d’émotions ressenties, ce roman a fait résonner en moi mais comme j’en suis sûr fera résonner en vous des souvenirs proches ou lointains.

Le jour où, nous en avons tous connus, de ces journées qui marque un trait entre l’avant et l’après, évènements intimes ou collectifs tel ce 11 septembre 2001, un mardi qui restera à jamais dans nos mémoires. Souvent ce « jour où » est synonyme pour nous de remise en question, de perspectives d’avenir différentes. Ce nouvel avenir sera pour certains joyeux quand pour d’autres il les attirera vers les ténèbres. Face à ces « jour où » nous ne sommes pas tous égaux.

Ce récit donc, se fera rencontrer deux âmes égarées, deux écorchés de la vie qui vont apprendre à se connaître, à s’apprivoiser, à voir de la lumière dans l’ombre de leurs destins. Rebecca et Benjamin que rien ne présager à se rencontrer, se retrouveront dans un cimetière, elle entretien des tombes, lui est venu à l’enterrement d’un inconnu. Il se sent coupable de vivre, elle ère tel un spectre enfermé dans le monde des vivants. Deux âmes errantes ont-elles le droit de se rapprocher ? De s’accrocher à un envisageable bonheur ?

La lecture de ce livre m’a amené à réécouter une chanson qui réveille des douleurs en moi. Celles d’avoir vu mon frère explosé de chagrin dans la voiture que nous partagions afin de rejoindre l’hôpital où ma mère vivait ses derniers jours. Idiot, enfermé dans mon propre chagrin, je n’avais pas compris sur l’instant la souffrance qu’il vivait lui de son côté. j’étais malheureux, légitimement, mais lui n’avait pas le droit au bonheur, celui d’être père. Sa compagne était dans son huitième mois de grossesse, Juliette, se fille naîtra le jour où nous avons dispersé dans un dernier au revoir les cendres de notre maman. Dans cette chanson revient sous forme de refrain la vie est belle et cruelle à la fois. Je trouve que cette phrase colle à merveille au roman d’Amélie. Il y a toujours une face opposée sombre ou lumineuse à l’image des Hommes qui cachent tous une part d’ombre. Certains savent la garder au fond d’eux, d’autres non. Parfois comme dans l’histoire de Rebecca, cette part d’ombre se révèle chez l’être à qui vous vous êtes donnés corps et âme.

Merci Amélie d’illuminer les ténèbres, de nous rappeler que même si la vie peut être cruelle, elle est belle et qu’elle vaut d’être vécue.

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 » L’Homme Bouc  » par Corbeyran et Morinière

Robinson 192 pages 16/09/2020

Un polar dessiné aux notes fantastiques, l’Homme Bouc scénarisé par Corbeyran et illustré par Aurélien Morinière est une véritable plongée dans un monde cauchemardesque, un monde dans lequel nous vivons où des êtres humains, en tuent d’autres par plaisir ou besoin.

Dans cette forêt limousine automnale, humide, sombre que nous découvrons dans le prologue, Adèle promène son chien Lucky. Ni l’un ni l’autre ne rentrera…

Le chien sera bientôt retrouvé, sans tête, ouvert sur tout l’abdomen et cloué à une porte en bois. C’est alors que Gaëlle Demeter et son collègue gendarme feront appel à Blanche, une chamane, capable de voir au-delà de ce que nos yeux non-initiés ne voient. Dans ce monde rural où se mêlent traditions et superstitions, elle ne sera de trop pour enquêter sur cette disparition, bientôt suivi d’une réapparition.

Plus que le scénario, bien construit et angoissant (seul bémol, nous devinons vite qui est l’inconnue retrouvée), j’ai été fasciné par les illustrations en noir et blanc d’Aurélien Morinière. Je me suis étonné à rester de longues minutes à étudier certains dessins dont les détails sont hyper travaillés.

Fans de polar, de noir, l’Homme bouc est fait pour vous.

Merci Thomas Raymond de m’avoir conseillé ce superbe ouvrage.

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 » Malgré tout  » par Jordi Lafebre

DARGAUD 152 pages 25/09/2020

Malgré tout est un roman graphique, un album dont le scénario ainsi que les dessins sont réalisés par Jordi Lafebre aidé pour les couleurs par Clémence Sapin.

Malgré tout est un conte moderne, sur le temps, le temps qui passe, le temps que l’on a, ce que l’on en fait, ce qu l’on aimerait en faire. C’est également un hymne à l’amour, celui que l’on vit, celui à côté duquel on passe, un amour qui reste présent plein de bienveillance et de respect.

Un peu comme dans la nouvelle de F. Scott Fitzgerald, dont a été tiré le film « L’étrange histoire de Benjamin Button », mais sans le côté fantastique, nous allons remonter le temps du chapitre 20 au chapitre premier, pour découvrir les moments de vie d’Ana Dellacasa dévouée maire de sa copine à l’aube d’une retraite bien méritée et de Zeno Simia, libraire, doctorant en physique, incapable de rester au même endroit trop longtemps tant la soif de découverte, d’apprentissage, l’emmène voguer vers l’inconnu. Ana et Zeno, se sont croisés, éloignés, retrouvés mais jamais oubliés.

Les illustrations de ce roman ainsi que les couleurs les mettant en couleur sont d’une douceur poétique à l’image de l’histoire qu’il nous conte. Un peu de magie, de tendresse en ces heures de crise sanitaire mondiale sans précédent nous font un bien fou. Un ouvrage à lire et à partager, pourquoi pas avec celui ou celle dont résonne encore en vous un amour impossible.

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 » La lame  » de Frédéric MARS

Cosmopolis 506 pages 29/05/2019

Une claque, cette lame vous vous la prenez en pleine face. Lire ce roman m’a beaucoup rappelé les sensations ressenties à la lecture d’Entre deux mondes d’Olivier Norek. Cette fois, il ne s’agit pas d’un simple thriller, ce récit est aussi un roman d’anticipation, un livre géopolitique, … Mais attention, à l’image de la scène du prologue, c’est un vrai roman noir que les amateurs du genre ne peuvent qu’apprécier.

Frédéric Mars nous envoie faire un bon dans le futur jusqu’en 2031, après l’ère Macron, la France fut gouvernée par les nationalistes (sans faire de politique, malheureusement nous en prenons le même chemin) avant qu’un candidat, le Obama français emporte l’élection présidentielle. Seulement voilà, le monde change, les difficultés vont croissantes et à l’image de l’ancien président américain, il déçoit. Les élections approchent et Bako Jackson cherche comment se faire réélire. Cette élection n’est qu’une toile de fond à ce récit. Fred ne nous fait pas uniquement voyager dans le temps, il nous balade, de Paris à Marseille en passant par Lyon, mais aussi entre autre à Lagos au Nigeria. Nous faisons également connaissance avec une multitude de personnages attachants ou détestables. A l’image de ces hommes et femmes, nous serons confrontés à des trahisons, des espoirs, de l’amour, de la haine, de la violence, des catastrophes, naturelles ou humanitaires. Jamais nous n’aurons le temps de souffler en dévorant ces quelques 500 pages.

En plus de son style précis, rythmé, l’auteur nous offre presque un documentaire, un roman sociologique. Fruit d’un énorme travail, ce livre mérite d’être lu, partagé tant il nous permet de nous poser des questions, sur l’avenir de notre nation, nos interactions avec l’environnement mais surtout notre considération envers une partie de l’humanité, ces peuples issus de la « Terre de nos ancêtres » qui seront amenés à quitter leur territoire face au réchauffement climatique.

Un grand bravo Frédéric pour ce roman traitant de sujets très délicats mais maîtrisés de façon magistrale sans jamais tomber dans le pathétique, le caricatural. Un livre que je conseille au plus grand nombre.

Le teaser :

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« DON VEGA » de Pierre ALARY

DARGAUD 96 pages 02/10/2020

Tel un homme-orchestre, Pierre Alary, signe pour cet album revisitant le personnage de Zorro, le scénario, les illustrations et les couleurs. Une véritable performance sachant qu’en plus cet ouvrage est composé de 96 pages.

Nous voici donc plongés dans la Californie du milieu XIXème siècle. Une époque où elle n’appartient plus au Mexique mais n’a pas encore intégré les Etats-Unis. Période instable donc, néanmoins véritable aubaine pour les profiteurs en tout genre ayant soif d’argent et de pouvoir. Rien ne semble pouvoir les arrêter et écraser, faire souffrir, tuer les péons, ces fameux travailleurs pauvres condamnés pour survivre à extraire l’or des riches terres californiennes ne leur fait pas peur.

Heureusement, la légende El Zorro, renait d’elle-même pour prendre leur défense face à cette violence inhumaine et injuste. Le voir les défenseurs, héros masqués seront de la partie dans cette version revisitée, modernisée, je dirais même Tarantinesque tant l’action et la profondeur de ses personnages donent un relief particulier à cet album. D’ailleurs la scène du baptême a, je trouve, des airs de celle du mariage dans Kill Bill.

Pierre Alary signe ici un brillant scénario dont le rythme est accentué par les illustrations dignes de story-boards des meilleurs films hollywoodiens. Nous ne nous ennuyons jamais, même quand de nombreuses vignettes se suivent sans texte.

Une très belle réussite dont la fin en cliffhanger, nous laisse je l’espère envisager une suite.

Merci aux éditions Dargaud, à NetGalley et bien entendu Pierre Alary pour cette remarquable bande dessinée qui ravira les amateurs d’action et d’aventures.

Plus d’informations :

https://www.dargaud.com/bd/don-vega-bda5326530

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 » Différente et harcelée » par Aurore Delpech

TheBookEdition 84 pages 23/09/2019

Une jeune auteure d’à peine 19 ans qui écrit une autobiographie… Nous pourrions légitimement nous demander ce qu’elle peut bien avoir à raconter. La vie d’élève après tout, nous l’avons tous connu et les plus jeunes la vivent encore. Seulement voilà, la scolarité d’Aurore Delpech, je ne la souhaite à personne. En effet, en plus de ne pas s’être sentie à sa place en milieu scolaire dès la plus jeune âge, Aurore a été victime de harcèlement de la part de ses camarades d’école pendant une douzaine d’années. D’autres évènement traumatisants ayant également touché Aurore, c’est donc un récit touchant qu’elle nous livre dans ces quelques 80 pages.

En France, aujourd’hui il y aurait environ un élève sur dix, victime de ses camarades. C’est beaucoup trop, et pas suffisamment connu. Sujet probablement tabou, il faut passer par des témoignages comme celui d’Aurore pour transmettre le message, faire évoluer les mentalités, libérer la parole des victimes et sensibiliser et former le corps enseignant à ce fléau. Ce livre nous montre que même si les membres de l’équipe pédagogique d’un établissement peuvent être à l’écoute, ils ne sont malheureusement pas compétents pour gérer ce type de situation.

Le second sujet de ce récit, certainement aussi la cause de ce harcèlement est la « différence ». Aurore est une jeune fille solitaire et sans doute un peu trop mature pour son âge. Mais qu’est-ce la différence, la norme ? Qui nous l’impose ? Dans certains cas, et pour rebondir sur un article vu récemment sur les réseaux sociaux, elle est visible, dérangeante pour certains voir pour les plus extrémistes provocante. Personnellement cela ne me dérange pas. Néanmoins qu’un pseudo artiste, chanteur pour le coup, au succès uniquement médiatique, assuré par la bien-pensance ne laissant plus la place à la critique, sans être taxé d’intolérance et se mettant en avant pour défendre une cause comme celle dont il est question ici me dérange car il monopolise de fait la parole et l’attention ne laissant pas suffisamment de place à des personnes comme Aurore.

Ce livre devrait être lu par tous les enseignants, être à disposition de tous les élèves. Si dans votre entourage, vous avez un enfant, un ado chez qui vous soupçonner un mal-être, offrez-lui ce livre qui pourrait l’aider à y voir clair. De plus le courage et la force dont a fait preuve Aurore Delpech pour s’en sortir sera une vraie lueur d’espoir.

Bravo Aurore, se livrer comme cela sans jamais être dans la haine envers les harceleurs est très courageux et signe d’une grande sagesse. Je ne souhaite à ses derniers que de lire ton histoire pour je l’espère se grandir.   

https://www.thebookedition.com/fr/differente-et-harcelee-p-369350.html

 » STERN – TOME 4 – TOUT N’EST QU’ILLUSION  » de Frédéric et Julien MAFFRE

DARGAUD 62 pages 18/09/2020

Un nouveau voyage en Louisiane, cette fois pour suivre les aventures et rencontres d’Elijah Stern. Un bande dessinée signée à 4 mains, celles de deux frères Frédéric (scénariste) et Julien (Illustrateur). Ils signent là un quatrième opus qui peut se lire sans avoir connaissance des trois premiers néanmoins, à la lecture de celui-ci, comme moi vous risquez d’inscrire dans votre wishlist les précédents.

Arrivé depuis peu à la Nouvelle-Orléans, Elijah Stern, se trouve rapidement un emploi au cimetière local. Il y rencontrera foison de personnages, découvrira les coutumes locales et sera intrigué par une jolie jeune femme, Valentine Robitaille de qui il cherchera à se rapprocher.

La Louisiane, terre de mystère où la sorcellerie permet de développer des histoires à la limite du fantastique, sert ici de cadre à un scénario rondement mené par Frédéric Maffre, toujours sur le fil entre l’improbable et le plausible. On ne s’ennuie pas un instant et notre curiosité nous pousse sans cesse à tourner la page suivante.

Les dessins aux très nombreux détails sont magnifiquement mis en valeur par les couleurs nombreuses, sombres créant une atmosphère mystique. J’ai particulièrement apprécié les petites vignettes zoomant sur des détails, souvent les visages.

Une agréable lecture pour laquelle je remercie NetGalley, les éditions Dargaud et bien entendu les frères Maffre à qui je renouvelle mes félicitations pour ce chouette travail.

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