Manaus par Dominique Forma

La manufacture de livres – 154 pages — 05/11/2020

Dominique Forma nous propose avec Manaus, un roman court ou novella comme on les appelle, du nom de cette grande ville nord-brésilienne où va se dérouler une partie du récit. Dans ce voyage qui remonte le temps, quelques dizaines d’années en arrière, nous ferons la connaissance avec un barbouze, ancien militaire d’Algérie, qui profitera de la tournée sud-américaine du général De Gaulle, pour accomplir une mission secrète, tuer un homme. Dans l’atmosphère moite de la forêt tropicale, dans ces pays où se cachent nombre d’anciens nazis ou de membres de l’OAS, parfois les passés ignominieux viennent foutre un sacré bordel.

Ce livre est arrivé complétement par hasard dans mes mains et pour être honnête, c’est la volonté de connaître l’offre que nous proposons aux usagers de la médiathèque qui a été la raison de sa lecture, n’étant ni très connaisseur de l’Amérique du Sud, ni amateur des histoires de barbouzes, j’ai malgré tout trouvé ce récit intéressant et agréable à lire. En très peu de pages, Dominique Forma nous donne l’essentiel, sans passages inutiles, dans un style direct, des phrases courtes ne laissant pas la place à l’ennui.

Pour vous faire une idée du décor du roman :

Images filmées de la visite du Général De Gaulle au Mexique lors de la fameuse tournée en Amérique du Sud :

Lien vers le site de l’éditeur :

https://www.lamanufacturedelivres.com/

Mary Jane par Frank Le Gall et Damien Cuvillier

Futuropolis 88 pages 19/02/2020

Sans être un chef-d’œuvre du 9ᵉ art, cet album mérite une attention particulière par le choix de l’auteur, Frank Le Gall, de consacrer son récit, une biographie fictive, à la dernière des victimes de Jack L’éventreur, Mary Jane (Mary Jeannette Kelly). Biographie fictive, d’une jeune femme qui est prétexte à nous narrer, la vie de cette classe populaire, qui vivait dans une grande misère à une époque, celle de l’Angleterre Victorienne dont nous n’aimerions retenir que le faste de la révolution industrielle. Avant d’être victime d’un tueur en série, elle fut avant tout victime de sa condition.

Lors du règne de la reine Victoria, la société anglaise et de façon encore plus marquée, londonienne, est un véritable contraste entre la vie de la bourgeoisie, les nouveaux riches apparus avec l’industrialisation et la population pauvre, très souvent féminine, qui n’ont malheureusement comme choix de survie, que celui de marchander leur corps.

Cette noirceur, dénoncée, mise en lumière par le scénario de Le Gall est très joliment adoucie par les dessins, aquarelles de l’illustrateur Damien Cuvillier. Contraste qui nous rappelle l’opposition des classes sociales.

Ne vous attendez donc pas à en apprendre plus sur le célèbre tueur en série, mais plongez dans le décor de cette période de l’histoire et découvrez la face cachée de Londres. Un grand bravo à Frank Le Gall et Damien Cuvillier pour ne pas être tombés dans la facilité de faire un énième ouvrage sur Jack The Ripper.

Il ne m’a pas été facile de trouver un documentaire en français, ne se focalisant pas sur le célèbre tueur en série. Néanmoins, à travers cette courte vidéo, découvrez en image le Londres de la fin du règne de la reine Victoria.

Je vous invite à vous rendre sur le site de l’éditeur :

https://www.futuropolis.fr/

Voyage au pays de l’envie par Frédéric Marcou

Atramenta – 40 pages – Juin 2014

Dans ce recueil, Frédéric Marcou, auteur isarien, natif de Noyon, cette ville où Charlemagne a été couronné roi des Francs, nous propose cinq nouvelles fantastiques, teintées de science-fiction comme il les définit lui-même. Comme le titre le laisse entendre, il nous emmène en voyage, aux pays des songes, des enfers, en spiritualité ou encore visiter une autre planète.

Les nouvelles sorties de l’imagination de l’auteur, parfois inspiré par ses propres rêves, sont plutôt très courtes, ce qui parfois nous laisse un peu sur notre faim.

Dans la première, « Il ne vous reste plus qu’à signer », le sujet principal est la réincarnation vue par les bouddhistes, dans la suivante, « Damnation », que j’ai beaucoup apprécié, j’y ai vu notre condamnation à une vie de labeur où nous sommes achetés par quelques plaisirs confortables. Ensuite, dans « Rêve impromptu », il nous fait découvrir une planète, « État policier » où la magie est interdite, mais où la douce folie de certain, illumine un peu les âmes. Dans « Homo sapiens sapiens neandertalis », Frédéric Marcou nous offre un texte aux notes scientifiques et enfin dans « Une autre forme de mort », il nous dresse un tableau de la mort avec une scène que l’on pourrait imaginer être vécue par Ray Garraty dans Marche ou Crève de Stephen King.

L’auteur nous raconte également dans son avant-propos, le cheminement de la création de ce recueil de nouvelles, nous rappelant ses inspirations de lectures adolescentes. Je trouve ce texte intéressant car, il permet de se questionner sur notre rapport aux nouvelles, qui pour moi ne sont et ne doivent pas être qu’un genre destiné aux jeunes lecteurs. La nouvelle est comme pour les autres formes de littérature accessible à tous avec des styles et des genres différents. Il suffit d’ailleurs de lire « Voyage au pays de l’envie » pour s’en rendre compte.

Mademoiselle J. – Je ne me marierai jamais par Sente et Verron

Dupuis 64 pages 09/10/2020

Retrouvons l’oncle Paul après nous avoir conté les aventures de Ptirou, lors de la réunion familiale à Noël, revient pour les fêtes de Pâques. Cette fois, il va nous narrer, l’histoire de Juliette de retour à Paris, et ce, pendant les mois qui ont précédé la seconde guerre mondiale.

Juliette vit en quelque sorte, le chagrin d’une histoire d’amour qui n’a vraiment jamais commencé, fauchée par la disparition de Ptirou. Sa décision est prise, elle ne se mariera pas et deviendra grand reporter. En parallèle, son père a quitté ses fonctions à la direction de la Transat pour se lancer dans une nouvelle compagnie avec un associé qui souhaite lui, faire entrer les allemands au capital. Sauf que depuis 1933, Hitler est chancelier. Juliette, qui part l’héritage de sa maman est de fait, coactionnaire, refuse de s’associer avec eux. Pour la faire changer d’avis, le partenaire de son père mettra en place toute une stratégie diabolique…

Cet album signé Verron et Sente, au scénario digne d’un thriller, recréé à merveilles l’ambiance du Paris de la fin des années 30, les tenues, les véhicules, les bâtiments, nous donnent l’impression de visionner un documentaire historique. J’ai également beaucoup aimé retrouver, au cœur de ce récit, la force de caractère de Juliette, véritable féministe.

Un second volume aussi agréable à lire et regarder que le premier. Vivement le prochain.

La bande-annonce du second volume
Vidéo pour découvrir l’exposition universelle de Paris 1937, que l’on retrouve dans l’album.

Mademoiselle J. – Il s’appelait Ptirou par Sente et Verron

Éditions DUPUIS 80 pages 09/10/2020 réédition de « Il s’appelait Ptirou » sorti le 17 novembre 2017 dans la collection « Le Spirou de… »

J’ai démarré la lecture de cet album dont le scénario est signé Yves Sente et les illustrations sont réalisées par Laurent Verron avec cette nostalgie de retrouver les émotions d’enfance à la lecture d’album de Spirou. Le lien est forcément fait au premier coup d’œil par la couverture ou le titre. Néanmoins, ce talentueux duo, va beaucoup plus loin, en nous racontant les origines de ce personnage qui aura accompagné de nombreux jeunes amateurs de bandes dessinées.

Ce récit, ils nous le font conter par un vieux monsieur, l’adorable oncle Paul, qui le soir du 24 décembre 1959, s’assoie dans un fauteuil et allume sa pipe afin de raconter à se neveux et nièces une histoire, celle de Mademoiselle J qui nous fera remonter le temps et embarquer sur un magnifique Paquebot, un transatlantique avec Juliette, son papa, son infirmière, un pilote d’avion et de nombreux passagers dont un jeune garçon roux, Ptirou, orphelin depuis le décès de sa maman artiste de cirque.

A l’image de ces enfants buvant les paroles de leur tonton, nous dévorons avec plaisir chaque case, chaque bulle de cet album. Nous voyageons comme nous pouvons le faire dans un roman d’aventures, nous apprenons plein de choses comme dans un roman historique, et enfin, nous nous révoltons face à ce contraste entre l’opulence et la pauvreté comme dans un roman noir, social.

J’ai commencé cet album avec nostalgie, pour le fermer avec beaucoup de tristesse et de tendresse.

La bande annonce de l’album original.
Découvrez d’une autre manière ce magnifique paquebot le SS Ile de France

Commandez cet album chez votre libraire indépendant ou grâce au lien suivant :

https://9e-store.fr/mademoiselle-j/dupuis/livres/il-s-appelait-ptirou-2871ea

Enquêtes aux jardins – Les pommes de l’apocalypse par Guillaume Le Cornec

Éditions du Rocher 272 pages 02/09/2020

Quelle belle découverte que je dois à la masse critique jeunesse de Babelio que je remercie pour l’envoi de cet ouvrage des éditions du Rocher. J’en profite pour souligner la qualité de ce roman, une très jolie couverture, agréable au toucher et la mise en page qui est très réussie. J’aime également préciser, car c’est important à mes yeux, que ce roman est vendu moins de 13 €, il y a encore des éditeurs qui se soucient de rendre abordable la lecture, surtout quand elles visent les jeunes lecteurs.

Mon seul regret lors de cette lecture a été de me rendre compte qu’il y avait un volume de cette série « enquêtes aux jardins », « les empoisonneurs », avant « Les pommes de l’apocalypse » et même si j’ai parfaitement réussi à lire cet opus, avoir lu le précédent m’aurait permis d’en connaître plus sur les personnages et l’organisation à laquelle ils appartiennent, la guilde des Jardins du Roi.

Ces personnages, justement, Emma et Lucas, deux adolescents hyper mâtures, intelligents, curieux et peut-être même un peu amoureux, sont les principaux protagonistes de ce récit où viennent s’ajouter, entre autre, leurs parents, leur vieil ami et mentor, Jean-Marie James Ecolloyd alias JMJ, son comparse Aristote Théophraste dit Aris’ le Dingue, un major instructeur surnommé le cinglé du Devonshire et un tas de chercheurs étrangers. Emma et Lucas, sont les récentes recrues de cette organisation appelée « La guilde des Jardins du Roi », qu’Emma décrit à merveille : « En clair, notre boulot consiste à mettre des bâtons dans les roues aux pourritures qui portent atteinte gravement à l’environnement, qui tentent de privatiser le vivant au profit d’intérêts douteux, qui déforestent, qui massacrent et anéantissent des écosystèmes fragiles et des espèces menacées pour se faire du fric ». Là forcément, je suis conquis. En effet, notre rapport à l’environnement doit radicalement et urgemment changer, et comme cela a été fait aux siècle des Lumières avec l’Eglise, la littérature est notre meilleure alliée pour nous faire réfléchir.

Mais revenons à nos moutons, plutôt ici pommiers et orchidées, Guillaume Le Cornec, nous propose un écolo-polar jeunesse, jeune adulte, une classification que je n’aime pas trop, je dirai donc accessible à de jeunes lecteurs avec quand même un bon niveau de lecture. Dans cette enquête, aux décors que nous imaginons magnifiques, luxuriants, de cette beauté que seule la nature puisse nous offrir même au cœur de ville comme Rouen ou Nantes, nous sommes sensibilisés à la botanique, cette science du vivant, qui est consacrée à l’étude des végétaux, poumons de la planète. Et je ne doute pas qu’un certain nombre de jeunes lecteurs auront la curiosité suffisamment titillée pour chercher à en savoir plus et je l’espère trouver une vocation à leur avenir professionnel et un nombre encore plus grand, à protéger cette planète, désastreux héritage que nous leurs laisserons. L’enquête en elle-même reprend les ingrédients du polar, avec même une dose d’action qui m’a vraiment surpris et qui en fait un hybride polar-espionnage-aventure qui garde le lecteur en haleine. Sans oublier, une plume agréable à lire et à travers laquelle, nous ressentons, l’engagement et la passion de l’auteur.

Portrait de Guillaume Le Cornec auteur d’enquêtes aux jardins
Découverte du Jardin des Plantes de Nantes
Jardin des plantes de Rouen
Pour le clin d’œil, très belle interprétation de la version française de Paint it black que j’ai eu la chance de découvrir en live au Zénith de Lille

ELLE EST LA NUIT par Paul Clément

Post-Apo Éditions 438 pages 16/11/2020

J’attendais de lire de nouveau Paul Clément depuis très longtemps. Cette précision me paraît importante car elle influence très certainement mon ressenti sur la lecture de ce sixième roman de Paul. Il revient ici au thriller fantastique en nous emmenant aux Etats-Unis dans le Montana, à Lewinstown où Laurel, une jeune enseignante est venue s’émanciper et où deux malfaiteurs, des frères, trouver refuge après un braquage ayant mal tourné. Mais à Lewingstown, ELLE, ne leur permettra pas de trouver la quiétude.

J’ai donc plutôt bien aimé ce nouveau roman de Paul, même si ce n’est pas le coup de cœur que j’espérais. En effet, à l’image de la mise en page très chargée, remplissant les pages aux marges étroites, le récit aurait mérité d’être par moment allégé, certains passages étant assez longs, au détriment de l’ambiance angoissante qui s’effrite alors.

J’ai en revanche, bien reconnu la maîtrise dont fait preuve Paul dans la construction d’une histoire, dans laquelle nous nous perdons parfois tant nous ne savons pas où elle va nous amener et ce, pour sans cesse nous surprendre.

« Elle est la nuit » un thriller fantastique d’épouvante, écrit par un grand fan de Stephen King et qui séduira les tout aussi fans du maître du genre, que nous sommes.

https://www.paul-clement.com/boutique/

La Conspiration Vatican par Ernest Dempsey

Cherche Midi 384 pages 12/11/2020

Retour à un genre de littérature que j’aime vraiment beaucoup, le thriller historique, avec ici La conspiration Vatican d’Ernest Dempsey. Je ne connaissais pas du tout ce romancier traduit pour la première fois en France alors qu’aux Etats-Unis, il a déjà publié une vingtaine de romans.

La conspiration Vatican, The Napoleon Affair en version originale, un titre qui lui sied beaucoup mieux est le dix-huitième opus de cet auteur outre Atlantique. Ce qui explique certainement quelques-unes des frustrations à la lecture de cet ouvrage, concernant le passé des personnages. Une équipe d’aventuriers, passionnés d’histoire et de résolutions de mystères. Les personnages, sont les éléments qui ne m’ont que moyennement fait apprécier cette lecture car nous ne ressentons rien pour eux, pas d’attachement ni même de rejet alors que sur le fond, cette intrigue est plutôt bien ficelée, les références historiques sérieuses et surtout, la construction du récit, reprend tous les codes du genre. Un air de déjà vu, une absence d’originalité qui sont tout à fait acceptables dans ce genre de roman tant il en existe mais un manque cruel de profondeur chez les personnages.

Dommage de démarrer de cette manière une série littéraire qui avait l’air prometteuse.

Résumé :

1798 : Alors que ses armées viennent d’envahir l’île de Malte, Bonaparte entre dans la cathédrale de La Valette gardée par l’ordre des Chevaliers hospitaliers de Saint-Jean. Son objectif : mettre la main sur une mystérieuse relique, confiée à l’Ordre lors de sa fondation.

2019 : Après avoir découvert dans les archives secrètes de la bibliothèque du Vatican une lettre signée de la main de Napoléon, un cardinal est assassiné. L’Église soupçonne une branche clandestine des Chevaliers teutoniques, ordre officiellement dissous en 1805. Le Vatican engage alors Sean Wyatt, ex-agent secret, pour remonter la piste du « secret Napoléon ». Celui-ci va devoir reconstituer un puzzle passionnant, à travers les arcanes de l’Histoire de France et de l’Église.

Asgard – T1 & T2 – par Ralph Meyer et Xavier Dorison

DARGAUD 54 pages 01/03/2012
DARGAUD 56 pages 24/01/2013

Une plongée à l’époque des Vikings, à la rencontre d’Asgard, un Skraëling, un « homme laid », puisque né avec une jambe manquante, épargné d’une mort promise par son père et qui est devenu un Krökkentödter, un chasseur de monstre.

Un monstre marin, harcèle et décime les flottes de pêcheurs d’un village des pays nordiques. Ces derniers n’auront d’autre solution que de faire appel à Asgard Pied-de-fer pour tenter de traquer et tuer cette créature qui menace, l’hiver approchant la survie des villageois. Il partira donc accompagné d’autres courageux, à bord d’un navire spécialement équipé pour la chasse au monstre. Démarre alors une aventure à travers les fjords, dans laquelle, ils apprendront à se connaître, et nous, nous en apprendrons un peu plus sur les mythes nordiques et le passé d’Asgar.

Cette œuvre graphique est composée de deux tomes, le scénario est de Xavier Dorison et les illustrations réalisées par Ralph Meyer. Un vrai plaisir de lecture avec en toile de fond, l’adaptation face au handicap mêlé à la légende nordique du Serpent monde.  

 

Contes des confins – Pulp is not dead – Webzine

Premier Numéro

Je vais vous parler ici, d’un nouveau webzine, Contes des confins, créé par Jean-Michel Martin, auteur et créateur de jeu, accompagné d’une équipe d’auteurs et d’illustrateurs. Ce webzine, est un Pupl magazine du XXIème siècle, réutilisant les codes de ses magazines à trois sous, très populaires dans la première moitié du siècle dernier et ayant permis à de nombreux et talentueux auteurs de ces littératures de genre telles que la science-fiction, le fantastique, les polars de rencontrer leurs premiers lecteurs. Sans oublier les illustrateurs dont les créations accompagnaient les récits et habillaient les couvertures souvent très colorées. Asimov, Herbert, Bradbury, Burroughts, K.Dick, Lovecraft entre autres ont publié des nouvelles ou publié en chapitre des romans dans ces magazines où sont nés Tarzan, Conan le barbare, Zorro…

Les Contes des Confins, tous les quinze jours, nous proposent donc, en version numérique de s’évader, de réfléchir aussi à travers trois nouvelles joliment illustrées pour 1,5 euros.

Amélie Boulay, l’une des auteures participant à ce chouette projet, m’a envoyé les quatre premières parutions afin de découvrir ce webzine, qui en toute honnêteté mérite d’être connu. Bien sûr, il n’est pas parfait et mérite d’évoluer. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup y trouver à l’avenir, pour rendre encore plus hommage à la culture pulp, une biographie ou un retour sur quelques œuvres littéraires couchées pour la première fois, sur ces pages à bas coûts.

Dans le premier numéro illustré par Theresem, Alexis Guy-Jacquot et Vibu, Jean-Michel Martin, Sébastien Capelle et Florent Martin nous proposent donc trois nouvelles. « Fausternité », un pacte diabolique entre les Gafas, « Demain, tout ira mieux », un western post-apocalyptique où un shérif et une chasseuse de primes, sont à la recherche de la Pécheresse et, « Victoria », une sanglante nouvelle fantastique.

Numéro 2

Pour le second numéro, « Quand la science s’en balance ! », habillé par Audrey Lopez, Alexis Gye-Jacquot et Dazy Antoine, les nouvelles sont signées Jean-Marc Sire, Serge Goriely et Daniel Miensky. Dans « Samuel 13 », il sera question d’intelligence artificielle et d’exploration martienne, dans « La fée électrique », nous nous retrouverons à l’expo-universelle de Paris de 1937 en compagnie de Nikola Tesla, qui nous présentera une équipe d’assistants originaux et enfin, dans « Brume de Jouvence », un drôle de personnage qui aurait la recette miracle pour rester jeune.

Numéro 3

Dans le troisième, « Les ruelles sombres », Theresem, Yann Vil Cort, Alexis Gye-Jacquot et Antoine Dazy illustrent les nouvelles d’Amélie Boulay, Jojonator et Natalia Vikhalevsky. « Poudre aux yeux » nous fera faire un bon de dix ans dans le temps, dans des cités où rien ne change vraiment et où la drogue reste une activité lucrative, « Ombre », nous fera découvrir Alex, dont nous suivrons le parcours criminel, la descente aux enfers, la violence engendrée par la violence. Et enfin, dans « Une soirée d’enfer », nous retrouvons la thématique du pacte diabolique, avec pour décor une soirée d’Halloween.

Numéro 4

Pour le quatrième numéro, « De sang et d’os », trois nouvelles de Jean-Marc Sire, Natalia Vikhalvsky et Maryse Weisser Macher. « Un bonheur partagé », dans laquelle nous verrons qu’il n’y a pas d’âge pour être cruel. Dans la dystopie « Speranza », il sera question de génétique et de procréation et enfin, dans « Le goût de la vengeance », l’humanité sera condamnée à payer ses dettes envers la nature…  

Je ne peux que vous conseiller, d’aller faire un tour sur le site dont je vous joins le lien ci-dessous. Et de vous laisser tenter par ce webzine qui je l’espère connaîtra un succès bien mérité.

https://jm-martin.eu/

Un site WordPress.com.

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