Le club des voleurs de pianos – T1 – Un piano par la fenêtre par Paul Beaupère

Fleurus 287 pages 11/09/2020

Voilà un très sympathique roman destiné aux plus jeunes qui reprend un peu les idées de Robin des Bois, en soustrayant à certains, ce qui manque à d’autres. Ici comme le laisse entendre le titre, il s’agit d’instruments de musique. Et oui, parfois, ils prennent la poussière, transformés en simple objets de décoration, alors que des musiciens en herbe, faute de moyens jouent parfois avec de pitoyables instruments… Heureusement, un groupe de musiciens éclairés, va créer le club qui se chargera de cette injustice…

Dans un café du Paris des années 20, le « quatrième round », met une annonce pour rechercher des musiciens, afin d’égayer de musique les soirées de ses clients. Se présenteront alors, des personnages hauts en couleurs, de différentes origines mais dont la passion commune, sera le terreau à la naissance d’une amitié qui les soudera en vraie famille. Les aventures que vivront ces protagonistes, nous permettront d’agréables moments de lecture. Un roman accessible dès l’âge de 8 ou 9 ans et qui séduira les jeunes musiciens.

Dans les yeux de Lya – T1 – En quête de vérité par Carbone et Cunha

DUPUIS 64 pages 02/03/2019

Dans les yeux de Lya, quel joli titre approprié tant dans cette bande dessinée, beaucoup d’émotions passent dans les grands yeux expressifs des personnages. Les yeux, les visages mêmes de l’ensemble des personnages, nous permettent au premier coup d’œil de savoir si l’on aura à faire à un protagoniste sympathique ou antipathique.

J’ai vraiment apprécié dans cet album le contraste entre les illustrations colorées, lumineuses, respirant la gaieté, la joie de vivre, réalisées par Justine Cunha et le scénario sombre, celui d’une très jeune femme aux portes de l’âge adulte, clouée dans un fauteuil roulant à cause d’un chauffard ayant pris la fuite, créé par Bénédicte Carboneill alias Carbone.

Lya est cette jeune femme, paraplégique mais combative, qui ne se met pas dans le rôle d’une pauvre victime mais qui est mue par la soif de vérité, à la recherche du lâche qui, après l’avoir renversée a lâchement pris la fuite.

Officiellement, le lâche n’est pas identifié et ne le sera peut-être jamais seulement, Lya tombe sur un courrier émanant d’un célèbre cabinet d’avocat, stipulant qu’en contrepartie d’une confortable somme d’argent, les parents de Lya abandonnent toutes poursuite contre le chauffard.

Armée de son courage et de sa détermination, Lya s’engage dans des études de droit et s’arrangera, aidée de son meilleur ami Antoine pour intégrer le fameux cabinet d’avocat afin d’enquêter au plus près de l’avocat que l’on soupçonne d’être véreux.

Ce premier tome qui nous laisse à deux doigts de connaître le nom du lâche est une ode à la joie, à la résilience, au courage et à l’amitié ainsi qu’à l’ingéniosité qui permet à Lya de faire face à des situations où elle est physiquement empêchée.

La part sombre de son scénario fait que je conseille cet album aux lecteurs de 13-14 ans, voir un peu plus jeune s’ils sont accompagnés d’un adulte.

Le dernier inventeur par Héloïse Guay de Bellissen

Robert Laffont 234 pages 20/08/2020

Certaines lectures qui paraissent comme cela toutes simples se révèlent parfois de vraies bonnes surprises. Cela a été le cas pour moi avec Le dernier inventeur d’Héloïse Guay de Bellissen.

Ce roman m’a d’abord attiré car il racontait la vie de Simon Coencas, l’un des quatre principaux découvreurs, inventeurs donc de la grotte de Lascaux, dernier survivant, il nous a quitté en février de cette année. Ayant toujours eu un faible pour l’Histoire et même la préhistoire, le sujet était fait pour me plaire. Seulement voilà, il y a le récit dans le récit et cela donne une profondeur à ce roman dans lequel la rencontre entre l’auteure et Simon et son épouse est à elle-même une belle histoire d’amitié pour ne pas dire une histoire d’amour au sens pur du terme.

Héloïse nous narre donc la vie de Simon, nonagénaire, décrit comme un jeune garçon de 91 ans qui a, avec trois de ses amis, Marcel Ravidat, Georges Agniel, Jacques Marsal, découvert ce temple de l’art pariétal qu’est la grotte de Lascaux, l’été 1940. Nous sommes au début de la seconde guerre mondiale et se succédera à cette heureux épisode de découverte de cette grotte mais également de véritables amis pour Simon ainsi que des premières attirances amoureuses quand rentré à Paris, il se retrouve raflé avant d’être envoyé à Drancy. Oui en ces temps de ténèbres nazis, personne n’est en sécurité. Simon après avoir fait l’une des plus grandes découvertes de l’histoire est emporté par l’une des plus sombres histoires qui se joue alors.  Son jeune âge lui permettra de quitter Drancy néanmoins, jamais plus il ne reverra ses parents.

Malgré cela, la joie, la soif de vie de Simon aura été plus forte à l’image de sa découverte qui aura traversé les siècles pour dévoiler les beautés qu’elle enferme en elle. L’âme de Simon est aussi belle que les plus belles peintures de Lascaux.

Pour parler de la forme de ce texte, j’ai découvert une très jolie plume, d’une douceur exceptionnelle. Le récit, teinté de respect et d’admiration est présenté de façon plutôt originale intégrant la grotte comme personnage et pas en simple lieu. Elle nous parle, nous fait part de ses réflexions, témoin de l’Histoire comme le ferait un sage.

Je ne peux que vous inviter, vous inciter à lire ce roman qui donne envie de sourire à la vie, malgré les épreuves difficiles qu’elle nous fait vivre trop souvent.

Lascaux en musique :

La découverte racontée par ce grand personnage qu’est Yves Coppens :

Pour commander le roman :

https://www.lalibrairie.com/livres/le-dernier-inventeur_0-6731138_9782221241097.html

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