« La belle-mère » de Sally Hepworth

Edition L’Archipel 360 pages 20/08/2020

Une belle-mère, sacré sujet de discussion, adorée ou détestée, parfois moquée, … En tout cas elle est rarement absente des pensées d’un couple.

Sally Hepworth, auteure australienne en a fait le thème principal pour ce roman à suspense. En effet Diana (la belle-mère) et Lucy (La belle-fille) sont les personnages centraux de ce récit, ou plutôt la relation qui les lie en est le principal moteur. Et cette relation évoluera au cours de leur vie.

Ce roman va en remontant le temps. On y apprend le décès de Diana, un suicide apparent mais qui sera traité par les inspecteurs en charge de l’histoire comme un homicide. Nous serons donc transportés à travers le temps du passé de Diana à la rencontre avec Lucy, nous verrons les conséquences de ce décès pour les enfants et leur avenir.

Chaque chapitre est écrit à la première personne et ce mode de narration nous rapproche beaucoup des personnages. Pour chacun d’entre eux, nous n’arrivons pas vraiment à les aimer ou les détester totalement à l’image de Diana donc belle-mère parfois exécrable mais merveilleuse grand-mère et une femme qui donne de son temps pour les réfugiés. En fait, ces personnages sont à l’image de beaucoup d’entre nous multi-faces.

J’ai vraiment bien aimé cette lecture même si on peut relever quelques longueurs surtout pour cette galerie de personnages. L’intrigue quant à elle, s’il paraît simple au départ, se complexifie et son dénouement vous surprendra.

« Victime 55 » de James Delargy

Voilà longtemps qu’en matière de thriller, je n’avais pas fait d’infidélité à nos chers auteurs français. C’est chose faite avec ce thriller australien écrit par un auteur irlandais James Delargy, qui signe ici son premier roman.

Si sur la forme, il reprend beaucoup des codes de ce genre littéraire (tueur en série, meurtres très nombreux, suspens, rebondissements, …), la bourgade australienne dans laquelle se déroule l’histoire, nous apporte une touche d’originalité mais, c’est surtout avec le démarrage de cette histoire que l’auteur fait fort, il nous amène à rencontrer Gabriel et Heath qui tous deux se disent la victime 55 de l’autre en racontant au détail près le même récit. Qui est victime ? Qui est bourreau ? et qui sont les 54 autres victimes ?

Chandler, le jeune chef de la police locale, perdu comme nous face à ces deux « victimes » devra pour épauler son équipe faire appel à Mitch son supérieur en poste dans la plus grosse ville du secteur à environ deux heures de routes, avec lequel il partage un peu plus qu’un passé.

J’ai vraiment apprécié ce livre, même si, un peu comme je trouve, dans les romans d’Harlan Coben par exemple, l’auteur ne prend pas beaucoup de risques et nous déroule une histoire bien ficelée parcourue de quelques passages un peu longuets.

Merci à HarperCollins France et à NetGalley pour l’envoi de ce service presse.

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