Enquêtes aux Jardins – La conjuration Lamarck par Guillaume Le Cornec

Éditions Plein Vent – 232 pages – 13 octobre 2021

Une nouvelle enquête d’Emma et Lucas, nos enquêteurs spéciaux de la guilde des Jardins du Roi, dans les magnifiques décors du Jardin des Plantes de Paris et du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Invités à passer une semaine en immersion au Muséum, Emma et Lucas, vont se retrouver confronter très vite à un vol commis au cœur des collections avec la disparition des guirlandes florales de Ramsès II, faisant partie de l’Herbier national. Cette immense perte pour la communauté scientifique mobilisera les forces de police qui confineront sans tarder ce lieu emblématique. L’amour pour la botanique et la curiosité de nos deux héros, les pousseront très vite à démarrer leur propre enquête.

Ce troisième opus, nous emporte dans une aventure à cent à l’heure ou sans cesse, les certitudes explosent et l’auteur prend plaisir à se jouer d’Emma et Lucas et de nous, lecteurs. On ressent tout le plaisir que Guillaume Le Cornec prend à écrire ces enquêtes. Tous les ingrédients sont présents afin de nous embarquer dans l’histoire dès le début en réussissant à rendre ce récit accessible aux lecteurs n’ayant pas lu les précédents opus (Les empoisonneurs et Les pommes de l’apocalypse) et en procurant le plaisir pour les autres, de retrouver Emma et Lucas un peu plus vieux. La transformation de Lucas en jeune homme est très touchante. N’oublions pas non plus la présence de personnages secondaires souvent un peu mystérieux, plus ou moins présents dans cette histoire, particulièrement Jeanne. Mais, n’en disons pas trop…

Les enquêtes aux jardins ne seraient pas ce qu’elles sont sans la botanique, la protection de l’environnement, la place de la science, que l’on retrouve ici avec les éléments du réel, attachés à la fiction comme la guirlande de fleurs de Ramses II (entre autres des Lotus bleus d’Egypte), la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, qui projette de limiter l’expansion du plus grand désert mondial ou, Lamarck, le naturaliste français. Et, surtout, Guillaume Le Cornec, nous prouve une nouvelle fois, que la littérature accessible aux jeunes lecteurs et s’adressant à TOUS les lecteurs, n’est pas nécessairement infantile, est intelligente, donne les moyens d’apprendre des choses en prenant du plaisir à lire. Mettre un exemplaire d’enquêtes aux jardins entre les mains d’un lecteur et un excellent moyen de l’aider à prendre conscience des richesses du vivant qui nous entourent et de lui donner envie de lire.

Un grand merci à Guillaume et aux éditions plein vent pour ce troisième tome des enquêtes aux jardins, la conjuration Lamarck.

Une plongée dans les immenses serres du Jardin des Plantes de Paris
Guirlandes de fleurs de Ramses II
La grande muraille verte

Le site de l’éditeur : https://www.editionspleinvent.fr/livre/fiche/la-conjuration-lamarck-9782492547188

Amis bibliothécaires, n’hésitez pas à utiliser l’expo autour du tome 2 en bibliothèque : https://www.enquetesauxjardins.fr/#exposition et à consulter La Mutinerie pour vos projets de médiation culturelle et scientifique : https://www.lamutinerie.net/

Terrienne par Jean-Claude Mourlevat

Gallimard Jeunesse – 416 pages – 12 septembre 2013

Terrienne, est un inclassable roman de Jean-Claude Mourlevat, lauréat du prix Astrid Lindgren considéré comme le Nobel de la littérature jeunesse. Roman à la fois d’aventure et d’enquête, également dystopie sur fond de philosophie, roman accessible aux jeunes lecteurs de 12-13 à 120 ans, il n’entre dans aucune case mais, a toute sa place chez les bibliophiles.

La jeune Anne, une presque adulte de 17 ans, partira à la recherche de sa sœur ainée, disparue peu après son mariage avec un étrange bonhomme, Jens. Après avoir reçu un étonnant message de Gabrielle, elle s’aventurera sur une route de campagne qui, l’emmènera dans un monde parallèle, aseptisé, totalitaire où la respiration est bannie. Cette dystopie écrite il y a près de dix ans résonne presque aujourd’hui de manière prophétique. Elle entraînera avec elle, un attachant vieux monsieur, Etienne, veuf de Madeleine, retraité, mais écrivain qui verra là, une façon de plonger dans l’imaginaire de ses romans.

C’est là, une grande partie de l’intérêt de ce très bon roman, la place de l’irréel, du fantasmé dans notre réalité. Car, notre Terrienne, Anne, se retrouve confrontée à cette civilisation, une espèce plus très humaine, mais étrangement proche de nous, réduite à une forme d’esclavage et où les femmes capturées sur Terre ne deviennent que des objets de reproduction. Ce monde parallèle, nous fait obligatoirement penser à Atwood, Orwell, les maîtres de la dystopie.

Avec beaucoup de talent, l’auteur, nous conte ce monde terrifiant, mais passionnant. Il nous offre une parenthèse de réflexion sur nos imperfections qui nous rendent si uniques tout en nous capturant dans un récit rythmé que l’on ne lâchera plus. Un grand roman qui donne envie de lire tout Mourlevat.

Terrienne a été écrit dans l’ambiance envoutante de la musique de Philip Glass… et si vous le lisiez en écoutant ce génie de la musique minimaliste…

Le site de l’éditeur : https://www.onlitplusfort.com/livres/terrienne/

Le site de Jean-Claude Mourlevat : https://www.jcmourlevat.com/

D’amour et de guerre par Akli Tadjer

Éditions les Escales

Akli Tadjer, nous entraîne avec « D’amour et de guerre » de la Kabylie au Nord de la France, dans un bouleversant récit, où se mêlent tendresse et dureté, humour et tragique, Histoire et fiction, Amour et guerre.
Octobre 1939, Adam, jeune kabyle, gardien de moutons, vit l’insouciance de ses vingt ans, vouant un amour immense à son amie d’enfance Zina, pour laquelle il bâtit un chez-eux, la clef. Tous deux ne rêvent que de se marier et vivre ensemble, une vie heureuse. Seulement, en Europe la guerre est déclarée. Comme plus de 130 000 Algériens, Adam devra intégrer l’armée française. Il sera envoyé sur le front, face aux Allemands, sur un continent qu’il ne connait pas l’Europe, dans un pays où son père est revenu estropié de la Der des ders, la France. Arraché à sa terre, son foyer, son amour, il écrira à cette dernière des lettres d’amour dans un cahier rouge qu’il gardera sur lui…
D’amour et de guerre, fait partie de ces rares romans qui, une fois refermé, résonne toujours en vous en nous apportant un petit quelque chose qui nous change. En effet, même si nous possédons un certain nombre de connaissances sur cette triste période, que régulièrement les honneurs sont rendus et à juste titre aux résistants, aux alliés, aux soldats qui ont débarqué en Normandie, nous ne savons pas grand-chose sur les bataillons armés d’Afrique et d’ailleurs sans qui, nous n’aurions certainement pas vaincu la tyrannie nazie. Des hommes que nous avons traité avec si peu d’humanité. Avec ses mots justes écrits de sa très belle plume, Akli Tadjer, leur rend un magnifique hommage.

Lame de corsaire par Nicolas Cluzeau

Éditions du 38 – 254 pages – juillet 2020 (première édition mars 2011)

Quel plaisir, quelle aventure, que cela fait du bien en ce moment, de larguer les amarres et partir à travers la Méditerranée sur une frégate au XVIIIᵉ siècle. Ce moment de lecture qui sent bon l’air salin, nous le devons à Nicolas Cluzeau et son excellent roman, un mélange entre polar historique et récit d’aventure.
Nous sommes donc, précisément en 1774, un navire de guerre, une frégate française, la Scylla s’apprête à partir du principal port d’Athènes avec une cargaison un peu spéciale, de l’or, des armes en quantité et deux mystérieuses passagères qui viennent rejoindre deux centaines de marins.
À peine la Scylla a-t-elle pris la mer, que les ennuis commencent, les premiers d’une longue série. La frégate est prise en chasse par deux navires de guerre anglais et un jeune matelot est retrouvé mort. Le capitaine Van Stabel chargera deux jeunes lieutenants de mener l’enquête à bord, ce qui déliera les langues, nous apprenant par exemple qu’à chaque fois que le navire français quitte un port, une femme est retrouvée morte, atrocement mutilée. Nicolas Cluzeau, avec ce récit au grand large, nous offre un huis clos dans lequel évoluent de nombreux personnages, qui nous font voyager et nous offrent de magnifiques combats navals, dignes du film Master and Commander. Ce mélange des genres entre polar, histoire et aventure fait que ce récit plaira au plus grand nombre. Je remercie les éditions du 38 pour ce service presse et félicite cet auteur que je ne connaissais pas, mais dont la plume me donne envie de découvrir ses autres romans.

Pour commander ce roman, foncez chez votre libraire ou voici le site des éditions du 38 :

https://www.editionsdu38.com/

Pour aller plus loin :

Ce magnifique navire, l’Hermione, reconstitution d’une frégate du XVIIIᵉ
Bataille navale du film de Peter Weir Master and commander : de l’autre côté du monde

Mademoiselle J. – Il s’appelait Ptirou par Sente et Verron

Éditions DUPUIS 80 pages 09/10/2020 réédition de « Il s’appelait Ptirou » sorti le 17 novembre 2017 dans la collection « Le Spirou de… »

J’ai démarré la lecture de cet album dont le scénario est signé Yves Sente et les illustrations sont réalisées par Laurent Verron avec cette nostalgie de retrouver les émotions d’enfance à la lecture d’album de Spirou. Le lien est forcément fait au premier coup d’œil par la couverture ou le titre. Néanmoins, ce talentueux duo, va beaucoup plus loin, en nous racontant les origines de ce personnage qui aura accompagné de nombreux jeunes amateurs de bandes dessinées.

Ce récit, ils nous le font conter par un vieux monsieur, l’adorable oncle Paul, qui le soir du 24 décembre 1959, s’assoie dans un fauteuil et allume sa pipe afin de raconter à se neveux et nièces une histoire, celle de Mademoiselle J qui nous fera remonter le temps et embarquer sur un magnifique Paquebot, un transatlantique avec Juliette, son papa, son infirmière, un pilote d’avion et de nombreux passagers dont un jeune garçon roux, Ptirou, orphelin depuis le décès de sa maman artiste de cirque.

A l’image de ces enfants buvant les paroles de leur tonton, nous dévorons avec plaisir chaque case, chaque bulle de cet album. Nous voyageons comme nous pouvons le faire dans un roman d’aventures, nous apprenons plein de choses comme dans un roman historique, et enfin, nous nous révoltons face à ce contraste entre l’opulence et la pauvreté comme dans un roman noir, social.

J’ai commencé cet album avec nostalgie, pour le fermer avec beaucoup de tristesse et de tendresse.

La bande annonce de l’album original.
Découvrez d’une autre manière ce magnifique paquebot le SS Ile de France

Commandez cet album chez votre libraire indépendant ou grâce au lien suivant :

https://9e-store.fr/mademoiselle-j/dupuis/livres/il-s-appelait-ptirou-2871ea

Enquêtes aux jardins – Les pommes de l’apocalypse par Guillaume Le Cornec

Éditions du Rocher 272 pages 02/09/2020

Quelle belle découverte que je dois à la masse critique jeunesse de Babelio que je remercie pour l’envoi de cet ouvrage des éditions du Rocher. J’en profite pour souligner la qualité de ce roman, une très jolie couverture, agréable au toucher et la mise en page qui est très réussie. J’aime également préciser, car c’est important à mes yeux, que ce roman est vendu moins de 13 €, il y a encore des éditeurs qui se soucient de rendre abordable la lecture, surtout quand elles visent les jeunes lecteurs.

Mon seul regret lors de cette lecture a été de me rendre compte qu’il y avait un volume de cette série « enquêtes aux jardins », « les empoisonneurs », avant « Les pommes de l’apocalypse » et même si j’ai parfaitement réussi à lire cet opus, avoir lu le précédent m’aurait permis d’en connaître plus sur les personnages et l’organisation à laquelle ils appartiennent, la guilde des Jardins du Roi.

Ces personnages, justement, Emma et Lucas, deux adolescents hyper mâtures, intelligents, curieux et peut-être même un peu amoureux, sont les principaux protagonistes de ce récit où viennent s’ajouter, entre autre, leurs parents, leur vieil ami et mentor, Jean-Marie James Ecolloyd alias JMJ, son comparse Aristote Théophraste dit Aris’ le Dingue, un major instructeur surnommé le cinglé du Devonshire et un tas de chercheurs étrangers. Emma et Lucas, sont les récentes recrues de cette organisation appelée « La guilde des Jardins du Roi », qu’Emma décrit à merveille : « En clair, notre boulot consiste à mettre des bâtons dans les roues aux pourritures qui portent atteinte gravement à l’environnement, qui tentent de privatiser le vivant au profit d’intérêts douteux, qui déforestent, qui massacrent et anéantissent des écosystèmes fragiles et des espèces menacées pour se faire du fric ». Là forcément, je suis conquis. En effet, notre rapport à l’environnement doit radicalement et urgemment changer, et comme cela a été fait aux siècle des Lumières avec l’Eglise, la littérature est notre meilleure alliée pour nous faire réfléchir.

Mais revenons à nos moutons, plutôt ici pommiers et orchidées, Guillaume Le Cornec, nous propose un écolo-polar jeunesse, jeune adulte, une classification que je n’aime pas trop, je dirai donc accessible à de jeunes lecteurs avec quand même un bon niveau de lecture. Dans cette enquête, aux décors que nous imaginons magnifiques, luxuriants, de cette beauté que seule la nature puisse nous offrir même au cœur de ville comme Rouen ou Nantes, nous sommes sensibilisés à la botanique, cette science du vivant, qui est consacrée à l’étude des végétaux, poumons de la planète. Et je ne doute pas qu’un certain nombre de jeunes lecteurs auront la curiosité suffisamment titillée pour chercher à en savoir plus et je l’espère trouver une vocation à leur avenir professionnel et un nombre encore plus grand, à protéger cette planète, désastreux héritage que nous leurs laisserons. L’enquête en elle-même reprend les ingrédients du polar, avec même une dose d’action qui m’a vraiment surpris et qui en fait un hybride polar-espionnage-aventure qui garde le lecteur en haleine. Sans oublier, une plume agréable à lire et à travers laquelle, nous ressentons, l’engagement et la passion de l’auteur.

Portrait de Guillaume Le Cornec auteur d’enquêtes aux jardins
Découverte du Jardin des Plantes de Nantes
Jardin des plantes de Rouen
Pour le clin d’œil, très belle interprétation de la version française de Paint it black que j’ai eu la chance de découvrir en live au Zénith de Lille

Alma : Le vent se lève par Timothée de Fombelle

Gallimard Jeunesse 400 pages 11/06/2020

Quand notre grande nation, le pays des Droits de l’Homme, met sous le tapis une partie de son Histoire, nous avons besoin des auteurs pour nous transmettre cet héritage dont nous n’avons pas à être fier, mais je reste persuadé que connaître nos erreurs passées permet de ne pas les reproduire.

Timothée de Fombelle, avec son courage, ses tripes, son âme nous raconte à travers les yeux d’Alma, jeune africaine partie à la recherche de son frère, le barbarisme du commerce honteux de vies humaines, celles de millions d’africains. Oui, de nos ports français partaient de nombreux vaisseaux qui allaient remplir leurs cales d’hommes, femmes et enfants, à qui ils faisaient traverser l’océan Atlantique pour les échanger contre des marchandises.

Ce roman, écrit à destination des plus jeunes et comportant de très belles illustrations de François Place, subit dans les pays anglo-saxons la dure réalité de la censure de cette époque où l’on s’interdit de mettre sur la table des sujets qui fâchent, où un seul mot peut créer la polémique et qui veut donner l’illusion que nous sommes des Bisounours.

Nous suivons dans ce magnifique récit le parcours de trois jeunes personnages, Alma donc mais également Joseph Mars, jeune mousse tendance pirate et Amélie fille d’un armateur rochelais dont le bateau la douce Amélie est commandé par le capitaine Gardel.

La douce Amélie, quel contraste entre ce nom synonyme de tendresse, et l’horreur cachée sous ses ponts avec ses quelques 500 âmes prisonnières, arrachées à leur racine pour l’avarice de quelques autres.

Même si l’histoire narrée par Timothée de Fombelle est cruelle et criante de vérité, sa très belle plume la rend accessible aux lecteurs dès l’âge de douze ans. De plus son volet aventurier à travers les mers, rend sa lecture plaisante. Premier tome d’une saga qui devrait en compter un total de trois, c’est un roman à lire et qui permet de discuter en famille ou entre enseignants et élèves de ce lourd héritage.

L’esclavage, n’est pas qu’un mot, c’est un fléau qui a traversé les âges à travers les nombreuses civilisations qui nous ont précédées. Voici une vidéo de Benjamin Brillaud de Nota Bene qui nous retrace son histoire :

Un extrait musical nous rappelant de ne pas oublier l’esclavagisme :

Pour commander Alma, le vent se lève :

https://www.lalibrairie.com/livres/alma–volume-1-le-vent-se-leve_0-6391499_9782075139106.html?ctx=882e64f93deb79053210c41ed1e2a4ed

« DON VEGA » de Pierre ALARY

DARGAUD 96 pages 02/10/2020

Tel un homme-orchestre, Pierre Alary, signe pour cet album revisitant le personnage de Zorro, le scénario, les illustrations et les couleurs. Une véritable performance sachant qu’en plus cet ouvrage est composé de 96 pages.

Nous voici donc plongés dans la Californie du milieu XIXème siècle. Une époque où elle n’appartient plus au Mexique mais n’a pas encore intégré les Etats-Unis. Période instable donc, néanmoins véritable aubaine pour les profiteurs en tout genre ayant soif d’argent et de pouvoir. Rien ne semble pouvoir les arrêter et écraser, faire souffrir, tuer les péons, ces fameux travailleurs pauvres condamnés pour survivre à extraire l’or des riches terres californiennes ne leur fait pas peur.

Heureusement, la légende El Zorro, renait d’elle-même pour prendre leur défense face à cette violence inhumaine et injuste. Le voir les défenseurs, héros masqués seront de la partie dans cette version revisitée, modernisée, je dirais même Tarantinesque tant l’action et la profondeur de ses personnages donent un relief particulier à cet album. D’ailleurs la scène du baptême a, je trouve, des airs de celle du mariage dans Kill Bill.

Pierre Alary signe ici un brillant scénario dont le rythme est accentué par les illustrations dignes de story-boards des meilleurs films hollywoodiens. Nous ne nous ennuyons jamais, même quand de nombreuses vignettes se suivent sans texte.

Une très belle réussite dont la fin en cliffhanger, nous laisse je l’espère envisager une suite.

Merci aux éditions Dargaud, à NetGalley et bien entendu Pierre Alary pour cette remarquable bande dessinée qui ravira les amateurs d’action et d’aventures.

Plus d’informations :

https://www.dargaud.com/bd/don-vega-bda5326530

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/don-vega_0-6881101_9782505084976.html

 » Cent millions d’années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea

Éditions L’Iconoclaste 308 pages 21/08/2020

C’est dans une glaciale chasse au dragon que nous emmène Jean-Baptiste Andrea avec ce roman publié chez L’Iconoclaste.

Remettons dans le temps pour nous retrouver au milieu des années 50, époque antérieure à Jurassique Park où les dinosaures n’étaient pas aussi populaires qu’aujourd’hui. Stan paléontologue arrivant à la fin d’une carrière qui ne lui a pas permis de rencontrer la gloire, suit une piste qui pourrait l’amener à découvrir les restes d’un gros dinosaure, un apatosaure ou un brontosaure. Il emmène donc Umberto et Peter dans les froides hauteurs alpines à la recherche d’une grotte dans laquelle se trouverait le squelette.

Plus qu’une simple aventure, ce roman même s’il présente quelques longueurs, se lit très facilement, l’auteur ayant bien construit son récit. Sa lecture nous permet même de lâcher prise en retrouvant cette époque sans internet, sans smartphone dans laquelle quelques hommes se dépasseront, seuls au milieu des glaces, guidés par leur passion et leur envie de réussir.   

Petit bonus, vous pouvez sur les plateformes de streaming écouter la bande originale du livre.

« Urbex Sed Lex » de Christian Guillerme

Editions Taurnada 248 pages 18/06/2020

Quand on vous propose quelque chose de trop beau pour être vrai, il y a souvent du malsain caché derrière…

Fabrice et Théo des amis d’enfance ont rencontré grâce à leur passion, l’exploration urbaine, l’urbex, leurs compagnes respectives Carine et Chloé. Depuis, ils passent leur temps libre et dépense leur budget loisir dans la visite de lieux insolites abandonnés aux quatre coins du pays. Sur leur blog, ils partagent les photos de ces explorations et se sont fait un nom dans ce milieu.

Un inconnu, leur propose un jour par mail de les inviter à découvrir un sanatorium en échange de plus de trente mille euros à se partager. Ils ne mettront pas longtemps à se décider et organiser cette aventure qui vous vous en doutez, ne sera pas une visite peinarde…

Deuxième roman de Christian Guillerme, Urbex Sed Lex a pour seul défaut d’être trop court !!! Publié chez Taurnada dans la catégorie Thriller, j’y vois plus un roman d’aventure à suspense avec presque un côté Young Adult. Mais un peu de légèreté dans le noir nous fait du bien.

Christian nous offre un récit très facile à lire en maîtrisant à merveille la juste dose de description de cette discipline et du sanatorium pour que l’on en découvre suffisamment sans avoir des pages interminables de détails. L’auteur maîtrise également très bien l’angoisse, qui monte crescendo de l’entrée dans le sanatorium jusqu’à la fin du roman.

Christian Guillerme : notez bien ce nom, car s’il continue sur sa lancée, il va nous préparer de grandes surprises.    

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