» Cent millions d’années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea

Éditions L’Iconoclaste 308 pages 21/08/2020

C’est dans une glaciale chasse au dragon que nous emmène Jean-Baptiste Andrea avec ce roman publié chez L’Iconoclaste.

Remettons dans le temps pour nous retrouver au milieu des années 50, époque antérieure à Jurassique Park où les dinosaures n’étaient pas aussi populaires qu’aujourd’hui. Stan paléontologue arrivant à la fin d’une carrière qui ne lui a pas permis de rencontrer la gloire, suit une piste qui pourrait l’amener à découvrir les restes d’un gros dinosaure, un apatosaure ou un brontosaure. Il emmène donc Umberto et Peter dans les froides hauteurs alpines à la recherche d’une grotte dans laquelle se trouverait le squelette.

Plus qu’une simple aventure, ce roman même s’il présente quelques longueurs, se lit très facilement, l’auteur ayant bien construit son récit. Sa lecture nous permet même de lâcher prise en retrouvant cette époque sans internet, sans smartphone dans laquelle quelques hommes se dépasseront, seuls au milieu des glaces, guidés par leur passion et leur envie de réussir.   

Petit bonus, vous pouvez sur les plateformes de streaming écouter la bande originale du livre.

« Urbex Sed Lex » de Christian Guillerme

Editions Taurnada 248 pages 18/06/2020

Quand on vous propose quelque chose de trop beau pour être vrai, il y a souvent du malsain caché derrière…

Fabrice et Théo des amis d’enfance ont rencontré grâce à leur passion, l’exploration urbaine, l’urbex, leurs compagnes respectives Carine et Chloé. Depuis, ils passent leur temps libre et dépense leur budget loisir dans la visite de lieux insolites abandonnés aux quatre coins du pays. Sur leur blog, ils partagent les photos de ces explorations et se sont fait un nom dans ce milieu.

Un inconnu, leur propose un jour par mail de les inviter à découvrir un sanatorium en échange de plus de trente mille euros à se partager. Ils ne mettront pas longtemps à se décider et organiser cette aventure qui vous vous en doutez, ne sera pas une visite peinarde…

Deuxième roman de Christian Guillerme, Urbex Sed Lex a pour seul défaut d’être trop court !!! Publié chez Taurnada dans la catégorie Thriller, j’y vois plus un roman d’aventure à suspense avec presque un côté Young Adult. Mais un peu de légèreté dans le noir nous fait du bien.

Christian nous offre un récit très facile à lire en maîtrisant à merveille la juste dose de description de cette discipline et du sanatorium pour que l’on en découvre suffisamment sans avoir des pages interminables de détails. L’auteur maîtrise également très bien l’angoisse, qui monte crescendo de l’entrée dans le sanatorium jusqu’à la fin du roman.

Christian Guillerme : notez bien ce nom, car s’il continue sur sa lancée, il va nous préparer de grandes surprises.    

 » Frnck T1 le début du commencement » de Brice Cossu et Olivier Bocquet

DUPUIS 56 pages 17/03/2017

Frnck, non non il n’y a pas de coquille, c’est bien le titre du premier album de cette série dessinée par Brice Cossu, scénarisée par Olivier Bocquet et mise en couleur par Yoann Guillo. Intitulé « Le début du commencement », il porte très bien son titre.

Nous faisons tout de suite dès les premières cases connaissance avec Franck, un ado orphelin devant être présenté à une possible famille d’accueil. Ce n’est pas la première, les précédentes n’ont pas été des réussites. Et ce jeune Franck a bien l’air d’avoir son petit caractère…

Voulant fuir de l’orphelinat avant de se retrouver dans une nouvelle famille, intercepté par le jardinier de l’institution, Franck apprendra suite à une maladresse de ce dernier que ces parents ne sont pas morts comme supposé. Il n’en faudra pas plus pour le convaincre de partir à la découverte de ses origines. Seulement l’aventure dans laquelle il va être embarqué n’est pas du tout prévisible puisqu’il va se retrouver projeté dans le passé, la préhistoire.

Après avoir rencontré en tête à tête un tigre à dents de sabre, il fera connaissance avec ces hommes du temps passé, au langage bien particulier, les voyelles étant tout simplement absentes… D’où ce fameux titre.

Et c’est là toute l’originalité et à la fois le jeu mais un peu l’agacement aussi de cet album, ces bulles difficiles à lire.

Cet ouvrage permet donc de passer malgré quelques arrachages de cheveux un bon moment de lecture. Franck est très attachant, beaucoup de jeunes ados se retrouveront certainement en lui.   

Sortie du tome 7 le 04/09/2020

« Les sœurs Grémillet : Tome 1 Le rêve de Sarah » de Di Gregorio et Barbucci

DUPUIS 72 pages 12/06/2020

Des couleurs aquatiques, du bleu, du turquoise et du blanc, un arbre majestueux, une adorable petite méduse et trois jeunes filles… voilà les premiers très jolis dessins avec lesquels démarre cet album… Un ensemble harmonieux qui est la visualisation d’un rêve, celui de Sarah, l’aînée des sœurs Grémillet. Avec Cassiopée l’artiste rêveuse et Lucille la petite dernière, amoureuse des chats, elles forment une fratrie, un club des sœurs pour elles.

La fête des mères approche et alors qu’elles en connaissent si peu sur le passé de leur maman, Magda, elles décident d’en apprendre plus, direction le grenier et ses malles de souvenirs : vêtements, photos. Des découvertes, pour certaines qui renforcent le mystère, elles décident donc d’aller questionner ses amies d’enfance. Peu à peu elles découvriront un triste secret de famille mais qui éclairera Sarah sur la signification de ses rêves…

Cette bande dessinée est une véritable poésie visuelle. En effet, même si le scénario est très bien construit, les émotions passent ici d’avantage par les graphismes d’une grande douceur et tout en beauté et en particulier par les grands yeux expressifs des personnages. En plus de cette poésie, cet ouvrage transpire de magie, mais pas de la magie fantastique, celle qui unit une fratrie ensemble, malgré les différences, ou ce lien, cette relation mère-fille qui est presque indestructible.

Les sœurs Grémillet est le premier tome de cette histoire imaginée par des italiens. Destinée aux enfants, elle est conseillée aussi, pour raviver nos âmes enfantines enfouies au fond de nous, écrasée par nos quotidiens qui laissent peu de place à cette innocence de nos jeunes années.  

Scénario de DI GREGORIO avec la collaboration de BARBUCCI

Dessin et couleur de BARBUCCI

« Ne lisez jamais la dernière page! » de Denis ALBOT

Même pas peur édition 204 pages 15/03/2020

Quand un auteur qui est également éditeur (profitez-en pour découvrir « Même pas peur ») écrit un nouveau roman, c’est un libraire qu’il choisit comme personnage principal. Un jeune homme que l’on imagine bien à la tête d’une maison de la presse et ce, malgré sa timidité maladive ciblée principalement vers les femmes car David souffre de caligynéphobie.

De son comptoir, il voit chaque jour passer pour aller récupérer sa voiture, une jolie jeune femme qu’il n’ose aborder que dans ses rêves. Quand elle cesse se rituel quotidien et que sa voiture ne bouge plus de place, il se décide à enquêter et à en apprendre plus sur elle. Cette quête que nous suivrons attentivement nous fera vivre de nombreuses aventures à la rencontre de plusieurs personnages et nous fera même traverser l’Atlantique.

Ce roman au titre amusant, je vous laisse découvrir pourquoi, se lit très facilement tant le style de l’auteur est sans prise de tête. De plus Denis Albot possède le don de saupoudrer son récit de ce qu’il faut d’énigme, de tension, d’humour et même d’amour afin de nous donner sans cesse l’envie de lire la page suivante et d’atteindre enfin cette dernière page. Tout au long de la lecture, on ressent le plaisir qu’il a eu à écrire ce roman, et le respect et l’amitié qu’il a pour les lecteurs avec lesquels il aime s’amuser. Ce livre sera un formidable compagnon au bord de la piscine où sur la plage, foncez donc chez votre libraire préféré.e que vous ne regarderez plus de la même manière une fois ce livre lu.

Ou acheter le directement sur la boutique en ligne :

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