Échecs et meurtres par Jacques Lavergne

Editions Cairn – 328 pages – 8 avril 2021

Jacques Lavergne, que je découvre avec ce roman, nous entraîne dans une double enquête médicale » dans ce paradis naturel qu’est la Camargue.

Ce polar régional publié dans la collection Du noir au sud de chez Cairn, permet à la fois aux lecteurs locaux de découvrir des lieux qu’ils connaissent et pour les lecteurs d’ailleurs, il nous donne envie de voir ou revoir cette très belle région, heureusement plus paisible que dans ce roman.

Avocat de profession, l’auteur, nous offre un polar réaliste, qui ne fonce pas à cent à l’heure et dont les procédures sont suffisamment détaillées pour que nous ayons l’impression d’être au cœur de l’enquête, sans être trop pesantes sur le rythme de cette double enquête. Il nous offre, en plus, une galerie de personnages tous, très intéressants y compris les personnages secondaires. En fil rouge du récit, les rencontres d’échecs, nous donnent vraiment l’impression que dans ces séries de meurtres, chaque protagoniste n’est qu’un pion que l’on utilise avant le prochain coup. Ce roman, très plaisant à lire plaira aux amateurs de polars et, est dans la veine des romans lauréats du prix du Quai des Orfèvres.

Un très grand merci aux éditions Cairn et à Johanna Michler pour l’envoi de ce roman. Félicitations à Jacques Lavergne pour son talent.

Pour continuer de voyager une fois ce roman terminé…

Moktar par Jérémy Bouquin

Éditions Cairn 344 pages 03/09/2020

C’est toujours un plaisir que de lire un roman de Jérémy Bouquin, j’aime particulièrement son style incisif, ses phrases courtes, sa manière de nous plonger dans une ambiance en a peine quelques lignes et surtout, quand il écrit du noir, sa crédibilité, ses histoires sont réalistes et nous dévoilent les travers de notre société que l’on ne veut pas voir.

Cette fois, il nous emmène au cœur d’une banlieue, celle de Saragosse à Pau, mais qui pourrait être n’importe laquelle de nos banlieues françaises, celles où l’on tasse des familles, pour les oublier. Car nos politiques ne veulent assumer cette jeunesse abandonnée, exclue du système et les laissent végéter dans des zones quasi de non-droit. Alors, pour survivre, ces jeunes se débrouillent, vivent de trafics en tous genres, souvent de drogue.

A Saragosse, c’est Joe qui est à la tête de la cité, ancien légionnaire, il dirige et répartit les quartiers à différents groupes, souvent issues de différentes communautés. Il réussit et mène bien son business, en étant même plutôt apprécié des habitants à qui il apporte un certain calme. Joe est secondé par Moktar, un ancien manouche et camarade légionnaire garant de la prospérité et d’une certaine sécurité au milieu des tours. Seulement un beau jour, des ados, des guetteurs, sont balayés par les balles d’une arme de guerre, une kalachnikov. Pour éviter un embrasement de la cité, Moktar qui a en plus de nombreux problèmes personnels devra jouer au pompier…

Un nouveau roman noir de cet auteur prolifique et à mon goût pas assez connu qu’est Jérémy Bouquin, qui ici comme dans la majorité de ses romans, nous décrit des scènes de vies, pas celles que nous vivons nous, mais celles qui se jouent, parfois pas très loin. Il a ce rare talent de nous parler des gens, souvent en marge de la société, mais qui restent des hommes et femmes envers qui nous gardons de l’empathie, comprenant leur situation. Oui même chez les plus mauvais d’entre nous, il reste du bon.  

Pour en connaître un peu plus sur Jérémy :

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« Des larmes d’or et de sang » d’Eric Dupuis

Premier roman que je lis d’Éric Dupuis malgré tout le bien que j’entends de son travail. Mais c’est chose faite. J’aurais donc commencé avec son septième polar qui marque un changement radical dans sa vie d’auteur et personnelle puisqu’il change de région dans ce roman et devrait ou a déménagé il y a peu pour le sud. Il publie également chez Cairn Editions maison également du sud.

Éric et un ancien flic car nouvellement retraité et, comme chez d’autres auteurs ayant portés l’uniforme, cette double casquette « policier-romancier » apporte beaucoup de crédibilité à leurs récits. Ce qui m’a également beaucoup marqué, c’est une impression (à vérifier lors d’une prochaine rencontre) que l’auteur met beaucoup de lui-même dans son histoire.

Chez Cairn, la collection se nomme « Du Noir au Sud », et j’ai rarement autant trouvé que le nom d’une collection colle aussi bien à un roman en faisant parti car en plus de trouver ces âmes noires avec pour seule motivation l’argent dans cette belle région des Pyrénées-Orientales, le roman fait le grand écart entre le Nord et le Sud de la France. Du Noir au Sud, du Nord au Sud.

Des larmes d’or et de sang (couleurs représentants plutôt bien ces régions : les P-O et le bassin minier), fait se rencontrer la Gendarmerie et la Police Nationale, 3 ou 4 (?) enquêteurs, en effet l’un d’eux n’est pas seul dans sa tête dont les enquêtes respectives dévoileront des liens entre-elles.

La mécanique du roman est très bien maîtrisée par l’auteur alors que les intrigues et rebondissements sont très nombreux. Ce livre nous permet également de découvrir cette jolie région (où j’ai eu la chance de passer un séjour en juillet 2018) et d’en apprendre un peu plus sur les traditions et la gastronomie locale.

Pour résumer, un polar très bien écrit, agréable à lire nous donnant sans cesse envie d’avaler le chapitre suivant et mêlant noirceur des malfrats avec le comique de cette équipe d’enquêteurs hors normes.

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