« Les refuges » de Jérôme LOUBRY

Editions Calman Lévy 395 pages 04/09/2019

Une belle grosse claque, voilà ce que l’on se prend à la lecture de ce thriller de Jérôme Loubry. Je dirais même une succession de bonnes claques du milieu du récit jusqu’aux dernières pages.

La difficulté d’en faire un retour est de ne pas dévoiler des éléments qui gâcheraient de ce fait votre plaisir de lecture. Car, ce roman, vous devez le lire. L’auteur maîtrise avec brio son intrigue et vous surprend sans cesse. Le plan de l’histoire est digne d’un roman de Franck Thilliez.

Nous ferons connaissance avec Sandrine, une journaliste qui suite au décès de sa grand-mère est contactée par un notaire de province afin de prendre connaissance de son héritage. Elle doit donc se rendre sur l’île privée où résidait sa mamie et sur laquelle elle rencontrera d’étranges personnages.

Attention, si vous voulez garder la magie de vous laisser surprendre ne lisez pas les lignes suivantes.

Ce roman est donc un thriller psychologique, publié chez Calman Lévy noir. Pourtant à la lecture des premiers chapitres, j’ai eu l’impression de m’embarquer dans un livre fantastique qui aurait pu être signé par King. Ce sentiment, je l’ai eu jusqu’à environ la moitié du récit. Il y sera question du Roi des Aulnes, créature maléfique du folklore allemand popularisé par Goethe à travers un célèbre poème.

Puis tout à coup, nous sommes complétement perdus, suite à la découverte de Sandrine errant sur une plage couverte de sang et complètement ailleurs. C’est là qu’apparaîtront les personnages qui nous accompagneront jusqu’à la fin, pour découvrir ce qui est arrivé à Sandrine, un inspecteur et une psychiatre. Car oui, refuge est un terme utilisé en psychiatrie. Cette rupture brutale dans le récit, est le seul moment que j’ai moins apprécié car il laisse pour quelques chapitres, une sensation de flottement, on ne sait plus trop où l’on va et, presque on pourrait décrocher. Mais un conseil, continuez la lecture….

« Fantazmë » Niko Tackian

Voilà un vrai, un pur polar hyper bien construit. L’intrigue, le style, le rythme, les personnages… C’est mon premier de Niko Tackian et je fais donc juste connaissance avec le commandant Tomar Khan… Un flic torturé, un de plus vous me direz… mais celui-ci a quand même tué son père…

L’enquête commence avec une victime, un sdf, une enquête qui devrait être vite abandonnée… Mais l’ADN parlera et rattachera se crime à un autre. Il s’agirait d’un tueur insaisissable, un spectre « Fantazmë » en Albanais…

Niko Tackian est en autre un scénariste pour la télévision, cela se ressent dans son écriture très cinématographique. Son roman se lit très vite et est très visuel. Assez court, il se lit en à peine quelques heures pendant lesquelles on plonge très vite dans son histoire.

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