» STERN – TOME 4 – TOUT N’EST QU’ILLUSION  » de Frédéric et Julien MAFFRE

DARGAUD 62 pages 18/09/2020

Un nouveau voyage en Louisiane, cette fois pour suivre les aventures et rencontres d’Elijah Stern. Un bande dessinée signée à 4 mains, celles de deux frères Frédéric (scénariste) et Julien (Illustrateur). Ils signent là un quatrième opus qui peut se lire sans avoir connaissance des trois premiers néanmoins, à la lecture de celui-ci, comme moi vous risquez d’inscrire dans votre wishlist les précédents.

Arrivé depuis peu à la Nouvelle-Orléans, Elijah Stern, se trouve rapidement un emploi au cimetière local. Il y rencontrera foison de personnages, découvrira les coutumes locales et sera intrigué par une jolie jeune femme, Valentine Robitaille de qui il cherchera à se rapprocher.

La Louisiane, terre de mystère où la sorcellerie permet de développer des histoires à la limite du fantastique, sert ici de cadre à un scénario rondement mené par Frédéric Maffre, toujours sur le fil entre l’improbable et le plausible. On ne s’ennuie pas un instant et notre curiosité nous pousse sans cesse à tourner la page suivante.

Les dessins aux très nombreux détails sont magnifiquement mis en valeur par les couleurs nombreuses, sombres créant une atmosphère mystique. J’ai particulièrement apprécié les petites vignettes zoomant sur des détails, souvent les visages.

Une agréable lecture pour laquelle je remercie NetGalley, les éditions Dargaud et bien entendu les frères Maffre à qui je renouvelle mes félicitations pour ce chouette travail.

« Gentlemind » d’Antonio Lapone, Juan Diaz Canales et Teresa Valero

Dargaud 88 pages 21/08/2020

Pour cet album, je suis totalement sorti de ma zone de confort. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de le découvrir. Avec Gentlemind, nous traversons l’Atlantique direction New York, nous changeons d’époque en partant 80 ans en arrière, une époque où la presse est quasi le seul média, en tout cas le principal.

Brooklyn, 1939, nous faisons connaissance avec Arch Parker, dessinateur sans réel contrat et Navit, sa muse avec qui il partage sa vie. Arch, désireux de partager ses dessins, cherche un journal dans lequel il pourrait être publié. Il fait le tour de l’ensemble des représentant de la presse papier y compris les journaux « de charme » aux pages couvertes de pin-up jusqu’à rencontrer H.W. Powell, milliardaire possédant entre autre l’un de ses journaux. Dévoilant par hasard l’une de ses esquisses de Navit qui tape dans l’œil de Powell, Arch se voit donc proposer un contrat. Seulement l’objectif de Powell n’est que de se rapprocher de Navit, surtout qu’Arch partira bientôt pour le continent européen où démarre ce conflit que nous connaitrons plus tard comme Seconde guerre mondiale.

De là, le destin incroyable de Navit commence. Rien n’arrivera à l’arrêter, elle est prête à tout pour réussir et sait pour cela faire usage de ses charmes nombreux.

Gentlemind, c’est l’American Dream au féminin. Quand tout devient possible.

Pour être tout à fait honnête, et même si je suis conscient de la qualité de cet album, je suis passé à côté. Les dessins taillés à la serpe sont plaisant à regarder mais parfois il est difficile de reconnaître certains personnages. Le scénario est bien ficelé même si parfois d’une case à l’autre nous avons l’impression d’avoir raté un épisode. Et enfin, sur le fond, j’ai un peu de mal avec les stratagèmes utilisés à ses fins par Navit.

Pour conclure, je pense que cet ouvrage est conseillé et sera apprécié par les amateurs de cette période historique.

Je remercie les éditions DARGAUD et Netgalley pour la lecture de cet album.

« Les chroniques de l’univers T1 : La thrombose du cygne » de Richard MARAZANO et Ingo RÖMLING

DARGAUD 56 pages 10/07/2020

Une BD de science-fiction « young adult » à paraître prochainement chez Dargaud. Un premier tome qui pose le décor et nous présente les personnages, de jeunes étudiants d’une académie dans un vaisseau spatial à la dérive. Des décors sombres dans lesquels la couleur verte est très présente comme la première de couverture nous laisse entrevoir.

Soyons clairs tout de suite, si la SF vous rebute, n’achetez pas cette BD. En revanche si vous êtes plutôt fans du genre, vous vous ferez plaisir même si elle est assez loin de rivaliser avec les meilleures de cette catégorie, mais, ce n’est que le premier tome. Et malgré quelques faiblesses, une fois terminée, elle nous laisse un sentiment de frustration, qui donne très envie de lire le tome 2.

« Les chroniques de l’univers » une nouvelle saga space opéra qui pourrait bien nous surprendre.   

« L’homme qui tua Chris Kyle » de Fabien NURY et BRÜNO

DARGAUD 164 pages 29/05/2020

Ne connaissant pas trop la culture et l’histoire des Etats-Unis, je ne connaissais nullement Chris Kyle avant le film « American Sniper » de Clint Eastwood dans lequel Bradley Cooper incarne ce héros des temps modernes. Dans ce film, la vie de Kyle avant l’armée et celle d’après sont survolées, les scénaristes ayant basé le sujet du film sur la période qui a fait de lui une légende.

Quand j’ai appris qu’une bande dessinée allait voir le jour, j’ai de suite pensé à une adaptation du film ce qui me décevait légèrement. Quand j’en ai plus su, et surtout quand le titre fut dévoilé, je me suis dit cool, je vais en connaitre un peu plus. Et c’est le cas.

En effet dans les nombreuses pages composants cette œuvre graphique, nous en apprenons beaucoup plus sur Kyle et assez peu finalement sur son assassin. Ce qui ne me déplait pas sachant que pour moi, les noms des meurtriers ne méritent pas de passer à la postérité.

Au fur et à mesure de ces pages donc, nous découvrons un américain, comme il doit y en avoir beaucoup et qui pourrait presque être un cliché de ce que l’on pense de ces citoyens supporter des Bush et Trump, républicains convaincus, défendant l’amendement les autorisant à porter des armes, roulant dans des véhicules hyper polluants… mais quelqu’un qui s’implique pour les anciens soldats, ses anciens frères d’armes.  

Le scénario que l’on imagine forcément un peu romancé est vraiment bon. Et j’ai adoré les graphismes et couleurs. L’épaisseur de cet ouvrage peut faire peur aux lecteurs de BD d’une cinquantaine de pages mais je peux vous assurer qu’une fois ouvert, il se dévore d’une traite.

Un grand bravo pour le travail réalisé qui m’a permis de m’intéresser à la vie et surtout la fin tragique d’un personnage avec lequel je partage peu de choses.

« Charlotte Impératrice » de Fabien Nury, Mathieu Bonhomme et Delphine Chédru

Dargaud 76 pages 12/06/2020

Amateur de bande-dessinées, j’en lis régulièrement entre deux romans noirs ou parfois en parallèle me créant ainsi des pauses imagées. Grâce à Netgalley, je peux suivre une partie de l’actualité et découvrir des nouveautés plus ou moins réussies.

Cet ouvrage est le tome 2 de la série Charlotte Impératrice BD « historique » avec une grande part fictive car basée sur des personnages historiques réels (en tout cas en partie), mais dont l’histoire et d’autres protagonistes sont issus de l’imagination du scénariste.

Ce deuxième tome (précisons que je n’ai pas lu le premier) se déroule donc au Mexique ou l’on vient de promulguer Maximilien d’Autiche Empereur. Son épouse Charlotte est donc l’Impératrice.

Ce tome d’un peu plus de 70 pages nous met tout de suite dans le bain : l’arrivée sur les terres mexicaines (peut-être le tome 1 étaiT plus long à démarrer). Nous faisons rapidement connaissance avec les personnages et l’environnement. Le personnage de Charlotte comme nous nous en doutons et le personnage central de cette histoire (l’Empereur peu présent est représenté par elle). On voit en elle une femme forte, ayant un désir de justice et voulant offrir de nombreux droits à une population colonisée. Les créateurs de cette BD ont certainement voulu rendre hommage à cette jeune femme ayant eu une vie bien particulière. Attention comme je le disais plus haut tous les faits ne sont pas réels (une note le précise en début d’ouvrage).

L’histoire donc tient la route et nous fait découvrir cette colonisation du Mexique qui m’était inconnue alors que France y a participé. C’est donc avec grand plaisir que j’ai creusé un peu le sujet pour ma culture personnelle.

Les graphismes en revanche m’ont un peu moins plu, je suis plus habitué à des graphismes soit classiques (comme chez Hergé) soit plus modernes (comme Pétrimaux), là j’ai plus vu des graphismes des années 80-90. Certains visages comme le cardinal m’ont déçu, surtout sur les gros plans. Charlotte est mieux réussie. Les couleurs également m’ont dérangé dans certaines cases, mais l’ayant lu sur Ipad, il se peut que le rendu papier soit meilleur.

C’est donc un bilan mitigé, néanmoins pour découvrir le Mexique, la lecture en vaut la peine.

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