Et nous aurons l’éternité par Catherine Fradier

Au diable Vauvert – 288 pages – 06 mai 2021

Derrière cette hypnotique couverture où deux êtres baignent au milieu de livres, se cache un récit qui m’a énormément marqué, aspiré, surpris.

Nous sommes en 2051, dans une France bouleversée par les changements climatiques. Une société telle qu’aurait pu imaginer Georges Orwell. L’eau est une denrée rare, rationnée, la viande n’existe plus. Les citoyens, sont réduits à l’état d’esclaves modernes, privés de liberté. Le capitalisme a gagné sur la vie. Victoire facilitée par l’appauvrissement intellectuel de la population. Néanmoins, existent encore, heureusement, des personnes qui rejettent, dénoncent ce système. Parmi elles, Norma, une des rares personnes âgées à avoir survécu. Romancière, sa vie fut bien remplie. Une jeune étudiante lui propose de l’interviewer afin d’évoquer son passé de « fictionneuse ». Norma accepte, ce qui lui laisse un répit avant de devoir quitter son immeuble, destiné à la destruction, pour rejoindre un « établissement de retrait ».

Ce roman d’anticipation, se lit comme un livre d’histoire tellement il transpire le réalisme et nous montre la destination vers laquelle nous nous dirigeons à grands pas, sourds aux signaux que la nature nous envoie et que certains, scientifiques, écrivains… dénoncent. Extrait : « À part lire, qu’avez-vous fait ? Peu de choses en réalité. Comme d’autres écrivains de son époque, essayistes, écologistes, auteurs d’anticipation, scientifiques, journalistes simples citoyens, Norma avait tenté d’alerter sur les catastrophes à venir. Mais toutes ces publications, ces ouvrages, ces articles n’étaient lus que par une minorité de convaincus, membres de la société civile aux pouvoirs restreints, souvent perçus comme des catastrophistes qui se complaisaient à annoncer un effondrement de la civilisation thermo-industrielle qui ne venait jamais. Jusqu-à ce que tout s’emballe. » Mais, comme Catherine Fradier l’écrit si bien un peu plus tard, « Quelles que soient les épreuves que traverserait encore l’humanité, il y aurait toujours des riches et des puissants qui s’affranchiraient des règles imposées au plus grand nombre. Une poignée de voraces qui profiteraient des ultimes ressources, sans jamais cesser de garder un œil sur la populace, le knout à la main ».

Heureusement, derrière ce noir tableau d’un avenir qui semble tout tracé, Catherine Fradier, nous rappelle que l’humanité n’est pas que mauvaise, preuve en est, les relations entretenues dans son immeuble entre les habitants, l’amour de la littérature qu’elle transmet autour d’elle et en particulier à son petit-fils et l’amour pour Charly, son défunt époux qui aura été plus fort que la mort.

Un grand merci aux éditions « Au diable Vauvert », pour ce roman qui, je l’espère, participera à éveiller des consciences.

Le site de l’éditeur : https://audiable.com/boutique/cat_litterature-francaise/et-nous-aurons-leternite/

Terrienne par Jean-Claude Mourlevat

Gallimard Jeunesse – 416 pages – 12 septembre 2013

Terrienne, est un inclassable roman de Jean-Claude Mourlevat, lauréat du prix Astrid Lindgren considéré comme le Nobel de la littérature jeunesse. Roman à la fois d’aventure et d’enquête, également dystopie sur fond de philosophie, roman accessible aux jeunes lecteurs de 12-13 à 120 ans, il n’entre dans aucune case mais, a toute sa place chez les bibliophiles.

La jeune Anne, une presque adulte de 17 ans, partira à la recherche de sa sœur ainée, disparue peu après son mariage avec un étrange bonhomme, Jens. Après avoir reçu un étonnant message de Gabrielle, elle s’aventurera sur une route de campagne qui, l’emmènera dans un monde parallèle, aseptisé, totalitaire où la respiration est bannie. Cette dystopie écrite il y a près de dix ans résonne presque aujourd’hui de manière prophétique. Elle entraînera avec elle, un attachant vieux monsieur, Etienne, veuf de Madeleine, retraité, mais écrivain qui verra là, une façon de plonger dans l’imaginaire de ses romans.

C’est là, une grande partie de l’intérêt de ce très bon roman, la place de l’irréel, du fantasmé dans notre réalité. Car, notre Terrienne, Anne, se retrouve confrontée à cette civilisation, une espèce plus très humaine, mais étrangement proche de nous, réduite à une forme d’esclavage et où les femmes capturées sur Terre ne deviennent que des objets de reproduction. Ce monde parallèle, nous fait obligatoirement penser à Atwood, Orwell, les maîtres de la dystopie.

Avec beaucoup de talent, l’auteur, nous conte ce monde terrifiant, mais passionnant. Il nous offre une parenthèse de réflexion sur nos imperfections qui nous rendent si uniques tout en nous capturant dans un récit rythmé que l’on ne lâchera plus. Un grand roman qui donne envie de lire tout Mourlevat.

Terrienne a été écrit dans l’ambiance envoutante de la musique de Philip Glass… et si vous le lisiez en écoutant ce génie de la musique minimaliste…

Le site de l’éditeur : https://www.onlitplusfort.com/livres/terrienne/

Le site de Jean-Claude Mourlevat : https://www.jcmourlevat.com/

Contes des confins – Pulp is not dead – Webzine

Premier Numéro

Je vais vous parler ici, d’un nouveau webzine, Contes des confins, créé par Jean-Michel Martin, auteur et créateur de jeu, accompagné d’une équipe d’auteurs et d’illustrateurs. Ce webzine, est un Pupl magazine du XXIème siècle, réutilisant les codes de ses magazines à trois sous, très populaires dans la première moitié du siècle dernier et ayant permis à de nombreux et talentueux auteurs de ces littératures de genre telles que la science-fiction, le fantastique, les polars de rencontrer leurs premiers lecteurs. Sans oublier les illustrateurs dont les créations accompagnaient les récits et habillaient les couvertures souvent très colorées. Asimov, Herbert, Bradbury, Burroughts, K.Dick, Lovecraft entre autres ont publié des nouvelles ou publié en chapitre des romans dans ces magazines où sont nés Tarzan, Conan le barbare, Zorro…

Les Contes des Confins, tous les quinze jours, nous proposent donc, en version numérique de s’évader, de réfléchir aussi à travers trois nouvelles joliment illustrées pour 1,5 euros.

Amélie Boulay, l’une des auteures participant à ce chouette projet, m’a envoyé les quatre premières parutions afin de découvrir ce webzine, qui en toute honnêteté mérite d’être connu. Bien sûr, il n’est pas parfait et mérite d’évoluer. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup y trouver à l’avenir, pour rendre encore plus hommage à la culture pulp, une biographie ou un retour sur quelques œuvres littéraires couchées pour la première fois, sur ces pages à bas coûts.

Dans le premier numéro illustré par Theresem, Alexis Guy-Jacquot et Vibu, Jean-Michel Martin, Sébastien Capelle et Florent Martin nous proposent donc trois nouvelles. « Fausternité », un pacte diabolique entre les Gafas, « Demain, tout ira mieux », un western post-apocalyptique où un shérif et une chasseuse de primes, sont à la recherche de la Pécheresse et, « Victoria », une sanglante nouvelle fantastique.

Numéro 2

Pour le second numéro, « Quand la science s’en balance ! », habillé par Audrey Lopez, Alexis Gye-Jacquot et Dazy Antoine, les nouvelles sont signées Jean-Marc Sire, Serge Goriely et Daniel Miensky. Dans « Samuel 13 », il sera question d’intelligence artificielle et d’exploration martienne, dans « La fée électrique », nous nous retrouverons à l’expo-universelle de Paris de 1937 en compagnie de Nikola Tesla, qui nous présentera une équipe d’assistants originaux et enfin, dans « Brume de Jouvence », un drôle de personnage qui aurait la recette miracle pour rester jeune.

Numéro 3

Dans le troisième, « Les ruelles sombres », Theresem, Yann Vil Cort, Alexis Gye-Jacquot et Antoine Dazy illustrent les nouvelles d’Amélie Boulay, Jojonator et Natalia Vikhalevsky. « Poudre aux yeux » nous fera faire un bon de dix ans dans le temps, dans des cités où rien ne change vraiment et où la drogue reste une activité lucrative, « Ombre », nous fera découvrir Alex, dont nous suivrons le parcours criminel, la descente aux enfers, la violence engendrée par la violence. Et enfin, dans « Une soirée d’enfer », nous retrouvons la thématique du pacte diabolique, avec pour décor une soirée d’Halloween.

Numéro 4

Pour le quatrième numéro, « De sang et d’os », trois nouvelles de Jean-Marc Sire, Natalia Vikhalvsky et Maryse Weisser Macher. « Un bonheur partagé », dans laquelle nous verrons qu’il n’y a pas d’âge pour être cruel. Dans la dystopie « Speranza », il sera question de génétique et de procréation et enfin, dans « Le goût de la vengeance », l’humanité sera condamnée à payer ses dettes envers la nature…  

Je ne peux que vous conseiller, d’aller faire un tour sur le site dont je vous joins le lien ci-dessous. Et de vous laisser tenter par ce webzine qui je l’espère connaîtra un succès bien mérité.

https://jm-martin.eu/

 » RC 2722  » de David MOITET

DIDIER JEUNESSE 320 pages 23/09/2020

Grâce à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse, j’ai découvert ce roman SF, dystopique de David Moitet et ce récit m’a beaucoup séduit. Adressé à un public plutôt jeune, attention, certaines scènes assez violentes le destinent aux plus de 12-13 ans, il se lit très bien même pour les lecteurs ayant quittés l’adolescence depuis longtemps.

Nous découvrons donc notre France vers la fin de XXIème siècle, le réchauffement climatique et un terrible virus ont décimé près de 99 % de la population. Une majeure partie des survivants se sont retrouvés dans des abris souterrains où une nouvelle société s’est fondée, basée sur de nouvelles règles et protégées et alimentées en eau par les guerriers de l’eau.

Oliver, est le fils de Nikolai, un gradé, chargé de gérer la centrale nucléaire produisant l’énergie nécessaire à la vie dans l’abri. A la différence de son frère, Marco, entrant chez les guerriers de l’eau, lui décide de suivre une voie bien plus basique en rejoignant l’équipe de Sanglier, chargé de l’entretien. Néanmoins Oliver se pose beaucoup de question sur le fonctionnement de l’abri, ce qu’il y a dehors et surtout sur le manque de liberté imposé. Quand il apprendra le décès de son père, il cherchera à en savoir plus et à s’aventurer en territoires inconnus.

Ce récit aborde beaucoup de sujet dont les changements climatiques et surtout leurs terribles conséquences, il sera question de survie, de partage, de remise en question… L’amitié est très présente et parfois se transforme en sentiment plus profond. Ce roman est avant tout une aventure humaine.

David Moitet dont c’est le premier roman que je découvre et sûrement pas le dernier, nous offre un texte post-apocalyptique au style simple et agréable à lire. Il s’avèrera un choix judicieux pour faire découvrir la SF aux jeunes lecteurs et les sensibiliser à l’environnement.

Si vous avez apprécié ce roman, ce dont je ne doute pas, je vous invite à découvrir la trilogie SILO de Hugh Howey.  

Le site de l’éditeur :

https://didier-jeunesse.com/collections/romans-12-ans-et-plus/rc-2722-9782278098392

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/rc-2722_0-6488593_9782278098392.html

« Heureux qui comme Alyce, Tome 2 : A fait cent voyages » de Jérémy BOUQUIN

Evidence Editions 598 pages 21/08/2020

Voilà que Jérémy Bouquin clôt déjà les aventures d’Alyce avec ce deuxième tome de sa plongée réussie dans l’univers SF.

Après avoir lu le premier tome, ça y est nous connaissons le décor, les personnages, ce qui fait que nous entrons tout de suite dans ce nouvel opus. Du début à la fin, nous ne lâchons pas ce livre tant ce que vivent Alyce, mais aussi Ego son régulier, sur qui repose l’avenir de leur village et Télémak, leur fils qui devient homme, et aussi certains des personnages les entourant, est puissant, dément et sans répit. Jérémy n’est pas tendre avec ses personnages et ne leur épargne rien.

Ce second tome, clôt donc la saga en nous apportant les réponses aux questions laissées en suspens au premier tome. Nous en connaitrons plus sur le passé d’Alyce, et le devenir d’Ego et Télémak qui ont continué de vivre sans elle pendant son absence.

Pendant toute la lecture de ce roman, j’étais partagé entre ces sentiments de vouloir aller au bout de l’histoire tout en voulant repousser l’instant où je tournerais la dernière page. Les personnages de cette fiction sont attachants avec leurs défauts. Alyce la première cette femme forte, avec ses faiblesses mais que la rage, l’amour font avancer même quand tout semble perdu. J’ai retrouvé chez elle, ce que j’avais beaucoup aimé chez Juliette Nichols dans Silo de Hugh Howey.

Dans cet univers à la mad max, où les bécanes, les flingues, les ressources ont toute leur place, c’est donc avant tout les sentiments qui guident Alyce dans sa quête. Au premier lieu desquels, l’amour pour son fils qui n’a jamais perdu espoir de la retrouver.

Je ne peux que vous encourager à découvrir cette saga Heureux qui comme Alyce chez Evidence Editions. Si en plus, en lisant cette histoire, vous vous rendez compte que ce monde moche, triste, inhospitalier décrit par Jérémy Bouquin est malheureusement celui vers quoi nous courons, peut être et si cela n’est pas déjà le cas, votre sensibilité à notre environnement sera accrue.

« Survivre » de Vincent HAUUY

Hugo Thriller 424 pages 19/03/2020

2035, c’est quasiment demain…. Nous venons sans en être encore sortie de traverser une pandémie. Nos mentalités ne changent pas vraiment et malgré ces quelques semaines de répit, la planète continue de souffrir de notre façon de vivre… Alors dans 15 ans qu’en sera-t-il ???

Vincent Hauuy imagine pour nous prévenir, nous faire réfléchir… ce qui pourrait nous attendre. Car dans ce thriller d’anticipation et derrière l’intrigue, il y a un cri d’alerte… La crise climatique…

Dans « survivre », elle a déjà fait des victimes, dont la femme et la fille de Florian Starck qui vit maintenant seul, isolé en autarcie, jusqu’à ce qu’il soit contacté pour participer à un « Koh Lanta » futuriste, un concours de survivaliste. Il y sera coach.

Dans cette histoire un peu longue à pénétrer, une fois le décor mis en place et les différents protagonistes découverts, nous finissons par ne plus arriver à lâcher ce roman.

De la SF, du thriller, un très bon auteur, vous ne pourrez qu’apprécier cette lecture.

« Heureux qui comme Alyce – T1 A fait un beau voyage » de Jérémy BOUQUIN

Evidence Editions 19/06/2020 586 pages

Ce titre du premier roman SF de Jérémy Bouquin vous fera forcément penser au poème de Joachim Du Bellay. Et même si cinq siècles séparent ces deux récits, nous y retrouvons les thèmes de l’Exil et la comparaison du petit village angevin et Rome devient pour Alyce, son village normand proche de Havre et Lutèce (Le nouveau Paris) où fait rage la guerre des Trois.

Jérémy Bouquin nous propulse dans un futur proche à la Mad Max, dans un monde dévasté où la pénurie est présente partout. Etat du monde qui n’est que le fruit des atrocités que l’Homme fait vivre à la planète qui l’héberge.

Alyce est ses Loups se sont posés dans un petit village Havrais où ils tentent de survivre, en protégeant un peu contre leur grès les villageois. Jusqu’à ce que son père, dernier saigneur de guerre l’appel à ses côtés pour ses qualités de stratège militaire. Ce petit résumé est le point de chronologie central de ce récit autour duquel Jérémy Bouquin nous baladera avec une grande maîtrise dans le temps entre la vie avant le départ d’Alyce, la bataille de Lutèce et le « retour » d’Alyce.

Au-delà de l’univers à la fois fou mais crédible créé par Jérémy, ceux sont les personnages qui m’ont vraiment accroché à cette histoire, avec en tête cette battante Alyce qui ne renonce jamais. Pour les lecteurs d’« Une femme de ménage » et d’ « Une secrétaire » vous y retrouverez la force des Sandra et Emilie. 

Ce premier volet des aventures d’Alyce terminé, vous n’aurez qu’une envie : vous plongez dans la suite et découvrir si comme on le souhaite, Alyce triomphe et donne suffisamment d’espoir, pour que dans ce monde la vie vaut la peine d’être vécue..   

Pour le commander c’est par ici :

https://www.evidence-boutique.com/imaginaire/heureux-qui-comme-alyce-1-a-fait-un-beau-voyage

« Le jour ne vient jamais » Sylvain Reverchon

Le résumé de ce livre m’a vraiment accroché, il s’agit de Chris qui se réveille d’un long coma dans une chambre d’hôpital où rien ne semble normal… et à la lecture de cette scène, le souvenir de Rick Grimes dans « The Walking Dead » est tout de suite revenu à mes yeux.

Il est assez difficile de parler de ce roman sans en dévoiler le fond et de ce fait, spoiler cette histoire et ce suspens qui nous tient en haleine du début à la fin. Chris, au grès de ses recherches et rencontres avec un grand nombre de personnages secondaires, qui à chaque fois bénéficient d’une riche description, recollera les morceaux pour rendre explicable l’état de ce monde dans lequel il s’est réveillé.

L’auteur, Sylvain Reverchon, nous dévoile grâce à ses nombreuses références musicales et cinématographiques l’univers dont il puise certainement son inspiration.

Malgré des répétitions dans le texte que je trouve un peu trop présentes, j’ai vraiment apprécié ce roman que je qualifierai de thriller dystopique.

Je remercie beaucoup les Editions Heartless et Sylvain Reverchon pour m’avoir donné l’occasion de découvrir ce livre.

« Deux degrés et demi » de Pierre-Etienne Bram

L’auteur traite ici un sujet qui me tient beaucoup à cœur : l’environnement. Il s’agit ici surtout du réchauffement climatique et de ses conséquences. Nous sommes dans un thriller d’anticipation mais beaucoup de ses conséquences se voient déjà aujourd’hui et il n’y a pas d’excuses, c’est l’Homme et lui seul qui en est responsable.

Ce roman est divisé en deux parties la première consacrée principalement au côté anticipation, la seconde nous fait entrer dans un thriller comme je les aime.

Face aux dérèglements climatiques, les nations ont validées un projet d’un gourou industriel (l’auteur s’est inspiré d’Elon Musk) instaurant de nombreuses lois (interdiction de manger de la viande, un compteur personnel bilan carbone, …), je trouve que la solution de légiférer est la meilleure car sans contraintes, les Hommes ne font pas les efforts nécessaires, mais privatiser même les réformes ??? Attention, c’est une réflexion personnelle et nous n’en sommes pas loin et en aucun cas il s’agit là pour moi de critiquer le choix de l’auteur pour son récit et certaines des propositions faites dans cette histoire sont très réalistes.

Donc, faisons connaissance avec Léo, le personnage principal qui est convaincu des efforts à entreprendre, pour la planète ses proches et surtout sa fille « belle-fille » en réalité, mais qui représente les générations futures. Léo est à mes yeux un mec bien, avec de vraies valeurs et un personnage attachant. Il se lance corps et âmes pour faire partie mais surtout pour que sa famille fasse partie des « élus », c’est gens qui seront choisis pour construire une nouvelle planète ne reproduisant pas nos erreurs.

A la fin de cette première partie nous découvrons la partie thriller de ce roman avec tous les codes que nous pouvons attendre et qui sont bien maitrisés par ce jeune auteur, mais il est difficile d’en dire plus sans en dévoiler les nombreux rebondissements qui nous attendent.

Foncez vers ce livre qui n’a comme seul défaut une écriture assez jeune mais que nous pardonnons sans problème tant le récit est maitrisé. Et Pierre-Etienne Bram m’a en tout cas donné envie de découvrir son univers.  

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