1974 par Arnaud Codeville

Auto-édition – 528 pages – 1 mai 2016

Le polar se mange aussi à la sauce fantastique et sous la plume d’Arnaud Codeville, c’est un menu quatre étoiles.

Une maison qui brûle sous contrôle des pompiers avec autour, une foule réjouie venue en masse pour assister au spectacle, car cette demeure serait hantée… C’est par cette scène que commence ce gros roman qui nous happe et nous plonge avec lui dans un voyage temporel entre 1974 et 1995… Mais, les flammes suffisent-elles à faire disparaître le passé ?

Plus roman fantastique que polar, ce roman n’en est pas moins bien construit et maîtrisé par l’auteur. Une enquête, de la tension, de l’horreur, de l’angoisse, des morts, tout est ici réuni pour nous garder en haleine, nous faire frissonner, nous empêcher de dormir.

J’ai pu opérer avec ce roman d’Arnaud Codeville, un retour aux sources, vers l’un des genre avec lequel mon addiction littéraire est née, le genre fantastique dans lequel j’ai rarement l’occasion de me replonger. Et, j’y ai ici retrouvé le goût et l’envie de me faire peur à travers de diaboliques histoires.

Un grand bravo et mes remerciements à Arnaud Codeville. J’ai hâte de me plonger dans Parasite et Règne.

Le site de l’auteur : https://www.arnaudcodeville.fr/produit/1974/

L’agence Lovecraft – Tome 1 – Le mal par le mal par Jean-Luc Marcastel

Gulf stream éditeur – 192 pages – 09 septembre 2021

Voici le premier tome d’une série très prometteuse, L’agence Lovecraft. L’auteur, Jean-Luc Marcastel, véritable passionné du génie littéraire H.P. Lovecraft, nous emmène par la main dans cet univers monstrueux où l’on ne voudrait pas se retrouver seul. Déjà amateur de la mythologie Lovecraftienne ou pas, vous serez conquis par ce premier tome et dans l’attente de la suite, vous vous plongerez ou replongerez dans la lecture de textes de Lovecraft.

Ce roman, publié chez Gulf stream éditeur, en tant qu’objet est déjà une très belle réussite, la couverture, le dos, la 4ᵉ de couv’, forme un somptueux tableau, un décor fantastique, où l’on reconnait aisément, l’univers Lovecraftien, le rocher du Diable au large d’Innsmouth, les créatures marines, un vaisseau, le Nautilus (l’auteur rend également hommage à d’autres grands de l’imaginaire, Verne, Doyle,..), un emblème rouge de Cthulhu ainsi que des éléments imprimés à l’encre phosphorescente. Une fois ouvert, deux rabats illustrés dont un intégrant, un marque-page détachable. S’ajoute à cela, un papier de qualité ainsi qu’une mise en page réussie rendant la lecture agréable. La qualité de ce livre avec un prix aussi raisonnable, méritait d’être soulignée.

Le récit quant à lui, ravira les fans de littérature de l’imaginaire, de pop culture, de romans d’aventures,… L’auteur, nous transmet, la nostalgie de son adolescence, ses émotions de lecteurs à la découverte de ces monstres de la littérature. Lisez d’ailleurs « la genèse »(p. 169) avant même d’attaquer Le mal par le mal et de partir à la rencontre de Ryan et Jonathan, Marie, Sergueï, Kali, Cornaline, le docteur Sauvage et les créatures de Lovecraft.

Dans la première moitié de ce premier opus, l’auteur, sans sacrifier l’action, nous présente les protagonistes de L’agence Lovecraft, avant de nous donner dans un deuxième temps, les clés pour comprendre les menaces qui pèsent sur l’humanité.

Aventure, angoisse, rythme, action, frissons, le tout porté par une prose fluide, agréable à lire, permettent de rendre accessible ce roman à de jeunes lecteurs, à partir de 13 ou 14 ans sans bien sûr empêcher les lecteurs moins jeunes de partager le même plaisir.

Un grand merci à Gulf Stream Éditeur pour ce roman et un merci encore plus grand à Jean-Luc Marcastel pour ce voyage Lovecraftien teinté de nostalgie adolescente.

Pour découvrir ou redécouvrir l’importance de l’influence d’H.P. Lovecraft dans la pop culture

Pour découvrir Gulf Stream Éditeur : https://gulfstream.fr/

Nouvelles fantasmagoriques par Isaac de Mont

Auto-édition – 67 pages – 28/03/2020

Quelle belle découverte que ce recueil de sept courts récits d’Isaac de Mont ! Le titre, pour commencer, est très évocateur de ce qui nous attend, un univers fantastique, irréel mais non moins troublant de parallèles avec nos réalités. Nos réalités, car, la force de ces textes, c’est de nous permettre à chacun d’avoir notre vision, de créer notre interprétation unique.

Même si les thèmes abordés sont différents, « revisiter l’Illiade, imaginer un futur chaotique, penser autrement au passé » pour reprendre les mots de l’auteur, pèse sur eux, une atmosphère particulière, que l’on retrouve comme fil conducteur au long du recueil.

Chaque nouvelle est assez courte et nous permet de constater l’habilité de l’auteur à travers chacune d’elles, avec un vocabulaire précis, choisi, formant des phrases rythmées, de nous offrir l’essentiel du récit, tel un poète qui avec quelques vers, nous procure beaucoup d’émotions.

Un grand merci et bravo à Isaac de Mont pour cette lecture plaisante et envoutante.

Le premier animé fantasmagorique

Voyage au pays de l’envie par Frédéric Marcou

Atramenta – 40 pages – Juin 2014

Dans ce recueil, Frédéric Marcou, auteur isarien, natif de Noyon, cette ville où Charlemagne a été couronné roi des Francs, nous propose cinq nouvelles fantastiques, teintées de science-fiction comme il les définit lui-même. Comme le titre le laisse entendre, il nous emmène en voyage, aux pays des songes, des enfers, en spiritualité ou encore visiter une autre planète.

Les nouvelles sorties de l’imagination de l’auteur, parfois inspiré par ses propres rêves, sont plutôt très courtes, ce qui parfois nous laisse un peu sur notre faim.

Dans la première, « Il ne vous reste plus qu’à signer », le sujet principal est la réincarnation vue par les bouddhistes, dans la suivante, « Damnation », que j’ai beaucoup apprécié, j’y ai vu notre condamnation à une vie de labeur où nous sommes achetés par quelques plaisirs confortables. Ensuite, dans « Rêve impromptu », il nous fait découvrir une planète, « État policier » où la magie est interdite, mais où la douce folie de certain, illumine un peu les âmes. Dans « Homo sapiens sapiens neandertalis », Frédéric Marcou nous offre un texte aux notes scientifiques et enfin dans « Une autre forme de mort », il nous dresse un tableau de la mort avec une scène que l’on pourrait imaginer être vécue par Ray Garraty dans Marche ou Crève de Stephen King.

L’auteur nous raconte également dans son avant-propos, le cheminement de la création de ce recueil de nouvelles, nous rappelant ses inspirations de lectures adolescentes. Je trouve ce texte intéressant car, il permet de se questionner sur notre rapport aux nouvelles, qui pour moi ne sont et ne doivent pas être qu’un genre destiné aux jeunes lecteurs. La nouvelle est comme pour les autres formes de littérature accessible à tous avec des styles et des genres différents. Il suffit d’ailleurs de lire « Voyage au pays de l’envie » pour s’en rendre compte.

ELLE EST LA NUIT par Paul Clément

Post-Apo Éditions 438 pages 16/11/2020

J’attendais de lire de nouveau Paul Clément depuis très longtemps. Cette précision me paraît importante car elle influence très certainement mon ressenti sur la lecture de ce sixième roman de Paul. Il revient ici au thriller fantastique en nous emmenant aux Etats-Unis dans le Montana, à Lewinstown où Laurel, une jeune enseignante est venue s’émanciper et où deux malfaiteurs, des frères, trouver refuge après un braquage ayant mal tourné. Mais à Lewingstown, ELLE, ne leur permettra pas de trouver la quiétude.

J’ai donc plutôt bien aimé ce nouveau roman de Paul, même si ce n’est pas le coup de cœur que j’espérais. En effet, à l’image de la mise en page très chargée, remplissant les pages aux marges étroites, le récit aurait mérité d’être par moment allégé, certains passages étant assez longs, au détriment de l’ambiance angoissante qui s’effrite alors.

J’ai en revanche, bien reconnu la maîtrise dont fait preuve Paul dans la construction d’une histoire, dans laquelle nous nous perdons parfois tant nous ne savons pas où elle va nous amener et ce, pour sans cesse nous surprendre.

« Elle est la nuit » un thriller fantastique d’épouvante, écrit par un grand fan de Stephen King et qui séduira les tout aussi fans du maître du genre, que nous sommes.

https://www.paul-clement.com/boutique/

Contes des confins – Pulp is not dead – Webzine

Premier Numéro

Je vais vous parler ici, d’un nouveau webzine, Contes des confins, créé par Jean-Michel Martin, auteur et créateur de jeu, accompagné d’une équipe d’auteurs et d’illustrateurs. Ce webzine, est un Pupl magazine du XXIème siècle, réutilisant les codes de ses magazines à trois sous, très populaires dans la première moitié du siècle dernier et ayant permis à de nombreux et talentueux auteurs de ces littératures de genre telles que la science-fiction, le fantastique, les polars de rencontrer leurs premiers lecteurs. Sans oublier les illustrateurs dont les créations accompagnaient les récits et habillaient les couvertures souvent très colorées. Asimov, Herbert, Bradbury, Burroughts, K.Dick, Lovecraft entre autres ont publié des nouvelles ou publié en chapitre des romans dans ces magazines où sont nés Tarzan, Conan le barbare, Zorro…

Les Contes des Confins, tous les quinze jours, nous proposent donc, en version numérique de s’évader, de réfléchir aussi à travers trois nouvelles joliment illustrées pour 1,5 euros.

Amélie Boulay, l’une des auteures participant à ce chouette projet, m’a envoyé les quatre premières parutions afin de découvrir ce webzine, qui en toute honnêteté mérite d’être connu. Bien sûr, il n’est pas parfait et mérite d’évoluer. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup y trouver à l’avenir, pour rendre encore plus hommage à la culture pulp, une biographie ou un retour sur quelques œuvres littéraires couchées pour la première fois, sur ces pages à bas coûts.

Dans le premier numéro illustré par Theresem, Alexis Guy-Jacquot et Vibu, Jean-Michel Martin, Sébastien Capelle et Florent Martin nous proposent donc trois nouvelles. « Fausternité », un pacte diabolique entre les Gafas, « Demain, tout ira mieux », un western post-apocalyptique où un shérif et une chasseuse de primes, sont à la recherche de la Pécheresse et, « Victoria », une sanglante nouvelle fantastique.

Numéro 2

Pour le second numéro, « Quand la science s’en balance ! », habillé par Audrey Lopez, Alexis Gye-Jacquot et Dazy Antoine, les nouvelles sont signées Jean-Marc Sire, Serge Goriely et Daniel Miensky. Dans « Samuel 13 », il sera question d’intelligence artificielle et d’exploration martienne, dans « La fée électrique », nous nous retrouverons à l’expo-universelle de Paris de 1937 en compagnie de Nikola Tesla, qui nous présentera une équipe d’assistants originaux et enfin, dans « Brume de Jouvence », un drôle de personnage qui aurait la recette miracle pour rester jeune.

Numéro 3

Dans le troisième, « Les ruelles sombres », Theresem, Yann Vil Cort, Alexis Gye-Jacquot et Antoine Dazy illustrent les nouvelles d’Amélie Boulay, Jojonator et Natalia Vikhalevsky. « Poudre aux yeux » nous fera faire un bon de dix ans dans le temps, dans des cités où rien ne change vraiment et où la drogue reste une activité lucrative, « Ombre », nous fera découvrir Alex, dont nous suivrons le parcours criminel, la descente aux enfers, la violence engendrée par la violence. Et enfin, dans « Une soirée d’enfer », nous retrouvons la thématique du pacte diabolique, avec pour décor une soirée d’Halloween.

Numéro 4

Pour le quatrième numéro, « De sang et d’os », trois nouvelles de Jean-Marc Sire, Natalia Vikhalvsky et Maryse Weisser Macher. « Un bonheur partagé », dans laquelle nous verrons qu’il n’y a pas d’âge pour être cruel. Dans la dystopie « Speranza », il sera question de génétique et de procréation et enfin, dans « Le goût de la vengeance », l’humanité sera condamnée à payer ses dettes envers la nature…  

Je ne peux que vous conseiller, d’aller faire un tour sur le site dont je vous joins le lien ci-dessous. Et de vous laisser tenter par ce webzine qui je l’espère connaîtra un succès bien mérité.

https://jm-martin.eu/

La boîte à musique – T4 – par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 30/10/2020

Quel plaisir de retrouver cette émouvante série jeunesse avec Nola et ses amis de Pandorient. Les premières planches, nous rappellent avec émotion que Nola a perdu sa maman il y a peu et, se retrouve donc à vivre avec son papa, qui vient de trouver le courage de débarrasser les affaires de sa défunte épouse. Nola, l’aidant, tombe dans un des cartons sur une mystérieuse clef, qui lui rappelle l’un des dessins du carnet de sa maman qu’elle garde précieusement. Devenant de plus en plus téméraire, prenant confiance en elle, ni une, ni deux, elle décide de rejoindre Pandorient, à la recherche de la serrure à laquelle est liée cette clef.

Cette quête, amènera notre jeune héroïne à mener un autre combat, celui pour l’amour qui ne doit être contrôler par des lois idiotes, car même dans une société magique, des principes archaïques subsistent, empêchant deux êtres, sous prétexte d’une origine différente à s’aimer.

Cette série née de la collaboration de Gijé et Carbone est décidément un régal pour les amoureux de fantasy, d’émotion, de courage et amateurs de belles illustrations. A quand le cinquième tome ?   

Je vous invite si ce n’est pas encore le cas à lire mes articles sur les trois tomes précédents

https://imaginoire.fr/2020/10/11/la-boite-a-musique-t1-bienvenue-a-pandorient-par-gije-et-carbone/

https://imaginoire.fr/2020/10/18/la-boite-a-musique-t2-le-secret-de-cyprien-par-gije-et-carbone/

https://imaginoire.fr/2020/10/23/la-boite-a-musique-t3-a-la-recherche-des-origines-par-gije-et-carbone/

Et il n’y a pas que moi qui dit que c’est bien ….

Jason Brice -T1, 2 et 3 – par Milan Jovanovic et Alcante

Éditions Dupuis Tome 1 56 pages 20/08/2008
Éditions Dupuis Tome 2 56 pages 29/10/2009
Éditions Dupuis Tome 3 56 pages 26/08/2010

Bienvenue dans le Londres des années 1920, Jason Brice est un détective privé au mystérieux passé que nous découvrirons au fur et à mesure du récit thriller/fantastique dans cette série de trois albums illustrés. Un scénario signé Alcante et des dessins de Milan Jovanovic.

Une série de romans prédisent de tragiques événements à venir. Brice mènera l’enquête sur l’auteur disparu, quête à travers laquelle, les morts abondent, les secrets passés remontent à la surface, le tout dans une ambiance où le rationnel n’apporte pas toutes les réponses.

Cet ensemble de trois album composant l’histoire : Ce qui est écrit, Ce qui se cache et Ce qui est révélé, se dévore avec beaucoup de plaisir même si ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle. Le voyage dans le temps fut un bon moment de lecture.

La boîte à musique – T3 – A la recherche des origines par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 4/10/19

Troisième tome de cette enchanteresse série « La boîte à musique », « A la recherche des origines » est un opus riche en questions, mystères et intrigues sur le passé de la maman de Nola, sur la création de Pandorient, sur Pandoccident et l’Hexomonde…

Cette fois, ce n’est pas Nola qui est propulsée dans l’univers magique de Pandorient mais plutôt et comme le laissait envisagé la fin du précédent album, des habitants de Pandorient qui rejoignent Nola dans l’Hexomonde avec quelques nouvelles têtes pas très aimables au premier abord.

Ce troisième opus nous permet donc non pas d’en savoir vraiment plus sur le pourquoi du comment de ces mondes mais au contraire nous dessine le décor du quatrième tome en librairie la 30 octobre. Et je pense que nous aurons de belles surprises.

Encore une fois, un grand bravo à Gijé et Carbone pour le très beau travail réalisé.

La boîte à musique – T2 – Le secret de Cyprien par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 01/11/2018

Après un premier opus, « Bienvenue à Pandorient » qui nous faisait découvrir l’univers caché dans la boîte à musique et de faire connaissance avec les personnages, le duo de créateurs, Gijé et Carbone nous propulse en pleine aventure avec ce second tome.

A l’image de Nola qui ne pense qu’à retourner à Pandorient, j’étais impatient de lire ce second tome et de dépasser le plantage de décor pour savoir ce que cache Pandorient. Je ne suis pas déçu. Nous retrouvons tout d’abord les très belles et colorées illustrations. Les scènes de la fête royale sont sublimes. C’est aussi avec plaisir que nous retrouvons les personnages du premier album et découvrons de nouveaux protagonistes dont Cyprien, le fils d’Anton qui se fait racketté ou le roi Hectorian Ier.

Nola et ses amis décident d’enquêter sur la disparition de plantes du jardin merveilleux d’Anton et se retrouveront embarqués dans une aventure pleine de rebondissements et non dénuée de danger. En effet, Nola ne doit pas laisser accessible l’accès à notre monde ni se faire repérer par des Pandoriens.

De l’aventure, de l’action, des personnages que l’on apprécie de plus en plus et une fin qui laisse attendre un troisième tome avec encore plus d’impatience. Cette série est une vraie réussite.

Pour offrir ou vous offrir l’album :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-boite-a-musique–volume-2-le-secret-de-cyprien_0-5466129_9791034731459.html?ctx=548520824d9d7ba7cf263d5835b2b681

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