« Winter is coming, une brève histoire politique de la fantasy » de William Blanc

Editions Libertalia 144 pages 02/05/2019

Un essai très bien fait sur les parallèles entre nos sociétés et l’imaginaire de grands auteurs, poètes tels que Tennyson, J.R.R. Tolkien, G.R.R. Martin, William Morris, Ursula Le Guin, Robert E.Howard, Hayao Miyasaki….

Cette brève histoire, condensée et agréable à lire s’adresse à un plus grand nombre de lecteurs que les ouvrages cités en référence qui seront plus réservés à de très grands passionnés, étudiants…

La fantasy depuis la fin du XIXème siècle a souvent servi aux auteurs pour dénoncer les dérives du monde moderne, des nouvelles technologies, de notre rapport à l’environnement. Cet essai nous permet de nous y retrouver un peu et de parfaire nos connaissances historiques.

Fan de fantasy ? Achetez et dévorez ce livre où il sera aussi question de comics, d’Astérix, des schtroumfs, de Led Zeppelin..

Pour finir, cette citation de G.R.R. Martin que je trouve sublime : « Ils peuvent garder leur paradis. Quand je mourrai, je préfère aller en Terre du Milieu ».  

« Brahotès l’Être de la vie » de Romane Fagot

Editions Amalthée 285 pages 11/01/2007

Ce roman de Fantasy-Young Adult et non pas fantastique comme indiqué sur la couverture me laisse un sentiment plus que mitigé et surtout une grande frustration. Je précise tout de même que c’est le premier et seul ouvrage de l’auteur édité en 2007. En effet, je rappelle que pour moi un retour de lecture plus négatif n’a pas vocation à détruire une œuvre ou un auteur mais n’est que l’expression de mon ressenti à l’instant où je le lis. Libre à chacun de lire les ouvrages et de s’en faire une opinion personnelle.

Pour ce récit, je trouve que Romane Fagot a fait preuve de beaucoup d’imagination et a su créer un environnement adapté à l’histoire, et à la portée des lecteurs même peu habitués à ce genre littéraire. De plus, le roman est facile à lire et les presque 300 pages défilent très vite. Malheureusement cette légèreté, nous la retrouvons dans les dialogues et surtout ceux de Brahotès ce jeune Huttin héros de l’histoire, trop modernes et familiers à mon goût ainsi que dans des scènes trop courtes alors qu’intéressantes.

Brahothès donc que tout le monde pensait mort car enfermé depuis six années sans nourriture se retrouve libéré et s’ouvre à lui un destin incroyable car il serait le rempart contre le « jour du chaos ». A travers les aventures qui l’amèneront jusqu’à ce fameux jour, nous verront toute une galerie de créatures, peuples magiques et bien évidemment une princesse….

Voilà, vous l’aurez compris, ce roman ne vous réservera pas de grandes surprises, il a même des côtés un peu trop bisounours pour moi, mais il est plutôt simple à lire et pas désagréable. Et si vous résidez en Picardie, vous lirez local. Pour info ce roman est disponible à la médiathèque de Roisel.

« Blue – Au pays des songes – T1 La forêt envahissante » de Davide TOSELLO

Vents d’Ouest Glénat BD 05/02/2020 72 pages

Un peu de magie, quelques instants d’une parenthèse enchantée, voilà ce que l’on ressent en découvrant l’univers de Davide Tosello. Cette BD est d’abord un bel objet visuel. La couverture qui attire l’œil et donne envie de prendre ce livre dans ces mains. Puis les dessins si bien réalisés aux douces couleurs.

Ensuite cette BD se lit, le scénario n’est pas d’une très grande originalité mais se révèle bien mystérieux. Blue jeune fille dont le père est disparu, vit dans la peur. Un beau jour alors que sa mère est absente, des dizaines d’avions en papier viennent lui apporter une boîte en carton enfermant un curieux animal avec lequel elle devra s’enfuir face à cette menaçante forêt dévorant tout sur son passage. Pour y échapper, Blue devra faire preuve de courage et se surpasser, dépasser ses peurs.

A la fin de ce premier tome d’un conte poétique et musical, une playlist accompagne cette BD dont les morceaux la composant en plus d’être listés à la fin, sont disséminés dans les bulles, sans savoir où nous allons, nous n’avons qu’une envie, suivre Blue …

« Les frères du Serment » Nicolas Lebel

C’est suite à une rencontre littéraire en territoire Picard (et oui pour une fois) où Nicolas Lebel a parlé de son premier livre que je me suis décidé à me le procurer. Et dès les premières lignes, je me suis retrouvé voyageant dans mes lectures d’adolescence… Oui je le confesse, si je continue de lire de la Fantasy, c’est surtout pour garder ce lien avec cette période insouciante de ma vie. Et là c’est vraiment du lourd, Nicolas a écrit l’intégralité de cette épopée en Alexandrins. Alors oui, ce n’est pas facile à lire -j’ose la comparaison avec l’un de mes auteurs préféré Alain Damasio qui se « mérite » – et de ce fait, un sentiment de défi accompli nous emporte à la fin. Défi de lecture si modeste à côté de la prouesse de l’écrire.

J’en profite également pour souligner le travail remarquable de l’illustrateur.

Découvrez une autre facette de ce talentueux auteur de polars. Et n’ayez pas peur de lire à haute voix même si vous êtes seuls car c’est également un vrai plaisir à l’oreille.

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