« Un truand peut en cacher un autre » de Samuel SUTRA

Editions Flamant Noir 240 pages 10/072020

Je découvre en même temps ce personnage de « Tonton » et la plume de Samuel SUTRA avec ce septième opus de la série. Néanmoins comme ce dernier raconte les origines de ce personnage loufoque, nous ne sommes pas perdus.

Ce que je retiendrai surtout de cette lecture, c’est plus la forme que le fond. En effet, même si cette histoire de casse du siècle pourtant avec sa touche d’originalité, est plutôt bien construite, tout l’intérêt se trouve dans le style de SUTRA. Ce romancier est un digne héritier des Dard, Audiard et Lautner. Il joue avec les mots, les dialogues et certaines situations sont désopilants.

Nous nous retrouvons plongés en mai 1981, juste avant l’élection présidentielle. Tonton un truand à fort potentiel tente de monter le casse parfait avec une équipe qui sera principalement composée de bras cassés. C’est un « Ocean Eleven » burlesque.

Même si « Un truand peut en cacher un autre » n’est pas un chef d’œuvre littéraire et je ne pense pas que ce soit sa vocation, il m’a vraiment donné envie de lire d’autres récits de Samuel SUTRA. Et pour un peu de légèreté, la série des « Tonton » me paraît tout à fait adéquate.

« Congés Mortels » Didier FOSSEY

J’ai adoré cette « enquête oubliée du Commandant Le Guenn ». Livre dont j’ai démarré la lecture en pleine nuit pour la finir dans l’après-midi. Didier Fossey sait vous faire oublier le temps qui passe. D’ailleurs, le temps il joue avec puisqu’il vous fait faire des aller-retours entre 2006 et les années 1936-1945, un peu comme dans certains polars historiques quand une histoire passée résonne dans une intrigue présente.

Ce polar reprend tous les codes du genre, mais sa mécanique tellement maîtrisée, la plume de l’auteur ainsi que l’histoire et les personnages font que ce roman se distingue de beaucoup d’autres.

Nous ferons connaissance tout d’abord avec Paul Perrin, « le Bredin », un immonde personnage qui échappera à la justice grâce à la seconde guerre mondiale. Puis, l’intrigue présente démarrera avec la découverte dans la Nièvre, de deux corps décapités dont celui de Mathieu Joris, fils d’un magnat de la presse.  L’adjudant-chef Dumortier sera chargé de l’affaire, bientôt rejoint par le parisien Commandant Le Guenn. C’est alors que ce si tranquille département se transforme en usine à cadavres…

C’était pour moi la première aventure avec Boris Le Guenn, ce flic parisien humain et simple. Une belle découverte qui me donne envie de lire les premiers romans de Didier Fossey.

Mention spécial au très attachant Fernand, l’ancien du village, pour qui, à l’instar de Boris, nous serons vite pris d’affection.

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