Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance par Nick Gardel

Friends only (autoédition) – 324 pages – 04 juin 2021

Lire un roman de Nick Gardel est toujours un voyage littéraire à part. Sa plume apporte souvent de l’humour ou de la poésie dans des récits sombres, parfois violents, mais toujours teintés d’humanités. Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance en est un nouveau témoignage.

Une nouvelle fois, l’intrigue, une enquête policière sur l’horrible assassinat d’une femme bientôt suivi par un second, bien ficelée ne sert que de prétexte à y faire évoluer des personnages hauts en couleur parmi lesquels, un trio d’enquêteurs avec le très bavard Patrice Guerineau, brigadier-chef et procédurier, la bande du Fenris avec ce pharmacien italien et entre autre, Grégoire, photographe culinaire qui comme Thibaud, l’éducateur, viennent s’y assommer d’alcool pour échapper à leur vie quotidienne. Sans oublier, la truculente Gabrielle Bocage, si peu présente, mais tellement mémorable.

Néanmoins, derrière ces artifices, Nick Gardel, nous livre un roman sur deux thématiques sociales beaucoup plus profondes, l’alcoolisme et l’éducation des jeunes en marge du système scolaire. Enseignant auprès de ce type de public, l’auteur nous offre là, une part de lui-même, apportant une touche particulière à cette histoire.

Comme le souligne Nick Gardel, l’oubli n’est pas une rédemption, l’alcool n’est pas une solution. Plutôt que de vouloir échapper à la réalité en s’abreuvant de liquide alcoolisé, entourés de piliers de bar, rencontrons des personnages loufoques issus de l’imagination débordante d’auteurs talentueux. Un voyage littéraire vaut mieux qu’un voyage éthylique.

Nick Gardel, nous prouve également avec Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance qu’il est possible de produire un roman autoédité de bonne facture, travaillé et bénéficiant d’une mise en page réussie, respectant les lecteurs. Une particularité à souligner, tant les autoédités sont peu nombreux à ne pas bâcler le travail éditorial.

Pour tout savoir sur la veisalgie ….

Le site de l’auteur : http://nickgardel.e-monsite.com/

Le magasin des suicides d’après le roman de Jean Teulé par Olivier Ka et Domitille Collardey

DELCOURT 64 pages 05/09/2012

La maison Tuvache, vous connaissez ? Peut-être si vous avez déjà lu l’excellent roman de Jean Teulé. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, les Tuvache sont une famille de commerçant, qui génération après génération commercialisent tout ce qu’il faut pour réussir son suicide. Voilà l’ambiance.

Sauf que nait le petit Alan, par accident ses parents ayant testé un préservatif poreux, un enfant souriant, oui oui, un représentant du bonheur dans ce sinistre magasin. Alan, tout en grandissant, amènera, joie et amour au sein de ce noir tableau.

J’ai pas mal apprécié cette adaptation graphique du roman de Jean Teulé, car elle réussit principalement à retranscrire l’ambiance de l’œuvre originale. Nous retrouvons la joie de vivre d’Alan dont le personnage est coloré de teintes vives, en contraste total avec les traits sombres du reste des dessins.

Vous aimez l’humour noir, le second degré ? Vous allez aimer « Le magasin des suicides ».

Une adaptation cinématographique de Patrice Leconte est parue en 2012.  

« Sans Queue Ni Tête » Nick GARDEL

Un livre sauvé de justesse du naufrage d’une maison d’édition que je ne citerai pas. Et c’est par l’autoédition qu’il a pu voir le jour. Et heureusement. Car c’est un vrai plaisir de lecture. Attention, un livre qu ne plaira pas à tout le monde. Il ne faut pas être trop sensible et aimer l’humour noir. Mais si comme moi vous êtes adeptes des jeux comme « Blanc Manger Coco », vous serez conquis.

En effet, ce qui fait la différence dans ce thriller, c’est l’humour et la façon de jouer avec les mots de l’auteur, les dialogues que l’on prend plaisir à lire en plus d’une double enquête bien menée.

Vous comprendrez vite que le titre du livre lui sied comme un gant tant le cadavre découvert révèlera bien des surprises… Et de là, pour les deux officiers de polices, les deux Jean, qui vous le verrez, sont des gens bons à ne pas prendre pour des jambons, se lanceront dans une enquête à surprises.

Derrière l’humour, Nick Gardel s’attaque à des sujets difficiles et sensibles, la quête d’identité, la place de la différence dans la société, dans la police…

C’est le premier Nick Gardel que je lis, et Sans Queue Ni Tête me donne envie de découvrir l’univers de cet auteur.

Autoédité, commandez-le auprès de lui via les réseaux sociaux ou sur son site :       http://nickgardel.e-monsite.com/boutique/romans/sans-queue-ni-tete.html

http://nickgardel.e-monsite.com/boutique/romans/sans-queue-ni-tete.html

« Cool Killer » Sébastien Dourver

C’est pour ce genre de rencontre que j’adore écumer les salons de littérature noire… Un mec super qui vous donne envie de découvrir son univers. Et quel univers, nous sautons à pieds joints du côté obscur de « l’humanité »… La perversion, le voyeurisme, la vengeance et j’en passe…

Ce roman est Hors Catégorie, inclassable, à ne pas mettre entre des mains non-averties. Sébastien Dourver nous renvoie en plein visage le reflet de notre société médiatique, virtuelle où l’intelligence de l’Homme est peu à peu remplacée par l’artificielle mais toujours « contrôlée » par des humains et pas les meilleurs.

Avec Cool Killer, Sébastien nous signe un « Black Mirror » à la française qui n’a rien à envier à ce bijou de série britannique.

Un auteur à découvrir et à suivre.

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑