La boîte à musique – T4 – par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 30/10/2020

Quel plaisir de retrouver cette émouvante série jeunesse avec Nola et ses amis de Pandorient. Les premières planches, nous rappellent avec émotion que Nola a perdu sa maman il y a peu et, se retrouve donc à vivre avec son papa, qui vient de trouver le courage de débarrasser les affaires de sa défunte épouse. Nola, l’aidant, tombe dans un des cartons sur une mystérieuse clef, qui lui rappelle l’un des dessins du carnet de sa maman qu’elle garde précieusement. Devenant de plus en plus téméraire, prenant confiance en elle, ni une, ni deux, elle décide de rejoindre Pandorient, à la recherche de la serrure à laquelle est liée cette clef.

Cette quête, amènera notre jeune héroïne à mener un autre combat, celui pour l’amour qui ne doit être contrôler par des lois idiotes, car même dans une société magique, des principes archaïques subsistent, empêchant deux êtres, sous prétexte d’une origine différente à s’aimer.

Cette série née de la collaboration de Gijé et Carbone est décidément un régal pour les amoureux de fantasy, d’émotion, de courage et amateurs de belles illustrations. A quand le cinquième tome ?   

Je vous invite si ce n’est pas encore le cas à lire mes articles sur les trois tomes précédents

https://imaginoire.fr/2020/10/11/la-boite-a-musique-t1-bienvenue-a-pandorient-par-gije-et-carbone/

https://imaginoire.fr/2020/10/18/la-boite-a-musique-t2-le-secret-de-cyprien-par-gije-et-carbone/

https://imaginoire.fr/2020/10/23/la-boite-a-musique-t3-a-la-recherche-des-origines-par-gije-et-carbone/

Et il n’y a pas que moi qui dit que c’est bien ….

Le club des voleurs de pianos – T1 – Un piano par la fenêtre par Paul Beaupère

Fleurus 287 pages 11/09/2020

Voilà un très sympathique roman destiné aux plus jeunes qui reprend un peu les idées de Robin des Bois, en soustrayant à certains, ce qui manque à d’autres. Ici comme le laisse entendre le titre, il s’agit d’instruments de musique. Et oui, parfois, ils prennent la poussière, transformés en simple objets de décoration, alors que des musiciens en herbe, faute de moyens jouent parfois avec de pitoyables instruments… Heureusement, un groupe de musiciens éclairés, va créer le club qui se chargera de cette injustice…

Dans un café du Paris des années 20, le « quatrième round », met une annonce pour rechercher des musiciens, afin d’égayer de musique les soirées de ses clients. Se présenteront alors, des personnages hauts en couleurs, de différentes origines mais dont la passion commune, sera le terreau à la naissance d’une amitié qui les soudera en vraie famille. Les aventures que vivront ces protagonistes, nous permettront d’agréables moments de lecture. Un roman accessible dès l’âge de 8 ou 9 ans et qui séduira les jeunes musiciens.

L’herboriste de Hoteforais par Nathalie Somers

Didier Jeunesse 192 pages 07/10/2020

La littérature noire, celle qui nous rappelle la noirceur que peut prendre l’âme humaine et la magie de la fantasy se conjuguent aussi version jeunesse. Nathalie Somers nous en apporte une nouvelle preuve avec « L’herboriste de Hoteforais.

Dans ce récit, Ywen un jeune garçon voit sa mère disparaitre emmenée par les soldats du Duc. Il se retrouve seul avec son caléméon, dans cet environnement forestier où sa maman officiait comme herboriste. Voulant la retrouver, il partira en croisade contre les troupes du Duc, quête qui l’amènera à rencontrer des personnages divers et variés, et fera face à des situations que la maîtrise de l’art de sa mère aidera à sortir.

J’ai beaucoup apprécier ce roman de fantasy jeunesse qui met au cœur de l’intrigue le pouvoir des plantes, celles que nous offre la nature envers laquelle nous mettons tant d’énergie à chercher à la détruire. Alors oui dans ce roman, la faune et la flore sont imaginaires, mais le Duc détruit les forêts, difficile de ne pas faire le parallèle.

Ce livre est accessible aux élèves autonomes en lecture dès le CM1-CM2 et plaira également aux adolescents.

Je remercie beaucoup les éditions Didier Jeunesse et Netgalley pour cette agréable lecture.

OBIE KOUL – T1 – Un week-end sur deux chez mon père

Kennes 56 pages 22/05/2019

J’ai découvert cet album primé par les collégiens au festival d’Angoulême 2020 grâce aux 48 H BD et je ne suis pas déçu de sa lecture. Le scénario à la fois très actuel, social et de science-fiction mis en valeur par des illustrations et des couleurs de toute beauté, permettent un véritable moment de plaisir.

L’histoire, c’est celle d’Obie un adolescent d’une douzaine d’années né d’un amour hétéroplanétaire entre Mia sa maman, terrienne et prof de maths et Elzeki, son papa explorateur extra-terrestre de la planète Oxythol. Mia et Elzeki se sont aimé, mais ne poouvant continuer à vivre ensemble, se sont séparé. Mia est mutée dans un nouveau collège et part vivre seule avec Obie que son père continue de visiter, jusqu’à ce qu’il finisse par lui révéler le secret de son origine et l’emmène en week-end spatial.

J’ai vraiment bien aimé cet album qui traite à la fois de sujets très actuels, la différence, le divorce, le harcèlement tout en ajoutant de la SF que de jeunes lecteurs apprendront certainement à aimer.

Je conseille vivement cette bande dessinée aux jeunes lecteurs à partir du collège, sachant que les plus vieux apprécieront aussi sans aucun doute.

Ibrahim et Nelson, les super-héros de la cour de récré!

Auto-édition 33 pages 21/10/2020

Nous n’en parlons toujours pas suffisamment avec nos enfants pensant comme souvent que cela n’arrive qu’aux autres, mais le harcèlement à l’école touche près de 700 000 enfants en France selon l’Unicef. Et la première arme pour lutter contre ce fléau est le dialogue, il faut en parler. Cet album jeunesse, peut par le partage d’un moment de lecture à l’école ou dans l’intimité d’un foyer familial y aider.

Ibrahim et Nelson, deux élèves de primaires ont découvert des magic gum qui leur donnent des pouvoirs et les transforment en super-héros. Ils ont décidé de mettre ces pouvoirs à contribution pour aider leurs camarades d’école. Un casier est mis à disposition pour faire fonction de boîte à lettres et recevoir messages et récompenses sous forme de friandises.

Ils reçoivent donc un message de la triste Yakara, souffre-douleur de ses camarades car avec ses quelques kilos en trop est « différente ». Nos super-héros vont donc mener l’enquête.

Cet album illustré est accessible dès le plus jeune âge en lecture accompagnée et permet de créer dans ce partage une bulle de confiance qui pourrait ouvrir le dialogue. En effet, les enfants peuvent tous être victimes, témoins ou même harceleur…

Cette ouvrage, joliment illustré et coloré, prône la diversité avec nos personnages de différentes origines, sensibilise au handicap avec l’un des super-héros Ibrahim en fauteuil roulant et nous éclaire donc sur le harcèlement avec ce que vit Yakara. Il est à la fois très pédagogue et j’ai apprécié qu’il ne soit pas que dans la dénonciation et enfermé dans la dualité bien/mal mais dans la recherche des causes qui transforment les camarades de Yakara en harceleurs. Ces derniers aussi, pourraient par le dialogue régler leurs problèmes…   

Parfois, malheureusement, comme dans cette chanson, le harcèlement peut avoir des conséquences désastreuses :

La boîte à musique – T3 – A la recherche des origines par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 4/10/19

Troisième tome de cette enchanteresse série « La boîte à musique », « A la recherche des origines » est un opus riche en questions, mystères et intrigues sur le passé de la maman de Nola, sur la création de Pandorient, sur Pandoccident et l’Hexomonde…

Cette fois, ce n’est pas Nola qui est propulsée dans l’univers magique de Pandorient mais plutôt et comme le laissait envisagé la fin du précédent album, des habitants de Pandorient qui rejoignent Nola dans l’Hexomonde avec quelques nouvelles têtes pas très aimables au premier abord.

Ce troisième opus nous permet donc non pas d’en savoir vraiment plus sur le pourquoi du comment de ces mondes mais au contraire nous dessine le décor du quatrième tome en librairie la 30 octobre. Et je pense que nous aurons de belles surprises.

Encore une fois, un grand bravo à Gijé et Carbone pour le très beau travail réalisé.

Louca – T1 – Coup d’envoi par Bruno Dequier

DUPUIS 80 pages 10/01/2013

Certains ados sont bons en sport, d’autres plus « intellectuels » excellent en cours, parfois il y en a même qui sont à la fois sportifs et intellectuels et enfin d’autres à l’image de Louca sont médiocres en tout. Mais cela n’empêche pas Louca d’être un ado comme les autres, un grand frère adorable même si pour cela il use de quelques mensonges et un bientôt jeune homme qui s’intéresse à la gente féminine et surtout Julie.

Il va falloir qu’il se bouge un peu le Louca, son professeur, Monsieur Clément lui met gentiment la pression car ses résultats scolaires sont mauvais, il risque le redoublement. Plutôt que de se mettre à bosser, il cherche un subterfuge et se laisse enfermé de nuit dans le lycée avec l’objectif d’améliorer ses évaluations. Seulement, il fera la rencontre d’un jeune homme, Nathan, footeux, beau gosse mais décédé… Entre eux, se tissera un lien qu’eux-mêmes n’expliquent pas. Coup d’envoi, n’est pas que le démarrage d’un match, mais plutôt celui d’une nouvelle vie, une renaissance pour Louca.

J’ai beaucoup aimé cette lecture simple, drôle avec ce personnage mélange d’Olivier (Olive et Tom) et Gaston (Lagaffe) et apprécié les illustrations toutes en rondeur.

Dans les yeux de Lya – T1 – En quête de vérité par Carbone et Cunha

DUPUIS 64 pages 02/03/2019

Dans les yeux de Lya, quel joli titre approprié tant dans cette bande dessinée, beaucoup d’émotions passent dans les grands yeux expressifs des personnages. Les yeux, les visages mêmes de l’ensemble des personnages, nous permettent au premier coup d’œil de savoir si l’on aura à faire à un protagoniste sympathique ou antipathique.

J’ai vraiment apprécié dans cet album le contraste entre les illustrations colorées, lumineuses, respirant la gaieté, la joie de vivre, réalisées par Justine Cunha et le scénario sombre, celui d’une très jeune femme aux portes de l’âge adulte, clouée dans un fauteuil roulant à cause d’un chauffard ayant pris la fuite, créé par Bénédicte Carboneill alias Carbone.

Lya est cette jeune femme, paraplégique mais combative, qui ne se met pas dans le rôle d’une pauvre victime mais qui est mue par la soif de vérité, à la recherche du lâche qui, après l’avoir renversée a lâchement pris la fuite.

Officiellement, le lâche n’est pas identifié et ne le sera peut-être jamais seulement, Lya tombe sur un courrier émanant d’un célèbre cabinet d’avocat, stipulant qu’en contrepartie d’une confortable somme d’argent, les parents de Lya abandonnent toutes poursuite contre le chauffard.

Armée de son courage et de sa détermination, Lya s’engage dans des études de droit et s’arrangera, aidée de son meilleur ami Antoine pour intégrer le fameux cabinet d’avocat afin d’enquêter au plus près de l’avocat que l’on soupçonne d’être véreux.

Ce premier tome qui nous laisse à deux doigts de connaître le nom du lâche est une ode à la joie, à la résilience, au courage et à l’amitié ainsi qu’à l’ingéniosité qui permet à Lya de faire face à des situations où elle est physiquement empêchée.

La part sombre de son scénario fait que je conseille cet album aux lecteurs de 13-14 ans, voir un peu plus jeune s’ils sont accompagnés d’un adulte.

Alma : Le vent se lève par Timothée de Fombelle

Gallimard Jeunesse 400 pages 11/06/2020

Quand notre grande nation, le pays des Droits de l’Homme, met sous le tapis une partie de son Histoire, nous avons besoin des auteurs pour nous transmettre cet héritage dont nous n’avons pas à être fier, mais je reste persuadé que connaître nos erreurs passées permet de ne pas les reproduire.

Timothée de Fombelle, avec son courage, ses tripes, son âme nous raconte à travers les yeux d’Alma, jeune africaine partie à la recherche de son frère, le barbarisme du commerce honteux de vies humaines, celles de millions d’africains. Oui, de nos ports français partaient de nombreux vaisseaux qui allaient remplir leurs cales d’hommes, femmes et enfants, à qui ils faisaient traverser l’océan Atlantique pour les échanger contre des marchandises.

Ce roman, écrit à destination des plus jeunes et comportant de très belles illustrations de François Place, subit dans les pays anglo-saxons la dure réalité de la censure de cette époque où l’on s’interdit de mettre sur la table des sujets qui fâchent, où un seul mot peut créer la polémique et qui veut donner l’illusion que nous sommes des Bisounours.

Nous suivons dans ce magnifique récit le parcours de trois jeunes personnages, Alma donc mais également Joseph Mars, jeune mousse tendance pirate et Amélie fille d’un armateur rochelais dont le bateau la douce Amélie est commandé par le capitaine Gardel.

La douce Amélie, quel contraste entre ce nom synonyme de tendresse, et l’horreur cachée sous ses ponts avec ses quelques 500 âmes prisonnières, arrachées à leur racine pour l’avarice de quelques autres.

Même si l’histoire narrée par Timothée de Fombelle est cruelle et criante de vérité, sa très belle plume la rend accessible aux lecteurs dès l’âge de douze ans. De plus son volet aventurier à travers les mers, rend sa lecture plaisante. Premier tome d’une saga qui devrait en compter un total de trois, c’est un roman à lire et qui permet de discuter en famille ou entre enseignants et élèves de ce lourd héritage.

L’esclavage, n’est pas qu’un mot, c’est un fléau qui a traversé les âges à travers les nombreuses civilisations qui nous ont précédées. Voici une vidéo de Benjamin Brillaud de Nota Bene qui nous retrace son histoire :

Un extrait musical nous rappelant de ne pas oublier l’esclavagisme :

Pour commander Alma, le vent se lève :

https://www.lalibrairie.com/livres/alma–volume-1-le-vent-se-leve_0-6391499_9782075139106.html?ctx=882e64f93deb79053210c41ed1e2a4ed

La boîte à musique – T2 – Le secret de Cyprien par Gijé et Carbone

DUPUIS 56 pages 01/11/2018

Après un premier opus, « Bienvenue à Pandorient » qui nous faisait découvrir l’univers caché dans la boîte à musique et de faire connaissance avec les personnages, le duo de créateurs, Gijé et Carbone nous propulse en pleine aventure avec ce second tome.

A l’image de Nola qui ne pense qu’à retourner à Pandorient, j’étais impatient de lire ce second tome et de dépasser le plantage de décor pour savoir ce que cache Pandorient. Je ne suis pas déçu. Nous retrouvons tout d’abord les très belles et colorées illustrations. Les scènes de la fête royale sont sublimes. C’est aussi avec plaisir que nous retrouvons les personnages du premier album et découvrons de nouveaux protagonistes dont Cyprien, le fils d’Anton qui se fait racketté ou le roi Hectorian Ier.

Nola et ses amis décident d’enquêter sur la disparition de plantes du jardin merveilleux d’Anton et se retrouveront embarqués dans une aventure pleine de rebondissements et non dénuée de danger. En effet, Nola ne doit pas laisser accessible l’accès à notre monde ni se faire repérer par des Pandoriens.

De l’aventure, de l’action, des personnages que l’on apprécie de plus en plus et une fin qui laisse attendre un troisième tome avec encore plus d’impatience. Cette série est une vraie réussite.

Pour offrir ou vous offrir l’album :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-boite-a-musique–volume-2-le-secret-de-cyprien_0-5466129_9791034731459.html?ctx=548520824d9d7ba7cf263d5835b2b681

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