L’ombre de la nuit par Marco Pianelli

Jigal éditons – 256 pages – 25 septembre 2021

Un polar pur jus, addictif, animé, ça défouraille, ça cogne à tout-va. Et, à un contre tous… Pour notre plus grand plaisir.

Sur une route isolée d’Ardèche, un homme seul, sous une pluie torrentielle, espère croiser une âme charitable qui acceptera de l’emmener jusqu’à un proche abri. Mais, avec son allure de vagabond, déformée en plus par un poncho trempé, ce n’est pas gagné. Aussi fut-il agréablement surpris quand un véhicule s’arrête un peu plus loin sur la route et son étonnement augmente quand il se rend compte que c’est une femme, seule, entre-deux âges, Myriam. Très vite, il apprendra que c’est une infirmière hospitalière, qui depuis 5 ans tout juste, le jour de leur rencontre, elle erre régulièrement sur cette route, où Nicolas, son fils de pas encore 18 ans à l’époque a disparu. La conductrice, presque instantanément, se rendra compte, que l’autostoppeur, n’est pas tout à fait comme tout le monde et bénéficie d’un esprit d’analyse hors du commun. La providence l’aurait-elle sciemment mis sur sa route ?

Le vagabond, Paco Sabian, est un homme tellement mystérieux, que même les autorités n’apprennent pas grand-chose sur lui. Pourtant, cet homme possède des capacités peu communes, issues d’un entrainement intensif, commando, espion, flic d’élite ? Ils seront nombreux à chercher ses origines.

Attendri par Myriam, pas pressé par le temps et guidé par un esprit de justice, Paco s’intéressera bientôt à l’affaire de Myriam, au grand soulagement de cette dernière, mais au grand dam des gendarmes et malfrats locaux. Se mettre Paco à dos est synonyme de douleurs intenses, de problèmes osseux pouvant entraîner la mort…

Ce polar, premier roman de Marco Pianelli, est fait pour les amateurs de genre, les amateurs d’action. L’intrigue bien montée et riche en rebondissements est somme toute assez classique. Les personnages, eux, sont bien campés et ils sont nombreux, dans les deux camps. Le rythme est élevé, les chapitres défilent à toute vitesse. L’ombre de la nuit, récit cinématographique, ne se veut pas film d’auteur, c’est un blockbuster. C’est une fiction qui peut déranger les lecteurs procéduriers cherchant à tout-prix à ce que tout soit réaliste. Inversement, pour ceux qui ne cherchent qu’un bon moment de lecture détente, c’est un bonbon.

Le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=271

Va manger tes morts par Pascal Martin

Editions Jigal – 232 pages – 25 septembre 2021

Un dernier roman, véritable ode à la vie, pour cet auteur nous ayant récemment quitté et que je découvre avec Va manger tes morts.

Un véritable coup de poing, une lecture qui vous bouscule. Va manger tes morts est une histoire comme on en trouve trop peu. Dans ce roman noir, tout commence par une scène ordinaire, Rio Capo Ortega, comme chaque vendredi soir, déguste un excellent steak dans une brasserie parisienne. La vie de cet enquêteur en assurance est réglée comme une horloge. Mais, en cette soirée ordinaire, à une table voisine, un sale type, cogne violemment la jeune femme avec qui il partage son repas. Pourquoi Rio s’en mêle, nul ne le sait. Il ne fait malgré tout pas le poids et sera à son tour sauvé par la jeune femme, tuant l’agresseur d’une balle dans la tête devant tout le monde.

L’enquêteur à la vie si posée d’habitude, se retrouvera en cavale, accompagné par la tueuse. Seulement nos décisions prises parfois en quelques fractions de secondes peuvent avoir des conséquences énormes sur nos vies…

Véritable ode à la vie, ce récit nous donne envie de nous échapper de nos quotidiens bien rythmés. Il nous fait voyager, nous donne à réfléchir et nous fait découvrir une culture mystérieuse, celle des Gitans. En effet, Romane, la jeune tueuse, est une Gitane au langage bien particulier. Michto, bicrave, chlof, courave, gadjo, tikno… et en leitmotive Va criave tes moulos, ne sont qu’un petit échantillon du vocabulaire de Romane. Un roman quasi bilingue.

Va manger tes morts est une véritable aventure littéraire. Un roman plaisant à lire, mais avec un fond très dur mêlant traite humaine, violence extrême, règlement de compte. Parfois, suivre son instinct, ne pas prendre le temps de réfléchir à ses actes, fait exploser nos petites vies pour le meilleur ou le pire…

Pascal Martin nous aura quittés en laissant en héritage un récit débordant de vie.

Un grand merci à Jimmy Gallier et à Jigal Polar.

Le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/index.php?page=liens&p=269

Fucking Melody par Noël Sisinni

Jigal éditions – 232 pages – 20 mai 2021

C’est fou comme les choses qu’on a jamais imaginé peuvent vite devenir familières.

Cet extrait que l’on retrouve à plusieurs reprises dans ce premier roman de Noël Sisinni, traduit à la perfection ce que l’on ressent devant ce récit, car très vite, nous sommes pris d’affection par les personnages au premier rang desquels Fiorella, « Fio » comme elle aime se faire appeler, suivie de près par Soline, clown et musicienne de génie ainsi que son compagnon Boris, talentueux dessinateur de BD puis, le Professeur Antoine Marsac, médecin empli d’humanité, se battant quotidiennement face à la maladie et la mort, frappant au hasard les enfants et adolescents soignés dans sa clinique. Très vite, au gré des phrases couchées sur les pages, dont les véritables punchlines de Fio, nous tombons également sous le charme de la plume de l’auteur, teintée de beaucoup d’esprit, parfois drôle, souvent tendre. Le tout nous est offert à un rythme infernal, page turner digne des romans des meilleurs spécialistes du genre.

Dans Fucking Melody, Noël Sisinni se fait chef d’orchestre de cette putain de mélodie, celle qui gronde au loin et telle la foudre, frappe au hasard, d’abord sur Fio, qui du haut de ses quinze ans se découvre rongée de l’intérieur par une saloperie de crabe qui l’empêchera surement de voir ses seize ans et de connaître la vie et l’amour. Par ricochet, elle entraînera avec elle, Soline l’ancienne toxicomane et surtout Boris, sur qui elle jette son dévolu, potentiel amant et futur otage de sa cavale infernale mais, c’est fou comme les choses qu’on a jamais imaginé peuvent vite devenir familières.

Les éditions Jigal ont encore déniché une pépite avec Noël Sisinni. Un grand bravo à ce dernier et un grand merci à Jimmy Gallier pour cet excellent opus doté d’une très belle couverture.

Comme Soline, ils apportent de la joie à ces enfants malades … Merci à eux.

Le site des clowns de l’espoir : https://lesclownsdelespoir.fr/

Le site de Jigal : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=264

Tarmac Blues par Gérard Carré

Jigal Éditions – 368 pages – 20 Février 2021

Souvent, nous sommes amenés à nous poser la question de ce qui différencie dans la littérature de genre, le polar, le thriller, le roman noir. Gérard Carré, avec Tarmac Blues a résolu le problème, son roman est tout cela à la fois.

Six actes, un nombre énorme de courts chapitres basés sur un personnage différent à chaque fois, donnent à ce roman qui démarre, avec l’enlèvement de la femme enceinte du commissaire Delevigne, patron de la BAND, sur les chapeaux de roues, un rythme effréné.

L’intrigue brillamment construite quant à elle, nous réserve du début à la fin des surprises et nous incite sans cesse à lire la page suivante. Gérard Carré n’est pas scénariste pour rien et il prend plaisir à vous transformer en spectateur d’un récit hyper visuel, cinématographique.

En plus de la forme maîtrisée à la perfection, le roman de Gérard Carré est profond, les personnages principaux ou secondaires sont remarquables de qualités et de défauts. Ils sont humains. Les thèmes abordés, nombreux, variés, comme le trafic de drogue, le terrorisme, la corruption, les quartiers et banlieues, l’ascenseur social ou son absence, la pédophilie, le génocide au Rwanda… permettent aux lecteurs de se retrouver face à un récit riche qui touchera le plus grand nombre.

4 ème de couverture :

Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme.

Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. À l’inverse de Léonard, Milo est un homme d’action, pulsionnel et intuitif, pour qui la fin justifie souvent les moyens.

Salomé Delevigne, une brillante avocate d’origine juive hongroise, a rencontré ces deux hommes de sa vie le même jour, une vingtaine d’années auparavant. Elle les a aimés l’un et l’autre, incapable de choisir entre le cérébral et l’aventurier, jusqu’à ce que Milo s’engage dans les casques bleus de l’ONU pour laisser le champ libre à ce « presque frère » envers qui il se sent redevable.

Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

Un grand merci à Jimmy Gallier et aux éditions Jigal pour ce roman/

Pour en savoir un peu plus sur ce drame horrible.

Foncez chez votre libraire indépendant ou commandez-le sur le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=256

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