Fucking Melody par Noël Sisinni

Jigal éditions – 232 pages – 20 mai 2021

C’est fou comme les choses qu’on a jamais imaginé peuvent vite devenir familières.

Cet extrait que l’on retrouve à plusieurs reprises dans ce premier roman de Noël Sisinni, traduit à la perfection ce que l’on ressent devant ce récit, car très vite, nous sommes pris d’affection par les personnages au premier rang desquels Fiorella, « Fio » comme elle aime se faire appeler, suivie de près par Soline, clown et musicienne de génie ainsi que son compagnon Boris, talentueux dessinateur de BD puis, le Professeur Antoine Marsac, médecin empli d’humanité, se battant quotidiennement face à la maladie et la mort, frappant au hasard les enfants et adolescents soignés dans sa clinique. Très vite, au gré des phrases couchées sur les pages, dont les véritables punchlines de Fio, nous tombons également sous le charme de la plume de l’auteur, teintée de beaucoup d’esprit, parfois drôle, souvent tendre. Le tout nous est offert à un rythme infernal, page turner digne des romans des meilleurs spécialistes du genre.

Dans Fucking Melody, Noël Sisinni se fait chef d’orchestre de cette putain de mélodie, celle qui gronde au loin et telle la foudre, frappe au hasard, d’abord sur Fio, qui du haut de ses quinze ans se découvre rongée de l’intérieur par une saloperie de crabe qui l’empêchera surement de voir ses seize ans et de connaître la vie et l’amour. Par ricochet, elle entraînera avec elle, Soline l’ancienne toxicomane et surtout Boris, sur qui elle jette son dévolu, potentiel amant et futur otage de sa cavale infernale mais, c’est fou comme les choses qu’on a jamais imaginé peuvent vite devenir familières.

Les éditions Jigal ont encore déniché une pépite avec Noël Sisinni. Un grand bravo à ce dernier et un grand merci à Jimmy Gallier pour cet excellent opus doté d’une très belle couverture.

Comme Soline, ils apportent de la joie à ces enfants malades … Merci à eux.

Le site des clowns de l’espoir : https://lesclownsdelespoir.fr/

Le site de Jigal : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=264

Tarmac Blues par Gérard Carré

Jigal Éditions – 368 pages – 20 Février 2021

Souvent, nous sommes amenés à nous poser la question de ce qui différencie dans la littérature de genre, le polar, le thriller, le roman noir. Gérard Carré, avec Tarmac Blues a résolu le problème, son roman est tout cela à la fois.

Six actes, un nombre énorme de courts chapitres basés sur un personnage différent à chaque fois, donnent à ce roman qui démarre, avec l’enlèvement de la femme enceinte du commissaire Delevigne, patron de la BAND, sur les chapeaux de roues, un rythme effréné.

L’intrigue brillamment construite quant à elle, nous réserve du début à la fin des surprises et nous incite sans cesse à lire la page suivante. Gérard Carré n’est pas scénariste pour rien et il prend plaisir à vous transformer en spectateur d’un récit hyper visuel, cinématographique.

En plus de la forme maîtrisée à la perfection, le roman de Gérard Carré est profond, les personnages principaux ou secondaires sont remarquables de qualités et de défauts. Ils sont humains. Les thèmes abordés, nombreux, variés, comme le trafic de drogue, le terrorisme, la corruption, les quartiers et banlieues, l’ascenseur social ou son absence, la pédophilie, le génocide au Rwanda… permettent aux lecteurs de se retrouver face à un récit riche qui touchera le plus grand nombre.

4 ème de couverture :

Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme.

Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. À l’inverse de Léonard, Milo est un homme d’action, pulsionnel et intuitif, pour qui la fin justifie souvent les moyens.

Salomé Delevigne, une brillante avocate d’origine juive hongroise, a rencontré ces deux hommes de sa vie le même jour, une vingtaine d’années auparavant. Elle les a aimés l’un et l’autre, incapable de choisir entre le cérébral et l’aventurier, jusqu’à ce que Milo s’engage dans les casques bleus de l’ONU pour laisser le champ libre à ce « presque frère » envers qui il se sent redevable.

Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

Un grand merci à Jimmy Gallier et aux éditions Jigal pour ce roman/

Pour en savoir un peu plus sur ce drame horrible.

Foncez chez votre libraire indépendant ou commandez-le sur le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=256

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