« Rester groupés » de Sophie HENAFF

Souvent quand nous entamons un nouvel opus d’une série, nous nous attendons à retrouver l’ADN du précédent. Dans le cas de « Rester groupés » la suite de « Poulets grillés », cet ADN a muté.

J’avais bien aimé le premier tome et, pour retrouver un peu de légèreté, j’ai sorti celui-ci de ma PAL et ce récit m’a vraiment surpris. En effet, même si nous retrouvons la fameuse brigade des Innocents et ces membres déjantés, cette nouvelle histoire se révèle beaucoup plus grave, intime, noire pour la commissaire Capestan et c’est tout le roman qui sera teinté de cette noirceur.

Une série de meurtres dont l’origine remonte à une vingtaine d’année en arrière. Des aller-retours entre Lyon et la capitale. Des non-informations partagées entre nos héros et les services du fameux 36. Des rebondissements à répétition. Beaucoup d’ingrédients viennent composer cette nouvelle aventure qui transforment ce que je qualifiais de série d’humour policier en vrai polar même si des moments drôles subsistent pour notre plus grand plaisir.

En plus de l’enquête en toile de fond, de nouveaux personnages, une scène hallucinante avec des hooligans anglais et un fameux concours auquel participe Torrez créent de la profondeur et rendent encore plus vivante cette équipe.

« De cauchemar et de feu » de Nicolas Lebel

Reprendre une dose de Mehrlicht en cette longue période précédent des congés bien mérités, cela fait un bien fou au moral.

Dans cette quatrième enquête, nous retrouverons donc des personnages auxquels nous sommes dorénavant attachés, le capitaine batracien, ses lieutenants Latour et Dossantos, le commissaire Matiblout, le légiste Carrel… Et dans une aventure de Mehrlicht n’en serait pas une sans un officier de police stagiaire. Ici en plus nous aurons le droit à un enquêteur anglais.

Dans ce roman, une fois n’est pas coutume, le personnage principal ne sera pas notre ami Mehrlicht mais le conflit qui opposa les anglais et les irlandais, les protestants et les catholiques, les républicains et les loyalistes dans les années 60 – 70.

Quand on lit un Lebel, on s’attend à avoir des moments de rire, des moments de tensions et un ou des sujets de fond sérieux, travaillés et auxquels Nicolas est attaché. Ce cocktail fonctionne ici à merveille et, plus qu’explosif est incendiaire…

Ce déroulant au court de l’année 2015, nous ressentons et revivons l’état dans lequel la France s’est retrouvée suite à la vague d’attentat dont elle a été la cible. Ajoutée à l’histoire très présente des nord-irlandais, elle fait de cet opus le plus noir de la série. Heureusement que la toujours jolie écriture de Nicolas et ses bons mots nous apportent un peu de légèreté…

Ce roman a été pour moi qui suis fan de Mehrlicht et de Nicolas Lebel un pur moment de bonheur littéraire et instructif.  

« Fantazmë » Niko Tackian

Voilà un vrai, un pur polar hyper bien construit. L’intrigue, le style, le rythme, les personnages… C’est mon premier de Niko Tackian et je fais donc juste connaissance avec le commandant Tomar Khan… Un flic torturé, un de plus vous me direz… mais celui-ci a quand même tué son père…

L’enquête commence avec une victime, un sdf, une enquête qui devrait être vite abandonnée… Mais l’ADN parlera et rattachera se crime à un autre. Il s’agirait d’un tueur insaisissable, un spectre « Fantazmë » en Albanais…

Niko Tackian est en autre un scénariste pour la télévision, cela se ressent dans son écriture très cinématographique. Son roman se lit très vite et est très visuel. Assez court, il se lit en à peine quelques heures pendant lesquelles on plonge très vite dans son histoire.

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