Goldorak par Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac et Guillo

Kana éditions – 168 pages – 15 octobre 2021

Cinq passionnés, talentueux représentants du 9ᵉ art, qui s’attaquent à un mythe pouvaient soit nous enchanter, soit nous décevoir. Ils ont fait mieux et nous offrent un chef-d’œuvre.

Ainsi se terminait au bout de 74 épisodes l’aventure Goldorak…

Ils l’ont tellement aimé qu’ils sont, en partie grâce à lui, devenus scénaristes ou dessinateurs de BD. Passionnés, certainement nostalgiques, ils ont rêvé d’une suite. Courageux et assurément un peu fous, ils ont osé la faire.

Alors que la guerre entre Véga et Goldorak est un lointain souvenir, que la Terre est en paix, qu’Actarus et Phénicia sont repartis sur Euphor et que Vénusia et Alcor mènent une vie normale, surgit l’Hydragon, le plus puissant des golgoths que tout le monde pensait disparus. Dans ce chaos inattendu, les armées terriennes sont écrasées et les survivants de Véga laissent un ultimatum, le Japon doit être entièrement évacué sous sept jours sous peine d’annihilation totale. Il ne reste qu’un espoir… Goldorak.

Un peu plus de cent planches, toutes plus belles les unes que les autres alternant entre sublimes créations et reproduction de scènes de l’époque où nous découvrions sur l’unique écran de la maison, cet animé japonais. Et, ici, pas besoin de version audio, la réalité est augmentée naturellement. Les bruitages, les voix des personnages résonnent en nous, au son des Planitrons, Fulguro Poing, Astéro Hache, Corno Fulgur, Métamorphose, Goldorak Go !!!

Les auteurs ont réussi le pari fou de rendre un hommage géant à l’œuvre de Go Nagai en fraisant renaître le robot géant quadragénaire tout en respectant l’original tout en véhiculant de nobles messages, tels que la protection de notre fragile planète, la nécessité du vivre ensemble entre les peuples ou que la violence n’est pas la seule solution aux maux qui nous menacent.

Cet album nous offre l’immense bonheur de retrouver Actarus, Alcor, Vénusia, Phénicia, sans oublier Procyon, Mizar, Banta et Rigel. Des retrouvailles tellement inespérées que les Fatals Picards chantaient « Goldorak est mort ».

En bonus, une trentaine de pages ajoutées à la fin de l’ouvrage nous permettent de prolonger l’expérience en immersion dans l’atelier des artistes, de la genèse de ce projet aux souvenirs d’enfance des auteurs.

Alors merci Xavier Dorison, d’avoir eu la folie de penser que leur retour était possible et bravo à Bajram, Cossu, Sentenac et Guillo de l’avoir suivi dans cette folie.

Séquence nostalgie….
Et non !!!!!! 😁😁😁😁😁

 » La Maison où je suis mort autrefois  » de Keigo Higashino

ACTES NOIRS / ACTES SUD 253 pages 15/04/2010

Ce roman, cet univers est une totale découverte pour moi. Changement de continent, direction le pays du soleil levant. L’environnement, le rythme, la culture, tout est totalement différent de mes lectures habituelles et cela fait du bien.

Nous voici donc plongés dans le Japon du milieu des années 90, date où est sorti ce roman de Keigo Higashino dans ce pays, il sortira en France en 2010. Et la vie s’y déroule à un autre rythme, à l’image de la quiétude qu’offre la contemplation d’un jardin japonais.

Sayaka Kurahashi est une jeune femme mal dans sa peau, mariée à un époux peu présent, maman d’une enfant de 3 ans envers laquelle elle ne ressent aucun sentiment – qu’elle se retrouve même à maltraiter – elle ne possède pas de souvenirs de son enfance et a déjà attenté à sa vie. Sayaka est en pleine spirale destructrice quand son père décède brusquement lui laissant une enveloppe contenant une clé à tête de lion et un plan situant une habitation au milieu des montagnes. Espérant que ce mystérieux héritage lui apporte les réponses qui peut-être la feront sortir de cette spirale destructrice, elle fait appel à son ancien petit ami, devenu professeur de physique à l’université afin de l’accompagner et de l’aider dans ses recherches. Ils découvriront alors cette bâtisse sans âge, qui dévoilera au fur et à mesure une histoire tragique pleine de secrets.

Keigo Higashino, nous offre un récit qui à l’image de cette demeure est hors du temps. Ce thriller psychologique se présente comme une enquête, non pas de celles que nous connaissons habituellement menées par des professionnels du genre, mais celle de deux êtres liés par un amour éteint qui va les plonger dans un passé où une violence latente tant psychologique que physique couve.

J’ai beaucoup apprécié ce roman d’une culture que je ne maîtrise pas, qui me fait sortir de ma zone de confort. Un style de littérature particulier où l’humain est très présent. Un roman qui me donne envie de découvrir un peu plus la littérature noire japonaise.

Pour passer commande :

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