« Les démoniaques » Mattias Köping

Une preuve de plus que les romans noirs sont ceux que j’affectionnent le plus… Chose rare, je vais commencer par la 4ème de couverture qui est en fait, le chapitre 1 :

« Ils reprennent en chœur : « Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salop ! » Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux. Elle s’appelle Kimy. Ce soir, on fête ses quinze ans. »

Voilà vous savez où vous mettrez les pieds si vous vous lancez dans cette lecture.

La vengeance est un plat qui se mange froid… et pour le coup cette vengeance est une véritable bombe à retardement…

Cette histoire nous emmène dans une petite ville de Normandie où est installé l’Ours alias Jacky Mauchrétien gros entrepreneur local à la fois de façon légale et illégale, drogue, proxénétisme, il touche à tout… y compris sa propre fille…

Ce roman ne laisse pas indemne, pas seulement par la cruauté de certaines scènes, mais aussi quand, dans ce monde ténébreux nait un peu d’espoir grâce à la magie des livres.

J’avais adoré « Le Manufacturier », il en est de même avec « Les Démoniaques »… Quand on referme se livre, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser des questions sur l’humanité et ses dérives, car les horreurs décrites par Mattias Köping existent malheureusement…

« Le Manufacturier » Mattias Köping

Editions Ring 548 pages

Quelle claque !! J’en ai lu des livres noirs, mais là, nous plongeons au sein même de ce qui distingue le plus l’Homme des animaux, cette cruauté sans nom qui n’existe que pour assouvir cette espèce de pouvoir qui cherchent ces êtres immondes, sans morale…

Il est difficile de parler de ce chef d’œuvre, sans en dévoiler ce qui le rend si unique… Seul Ghislain Gilberti sait écrire ce genre de textes…

Du Havre à Belgrade, de nos jours au début des années 90 en allant jusqu’aux horreurs commises pendant la seconde guerre mondiale e Europe de l’Est, Mattias Köping nous ballade dans la noirceur sans jamais nous perdre tout en nous présentant une foule de personnages…

Ce thriller, inspiré de faits réels, décrit des scènes d’une violence physique ou psychologique extrême (attention à ne pas mettre ce roman entre les mains d’une personne non avertie), qui parfois nous donne envie de le reposer afin de faire une pause.

Quelle est la frontière entre la fiction et le réel ? C’est avec cette question qui tourne dans ma tête que j’en ai fermé les dernières pages.

Une bombe qui ne laisse pas indemne…

Voici un extrait qui résume assez bien je trouve les côtés les plus sombres de l’âme humaine décrits dans ce livre : « Putain ! C’était génialement tordu ! Radiche adorait ce monde cynique et malsain, à l’image du prêtre qui confesse pour ses péchés le petit enfant qu’il vient juste d’enculer. Il adorait ça oui…Quelle créature que l’homme, nom de Dieu ! »

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