Fatal baby par Nicolas Jaillet

La manufacture de livres – 304 pages – 03 Juin 2021

Un thriller plus lumineux que noir, une suite qui n’en est pas vraiment une, un roman inclassable comme l’était Mauvaise graine, dans lequel nous avions découvert Julie, mais sans lui ressembler. Nicolas Jaillet arrive de nouveau à nous surprendre.

Après avoir vécu une expérience de grossesse unique en son genre, Julie, cette institutrice trentenaire, ne pouvait pas avoir un enfant « normal ». Léa est donc née, dotée à son tour de super-pouvoirs. Seulement, à l’image de tout ce que doit apprendre à maîtriser un nouveau-né, ces particularités seront difficiles à contrôler et Julie, courageuse maman pleine de ressources devra faire preuve de son super-pouvoir de maman pour l’aider au mieux et la protéger de poursuivants de cette organisation militaro-pharmaceutique qui après en avoir après Julie en veulent maintenant au Fatal baby.

Nicolas Jaillet nous emmène dans une cavale sur les traces de Julie et sa fille à travers le globe, dans un thriller haletant, léger sur la forme, mais avec une grosse dose d’émotions, saupoudrée d’une touche de fantastique. Mais, la magie de la vie, le lien indescriptible qui unit une mère et son enfant, la magie de la maternité ne sont-ils pas eux aussi fantastiques ?

Même si ce roman, Fatal baby peut se lire sans, au préalable, avoir lu Mauvaise graine, après sa lecture, vous vous jetterez sur ce dernier.

Dans la société hyper patriarcale, dans laquelle nous vivons aujourd’hui et qui est malheureusement traversée par de nombreux scandales dénoncés comme MeToo, Balance ton porc, etc, Nicolas Jaillet à travers ce personnage de Julie, nous démontre qu’heureusement, il y a aussi des « hommes blancs de cinquante ans », comme aime les désigner les médias, qui, sans avoir besoin de se revendiquer féministes, nous prouvent leur profond respect et l’admiration qu’ils ont pour les femmes.

Merci aux éditions La manufacture de livre pour ce service presse.

Vidéo relative à Mauvaise graine néanmoins, Nicolas Jaillet parle de Julie

Pour le site de l’éditeur, c’est par là : https://www.lamanufacturedelivres.com/livres/fiche/204/jaillet-nicolas-fatal-baby

La Maison par Nicolas Jaillet

Bragelonne 168 pages 23 septembre 2016

Un court roman mais d’une puissance incroyable, un thriller psychologique qui vous attrape et vous enferme dans ce huis-clos à l’ambiance pesante où la souffrance est muette comme toutes ces femmes qui vivent avec des tyrans, des gens qui n’ont pas d’humanité.

La maison, celle où vit Martine avec son époux et son jeune fils. Elle a épousé Jean, sans l’aimer, mais elle est enceinte de lui et à cette époque, c’est ce que l’on fait. Ils auraient pu vivre heureux malgré tout, seulement, Jean est un bourreau qui tyrannise Martine. Comme de nombreuses femmes, elle se tait, fait le dos rond et reste forte pour son fils. Sa seule liberté est un cagibi, la pièce à Martine, celle où l’on n’entre pas, mais dans laquelle, elle construit un avenir.

Nicolas Jaillet avec une plume très douce, nous décrit ce tableau, successions de scènes de vie d’une violence froide. Il nous fait réfléchir à ses femmes qui parfois peuvent être dans notre entourage et qui vivent une fois la porte fermée de leur logement un enfer que l’on n’imagine pas. Ce court roman, accompagné dans cette publication de Bragelonne de deux nouvelles, nous permet de découvrir à travers cette porte, le courage et la patience de Martine. Un roman qui vous marquera.

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