« De cauchemar et de feu » de Nicolas Lebel

Reprendre une dose de Mehrlicht en cette longue période précédent des congés bien mérités, cela fait un bien fou au moral.

Dans cette quatrième enquête, nous retrouverons donc des personnages auxquels nous sommes dorénavant attachés, le capitaine batracien, ses lieutenants Latour et Dossantos, le commissaire Matiblout, le légiste Carrel… Et dans une aventure de Mehrlicht n’en serait pas une sans un officier de police stagiaire. Ici en plus nous aurons le droit à un enquêteur anglais.

Dans ce roman, une fois n’est pas coutume, le personnage principal ne sera pas notre ami Mehrlicht mais le conflit qui opposa les anglais et les irlandais, les protestants et les catholiques, les républicains et les loyalistes dans les années 60 – 70.

Quand on lit un Lebel, on s’attend à avoir des moments de rire, des moments de tensions et un ou des sujets de fond sérieux, travaillés et auxquels Nicolas est attaché. Ce cocktail fonctionne ici à merveille et, plus qu’explosif est incendiaire…

Ce déroulant au court de l’année 2015, nous ressentons et revivons l’état dans lequel la France s’est retrouvée suite à la vague d’attentat dont elle a été la cible. Ajoutée à l’histoire très présente des nord-irlandais, elle fait de cet opus le plus noir de la série. Heureusement que la toujours jolie écriture de Nicolas et ses bons mots nous apportent un peu de légèreté…

Ce roman a été pour moi qui suis fan de Mehrlicht et de Nicolas Lebel un pur moment de bonheur littéraire et instructif.  

« La Piste Aux Étoiles » de Nicolas Lebel

Ce roman de Nicolas Lebel fait partie de la collection l’Embaumeur, dans laquelle différents auteurs nous narrent les aventures de Luc Mandoline, ancien militaire reconverti en tant que thanatopracteur, formidable métier, car il permet aux proches d’un défunt de commencer leur deuil.

Dans le cas de Mandoline, ses activités l’emmènent surtout à vivre des évènements souvent étranges, toujours mouvementées et ce pour notre plus grand plaisir.

Cette fois et, afin de sortir d’une mauvaise passe son ami le capitaine Franck Sauvage, il va s’envoler pour la Turquie afin de participer à la création d’un cirque. Quel rapport, me direz-vous, entre la thanatopraxie et l’univers du cirque ? Aucun à première vue. Sauf si vous connaissez la plastination ou imprégnation polymérique, une technique qui permet de conserver les corps en leur donnant les positions que l’on veut en remplacer les humeurs par du silicone. Car oui, un artiste a ce projet en tête…

J’aime beaucoup cette collection dont la paternité revient à Sébastien Mousse (Stanislas Petrosky), dont chaque roman est pour moi une petite récréation littéraire. Une récréation, je pense partagée avec les auteurs qui se prêtent au jeu en faisant une petite infidélité à leurs personnages habituels. Mais attention, qui dit récréation n’est pas forcément synonyme de manque de sérieux. C’est une nouvelle fois le cas avec ce roman. Nicolas nous en apprend beaucoup sur cette technique de conservation des corps et j’y est aussi retrouvé son humanité dans la « traite » humaine concernant par exemple les réfugiés.

« Les frères du Serment » Nicolas Lebel

C’est suite à une rencontre littéraire en territoire Picard (et oui pour une fois) où Nicolas Lebel a parlé de son premier livre que je me suis décidé à me le procurer. Et dès les premières lignes, je me suis retrouvé voyageant dans mes lectures d’adolescence… Oui je le confesse, si je continue de lire de la Fantasy, c’est surtout pour garder ce lien avec cette période insouciante de ma vie. Et là c’est vraiment du lourd, Nicolas a écrit l’intégralité de cette épopée en Alexandrins. Alors oui, ce n’est pas facile à lire -j’ose la comparaison avec l’un de mes auteurs préféré Alain Damasio qui se « mérite » – et de ce fait, un sentiment de défi accompli nous emporte à la fin. Défi de lecture si modeste à côté de la prouesse de l’écrire.

J’en profite également pour souligner le travail remarquable de l’illustrateur.

Découvrez une autre facette de ce talentueux auteur de polars. Et n’ayez pas peur de lire à haute voix même si vous êtes seuls car c’est également un vrai plaisir à l’oreille.

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