« Synopsix » d’Angélina DELCROIX

Nouvelles Plumes 493 pages 03/08/2020

Un manoir abandonné, éloigné de tout, en cette période hivernale où la neige recouvre tout, où le vent créé un environnement sonore flippant, que rêver de mieux comme décor pour une  murder party » où les participants seront amenés à jouer aux experts de la police scientifique. Ils seront six, Mallory, Willy, Lilio, Barbara, Orson et Bertrand, à devoir travailler sur des scènes de crimes reproduisant des crimes non élucidés.

Seulement voilà, les cadavres ne sont pas des mannequins…  

Angélina Delcroix nous offre là un huis clos où l’angoisse est le personnage principal. Chaque personnalité de ces six protagonistes est travaillée en profondeur pour donner vie à un jeu de questionnement entre les personnages et nous faisant douter nous-même. A plusieurs reprises d’ailleurs, on se dit « pff trop facile c’est untel », jusqu’au chapitre suivant où nous nous rendons compte s’être fait bernés.

En parallèle de cette murder party, d’autres personnages, une auteure et son éditrice, des gendarmes, des avocats, un père, un voisin, permettent à ce huis clos des connexions et de le rendre encore plus angoissant.

J’ai vraiment pris plaisir à lire cette histoire qui m’a donné en plus l’envie de m’intéresser de nouveau à France Loisirs (ce roman y est en exclusivité jusque janvier). Mon seul petit bémol est qu’il manque juste une dose de rythme qui aurait pu transformer ce thriller en véritable page turner. Mais attention, ce n’est là que le quatrième roman d’Angélina Delcroix et je suis persuadé qu’elle nous réserve encore plein de surprise et qu’elle ne nous a pas encore dévoilé toute l’étendue de son talent.  

« Ravages » de Lison Carpentier

Auto-édition 279 pages 13/02/2020

Je remercie Lison Carpentier pour m’avoir proposé de lire et chroniquer son roman « Ravages » dont le titre m’a interpellé me faisant de suite penser à Barjavel un auteur que j’adore. Pour le coup, le genre n’est pas le même puisque Lison Carpentier nous propose un thriller.

Ce roman a été particulier à lire pour moi car une scène au tout début m’a laissé perplexe et j’ai gardé ce goût amer en moi pendant toute ma lecture, ce qui fait que je n’ai-je pense pas apprécier ce récit à sa juste valeur.

En effet, dans ce roman, nous allons vivre à ses côtés, les ravages qui viennent pulvériser la vie de Clémence, une jeune femme divorcée, reporter photographique pour un magazine touristique, dont la passion est les photos de sites abandonnés comme cette prison rennaise où démarre l’intrigue de ce roman. Elle est aussi accessoirement, maman d’un ado Quentin. C’est justement dans cette prison que se déroule cette scène qui m’a vraiment dérangée tant pour moi, elle n’est pas envisageable. Sans spoiler puisque nous en sommes au tout début de l’histoire, je ne comprends pas comment une mère de famille pour échapper à d’éventuelles ennuis judiciaires ou causés par son tordu d’ex-mari commissaire au bastion, peut se résoudre à achever un enfant de 12 ans. D’autant que l’auteure aurait pu, je pense, nous l’épargner. C’est certainement un parti pris de sa part, une prise de risque assumée et il en faut, néanmoins chez moi, ça n’a pas matché.

Cela mis de côté, Lison Carpentier nous offre là un récit bien construit au suspens maîtrisé et nous tenant en haleine, des personnages qui même s’ils sont assez peu nombreux, nous amènent à beaucoup se questionner sur l’intrigue en étant sans cesse dans la recherche du rebondissement suivant. Elle nous fait également voyager entre Paris, la Bretagne et le Hainaut où se retrouvent les différentes victimes.

« Ravages » est un bon thriller à suspens qui me fera encore longtemps réfléchir à cette maman capable de tuer un jeune garçon… Sans oublier que dans la vraie vie certaines mamans sont capables d’ôter la vie à leurs propres enfants…

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