Nos vies en flammes par David Joy

Sonatine – 352 pages – 20 janvier 2021 – 9782355847301

Prenant comme décor les Appalaches en feu, David Joy, à travers le combat de Ray Mathis, un garde-chasse retraité et veuf, nous dépeint une sombre société américaine. Joy nous prouve ici, qu’il est le maître du roman noir contemporain américain.

Raymond Mathis, occupe ses journées à lire, à s’occuper de son terrain et aide la communauté. Veuf, il n’a plus qu’un fils, un toxicomane qui a, depuis trop longtemps, sombré dans la drogue. Il faut dire aussi qu’il est presque plus facile de s’en procurer que d’aller faire ces courses dans cette région dévastée par la misère sociale, vidée de ses ressources souterraines et où même la forêt a été pillée. Seulement avec le départ de toutes les entreprises destructrices et où le chômage bat des records, seul le tourisme culturel apporte un peu de richesse. Pour cela les Cherokees se retrouvent à transformer leur Histoire, leurs traditions en vulgaire marchandises monnayables. On ne peut que faire le parallèle entre Ray et son territoire, tous deux condamnés à vivre au jour le jour, sans véritable espoir d’un lendemain heureux. Ray sait même que son fils décédera à cause des opioïdes. Juste, il ne sait pas quand.

Dans le décor des Appalaches dévorées par la drogue et en proie aux flammes qui les encerclent et génèrent un nuage de cendres qui les recouvre comme pour mieux les étouffer, Joy se fait le conteur de ses âmes égarées. Peu d’auteurs maîtrise aussi bien la poésie des mots pour, raviver la lumière au plus profond de ce que notre société a de plus sombre.

Oui, quand tout espoir semble perdu, des âmes se dressent pour balayer les tâches qui abîment nos vies. Comme Ray, qui en se relevant contre ceux qui inondent ses montagnes de poisons chimiques essaiera de garder un lien avec son fils et de laisser un peu de bien au milieu des cendres.

Ce quatrième roman de David Joy et incontestablement le meilleur. Il écrit avec passion, amour pour cette région où il vit et écrit. Dans Nos vies en flammes, il s’intéresse au fléau de la drogue dont il a déjà parsemé des récits mais, cette fois, il y ajoute l’histoire de ce territoire avec les Cherokees. Ce roman noir est également le plus polar avec une immersion dans une mission d’infiltration de la DEA.

Lire du David Joy est à chaque fois un chamboulement émotionnel tant il arrive à donner à ses personnages une profondeur et un réalisme. Et, ce qu’ils soient bons comme Ray ou perdus comme Ricky ou Denny.

L’Amérique qui a élu Trump est en partie, celle décrite par David Joy. Soit on moque ces millions d’électeurs, soit on cherche à comprendre pourquoi. Les médias ont choisi la moquerie, à nous lecteurs de découvrir cette Amérique rurale qui n’est pas sans rappeler la France « périphérique ».

Pour mieux connaître la Caroline du Nord
Le site des éditions Sonatine : https://www.lisez.com/livre-grand-format/nos-vies-en-flammes/9782355847301

Le choc de Carnac par Sophie Marvaud

Éditions 10/18 – 312 pages – 07 janvier 2021 – EAN 9782264077660

Sophie Mourvaud nous entraîne en territoire breton, dans la région de Carnac où un crime vient d’être commis mais, il y a près de 7000 ans…

Carnac, station balnéaire connue entre autres pour ses nombreux alignements de menhirs sert de superbe décor à ce roman de Sophie Mourvaud. Seulement cette dernière, plutôt que de nous conter une enquête policière actuelle, décide de remonter le temps et de nous offrir un paléocrime pour le plus grand bonheur des fans de polars et d’Histoire.

4700 avant notre ère, un marchand décède sur une route forestière dans le territoire de Carnac, où vivent principalement trois peuples qui ne s’accordent pas beaucoup. Il y a les Cultivateurs dans les terres, les pêcheurs en bordure de mer et dans la forêt les séparant, les nomades. Si la tension est déjà palpable entre eux, ce crime risque de mettre le feu aux poudres et déclencher un violent conflit. Trois femmes vont s’y opposer, mais trouveront-elles les raisons de la mort de Le Géant ?

Avec un récit très bien documenté sans être trop indigeste, l’autrice nous promène avec bonheur dans cette belle région du Morbihan à une époque de véritable révolution culturelle qui n’est pas sans rappeler les rencontres entre civilisations suite à l’immigration actuelle.

L’enquête est bien construite, intelligente, sans artifices technologiques. Les personnages eux, sont très modernes dans leurs raisonnements, proches de nous psychologiquement. Le rythme et les rebondissements apportent un côté addictif à cette lecture très instructive. L’autrice a su doser parfaitement ces éléments pour nous plonger dans cette période trop peu présente en littérature qui m’a rappelé la saga Les enfants de la Terre de Jean M. Auel.

Un grand merci aux éditions 10/18 et Netgalley et bravo à Sophie Marvaud pour cette balade préhistorique.

Le site de l’éditeur : https://www.lisez.com/livre-de-poche/le-choc-de-carnac/9782264077660

Un petit C’est pas sorcier pour prolonger le plaisir :

Les mots fantômes par David Moitet

Didier Jeunesse – 224 pages – 22 septembre 2021- EAN 9782278100590

Avec « Les mots fantômes » David Moitet dont le talent n’est plus à prouver, signe un excellent roman. Mêlant thriller et fantastique, il nous amène aux frontières de ce que notre esprit peut, raisonnablement concevoir…

Eliott est un ado comme tant d’autres, jusqu’à ce jour où, de retour du parc dans lequel il a, à la demande de sa maman emmenée sa petite sœur, ils retrouvent leur mère allongée sur le sol de cuisine, sans vie. La violence prendra vite la place de la tristesse et le jeune homme, sera envoyé dans une institution pour son bien. Il y retrouvera une camarade de lycée, victime, elle d’hallucinations. C’est alors que naitra un duo inattendu qui n’aura pour seul but que d’éclaircir le mystère de ce décès, qualifié de suicide par la police.

À première vue, nous serions vite tentés de penser que ce livre utilise des thématiques déjà essorées. Seulement, comme savent le faire en cuisine les grands chefs, David Moitet, en utilisant des ingrédients déjà bien connus, nous offre une recette savoureuse. Ce roman est particulièrement bien construit et nous offre un plaisir de lecture qui ravira les lecteurs jeunes et moins jeunes à la recherche de suspense, d’action, le tout, saupoudré d’un peu d’humour.

En plus des principaux personnages que sont Eliott et Lilas, l’auteur s’amuse avec des personnages secondaires drôles ou flippants, qui se retrouvent dans des situations très visuelles, cinématographiques, dignes de scènes de films d’action.

De vifs remerciements aux éditions Didier Jeunesse ainsi qu’à NetGalley pour cette lecture. Et, un grand bravo à David Moitet pour nous régaler une fois de plus.

Le site de l’éditeur : https://didier-jeunesse.com/collections/romans-12-ans-et-plus/les-mots-fantomes-9782278100590

Et, pour se mettre dans l’ambiance…

Pleine balle par James Holin

Editions du Caiman – 276 pages – 23 février 2021

Une chasse à l’homme de nuit menée à un rythme effréné sur les routes du sud de la Picardie.

James Holin nous embarque à la manière d’un 24 H chrono, en compagnie d’une équipe de flics sous le commandement du commissaire Laouz, surnommé Camerone, dans une traque violente, sur les traces du Blond, un manouche connu pour ses éventrations de DAB, les distributeurs automatiques de billets. Le Blond, avec qui il a un vieux passif à régler. Avec une équipe montée à la va-vite, ils partent à bord de deux véhicules le serrer dans un camp où il a été logé. Voulant lui en coller un maximum sur le dos, Camerone décide, faisant fi de toute procédure, de suivre le périple nocturne du manouche et ses deux acolytes sur les routes picardes.

Percutant, ce polar au rythme croissant, crescendo vers un final en apothéose, plutôt en apocalypse même, ne m’a toutefois pas totalement convaincu. Je précise, au passage, que mes retours de lectures ne présentent que mon ressenti et en aucun cas, je ne juge une œuvre (à part pour des cas particuliers où l’auteur pour peu qu’en plus, il se qualifie d’écrivain, nous inflige une daube encore moins bonne qu’une rédaction d’un élève de sixième). Pour ce roman, sur la forme, je n’ai rien à dire, James Holin nous offre un polar explosif, à la mécanique bien rodée. Sur le fond, j’émets des réserves toutes personnelles. L’auteur a ici, pris des risques concernant le contexte dans lequel se déroule le récit.

Le personnage principal, à la psychologie complexe, amputé de sa main droite, porte à la place de celle-ci une prothèse en résine. De ce fait, il est très étonnant de le trouver en service et en plus, dans un service actif. Holin, le justifie très vite d’ailleurs prétextant une autorisation spéciale du fait de ses héroïques états de service. Ce qui ne m’a que moyennement convaincu. Et, si je suis amateur de littérature de l’imaginaire, dans le polar, je recherche un peu plus de réalisme. Je suis donc en partie, passé à côté de Pleine balle.

Ce roman assez court, sanglant, explosif, ravira malgré tout sans problèmes, les amateurs de polars rythmés. Ils auront entre les mains un scénario digne d’un gros film américain made in Picardie.

Lisez-le et échangeons ensemble sur vos impressions qui je l’espère seront bien différentes. Dans mon cas, les qualités de romanciers de James Holin, m’encouragent malgré tout à guetter la sortie d’un prochain roman.

L’une des œuvres musicales « imposées » aux oreilles de ses passagers via l’autoradio de sa puissante 508

Le site des éditions du caïman : https://www.editionsducaiman.fr/boutique/polars-en-france/pleine-balle.html

L’ombre de la nuit par Marco Pianelli

Jigal éditons – 256 pages – 25 septembre 2021

Un polar pur jus, addictif, animé, ça défouraille, ça cogne à tout-va. Et, à un contre tous… Pour notre plus grand plaisir.

Sur une route isolée d’Ardèche, un homme seul, sous une pluie torrentielle, espère croiser une âme charitable qui acceptera de l’emmener jusqu’à un proche abri. Mais, avec son allure de vagabond, déformée en plus par un poncho trempé, ce n’est pas gagné. Aussi fut-il agréablement surpris quand un véhicule s’arrête un peu plus loin sur la route et son étonnement augmente quand il se rend compte que c’est une femme, seule, entre-deux âges, Myriam. Très vite, il apprendra que c’est une infirmière hospitalière, qui depuis 5 ans tout juste, le jour de leur rencontre, elle erre régulièrement sur cette route, où Nicolas, son fils de pas encore 18 ans à l’époque a disparu. La conductrice, presque instantanément, se rendra compte, que l’autostoppeur, n’est pas tout à fait comme tout le monde et bénéficie d’un esprit d’analyse hors du commun. La providence l’aurait-elle sciemment mis sur sa route ?

Le vagabond, Paco Sabian, est un homme tellement mystérieux, que même les autorités n’apprennent pas grand-chose sur lui. Pourtant, cet homme possède des capacités peu communes, issues d’un entrainement intensif, commando, espion, flic d’élite ? Ils seront nombreux à chercher ses origines.

Attendri par Myriam, pas pressé par le temps et guidé par un esprit de justice, Paco s’intéressera bientôt à l’affaire de Myriam, au grand soulagement de cette dernière, mais au grand dam des gendarmes et malfrats locaux. Se mettre Paco à dos est synonyme de douleurs intenses, de problèmes osseux pouvant entraîner la mort…

Ce polar, premier roman de Marco Pianelli, est fait pour les amateurs de genre, les amateurs d’action. L’intrigue bien montée et riche en rebondissements est somme toute assez classique. Les personnages, eux, sont bien campés et ils sont nombreux, dans les deux camps. Le rythme est élevé, les chapitres défilent à toute vitesse. L’ombre de la nuit, récit cinématographique, ne se veut pas film d’auteur, c’est un blockbuster. C’est une fiction qui peut déranger les lecteurs procéduriers cherchant à tout-prix à ce que tout soit réaliste. Inversement, pour ceux qui ne cherchent qu’un bon moment de lecture détente, c’est un bonbon.

Le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=271

Va manger tes morts par Pascal Martin

Editions Jigal – 232 pages – 25 septembre 2021

Un dernier roman, véritable ode à la vie, pour cet auteur nous ayant récemment quitté et que je découvre avec Va manger tes morts.

Un véritable coup de poing, une lecture qui vous bouscule. Va manger tes morts est une histoire comme on en trouve trop peu. Dans ce roman noir, tout commence par une scène ordinaire, Rio Capo Ortega, comme chaque vendredi soir, déguste un excellent steak dans une brasserie parisienne. La vie de cet enquêteur en assurance est réglée comme une horloge. Mais, en cette soirée ordinaire, à une table voisine, un sale type, cogne violemment la jeune femme avec qui il partage son repas. Pourquoi Rio s’en mêle, nul ne le sait. Il ne fait malgré tout pas le poids et sera à son tour sauvé par la jeune femme, tuant l’agresseur d’une balle dans la tête devant tout le monde.

L’enquêteur à la vie si posée d’habitude, se retrouvera en cavale, accompagné par la tueuse. Seulement nos décisions prises parfois en quelques fractions de secondes peuvent avoir des conséquences énormes sur nos vies…

Véritable ode à la vie, ce récit nous donne envie de nous échapper de nos quotidiens bien rythmés. Il nous fait voyager, nous donne à réfléchir et nous fait découvrir une culture mystérieuse, celle des Gitans. En effet, Romane, la jeune tueuse, est une Gitane au langage bien particulier. Michto, bicrave, chlof, courave, gadjo, tikno… et en leitmotive Va criave tes moulos, ne sont qu’un petit échantillon du vocabulaire de Romane. Un roman quasi bilingue.

Va manger tes morts est une véritable aventure littéraire. Un roman plaisant à lire, mais avec un fond très dur mêlant traite humaine, violence extrême, règlement de compte. Parfois, suivre son instinct, ne pas prendre le temps de réfléchir à ses actes, fait exploser nos petites vies pour le meilleur ou le pire…

Pascal Martin nous aura quittés en laissant en héritage un récit débordant de vie.

Un grand merci à Jimmy Gallier et à Jigal Polar.

Le site de l’éditeur : http://polar.jigal.com/index.php?page=liens&p=269

1974 par Arnaud Codeville

Auto-édition – 528 pages – 1 mai 2016

Le polar se mange aussi à la sauce fantastique et sous la plume d’Arnaud Codeville, c’est un menu quatre étoiles.

Une maison qui brûle sous contrôle des pompiers avec autour, une foule réjouie venue en masse pour assister au spectacle, car cette demeure serait hantée… C’est par cette scène que commence ce gros roman qui nous happe et nous plonge avec lui dans un voyage temporel entre 1974 et 1995… Mais, les flammes suffisent-elles à faire disparaître le passé ?

Plus roman fantastique que polar, ce roman n’en est pas moins bien construit et maîtrisé par l’auteur. Une enquête, de la tension, de l’horreur, de l’angoisse, des morts, tout est ici réuni pour nous garder en haleine, nous faire frissonner, nous empêcher de dormir.

J’ai pu opérer avec ce roman d’Arnaud Codeville, un retour aux sources, vers l’un des genre avec lequel mon addiction littéraire est née, le genre fantastique dans lequel j’ai rarement l’occasion de me replonger. Et, j’y ai ici retrouvé le goût et l’envie de me faire peur à travers de diaboliques histoires.

Un grand bravo et mes remerciements à Arnaud Codeville. J’ai hâte de me plonger dans Parasite et Règne.

Le site de l’auteur : https://www.arnaudcodeville.fr/produit/1974/

Un dernier ballon pour la route par Benjamin Diersten

Les arènes – 405 pages – 4 mars 2021

Benjamin Diersten nous offre avec ce troisième roman, un opus déjanté, un western moderne, un roadmovie breton, teinté de références littéraires et cinématographiques.

L’auteur nous entraîne à la suite de Freddie et Didier dans les bas fonds de notre société, les rades, les squats, les troquets où coule à flots la Kro. Mais, derrière ce tableau peu reluisant, avec beaucoup de justesse, il ne tombe jamais dans l’excès même s’il le frôle parfois, souvent même. Les franchissements de ligne sont souvent sauvés par les références, nombreuses, au premier rang desquelles, l’hommage à Steinbeck et plus particulièrement George et Lennie.

Langage fleuri, alcool, armes, drogues, violence… Tous ces ingrédients savamment dosés font toutefois de ce roman un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Inversement, si vous aimez quand ça cogne, que ça saigne, foncez consommer sans modération Un dernier ballon pour la route.

Bancal de Nick Gardel

Auto-édition – 278 pages – 31 août 2021

Ouvrir un roman de Nick Gardel a pour moi, toujours été un plaisir. Cette suite qui n’en est pas vraiment une de Sans queue ni tête, n’échappe pas à la règle. Un régal de retrouver Jean Davis et Jean Anders accompagnés d’Aïna Fleury et de Trémeur Glascon pour une double enquête.

On commence donc avec deux victimes décédées, un éducateur spécialisé dans un accident de la route et un vieux banquier retrouvé dans une étrange position, tendance SM. Deux corps, une équipe hors du commun de quatre enquêteurs, par deux, ils auront chacun leur affaire.

Une nouvelle fois, Nick Gardel, nous entraîne dans un polar percutant, teinté d’humour et d’esprit avec en toile de fond, des thématiques fortes, telles la prostitution ou les laissés pour compte. Bancal est un plaisir à lire à a première gorgée tout en nous laissant en arrière-goût, un triste constat de notre société.

Je ne peux que vous dire de foncer sur le site de l’auteur (lien-ci dessous) et de commander Bancal au plus vite.

Le site de l’auteur : http://nickgardel.e-monsite.com/boutique/romans/bancal.html

19500 dollars la tonne par Jean-Hugues Oppel

La Manufacture de livres – 256 pages – 02 mars 2017

L’étain, ça vous parle ? Oui oui, ce métal gris foncé presque noir que les chimistes appellent Sn, du latin Stannum, utilisé par l’Homme depuis la Préhistoire. Et bien, c’est aussi une matière première dont le cours s’envole régulièrement et sur laquelle, la spéculation va bon train… Que se cache-t-il derrière ces graphiques qui montent vers les sommets (alors que je rédige cette chronique, le cours est de 36 900 $ la tonne). Jean-Hugues Oppel, à travers ce thriller palpitant, sans nous donner les réponses à l’ensemble des questions que l’on se pose, nous donne matière à réfléchir sur l’impact de la finance sur nos propres vies. Il lève un peu le voile sur les arrières boutiques financières, des mines où sont exploitées des populations pauvres aux bourses où s’échangent des milliards de dollars.

Dans ce thriller, se mêlent plusieurs personnages d’apparence si éloignés, mais dont les destins se croiseront. Il y a Falcon, le tueur à gage ou plutôt comme il le préfère, « l’assassin professionnel », au bord de la retraite. Puis Mister K, un mystérieux hacker, qui affole les salles de bourses avec ses annonces à la manière d’un lanceur d’alerte. Et, enfin, Lucy Chan, une jeune et talentueuse recrue de la CIA. Ensemble, ils nous trimbaleront à travers les continents, à une vitesse folle, nous surprenant régulièrement.

19 500 $ la tonne est un mélange entre thriller politique, techno-thriller et roman d’espionnage. Roman engagé, il nous offre matière à réflexion sur le monde qui nous gouverne sans chercher à nous donner de leçon. Avec intelligence et beaucoup d’esprit, l’auteur, dans un style très percutant, nous donne les clés qui nous permettront de nous rendre compte de la folie financière qui nous entoure.

Un grand bravo à Jean-Hugues et merci aux éditions La manufacture de livres pour permettre à des romans noirs de cette qualité d’exister.

Pour comprendre un peu mieux les crises économiques…
Avec un peu de musique, la littérature forme toujours un couple parfait….

Le site de l’éditeur : https://www.lamanufacturedelivres.com/livres/fiche/16/oppel-jean-hugues-19-500-dollars-la-tonne

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