Lame de corsaire par Nicolas Cluzeau

Éditions du 38 – 254 pages – juillet 2020 (première édition mars 2011)

Quel plaisir, quelle aventure, que cela fait du bien en ce moment, de larguer les amarres et partir à travers la Méditerranée sur une frégate au XVIIIᵉ siècle. Ce moment de lecture qui sent bon l’air salin, nous le devons à Nicolas Cluzeau et son excellent roman, un mélange entre polar historique et récit d’aventure.
Nous sommes donc, précisément en 1774, un navire de guerre, une frégate française, la Scylla s’apprête à partir du principal port d’Athènes avec une cargaison un peu spéciale, de l’or, des armes en quantité et deux mystérieuses passagères qui viennent rejoindre deux centaines de marins.
À peine la Scylla a-t-elle pris la mer, que les ennuis commencent, les premiers d’une longue série. La frégate est prise en chasse par deux navires de guerre anglais et un jeune matelot est retrouvé mort. Le capitaine Van Stabel chargera deux jeunes lieutenants de mener l’enquête à bord, ce qui déliera les langues, nous apprenant par exemple qu’à chaque fois que le navire français quitte un port, une femme est retrouvée morte, atrocement mutilée. Nicolas Cluzeau, avec ce récit au grand large, nous offre un huis clos dans lequel évoluent de nombreux personnages, qui nous font voyager et nous offrent de magnifiques combats navals, dignes du film Master and Commander. Ce mélange des genres entre polar, histoire et aventure fait que ce récit plaira au plus grand nombre. Je remercie les éditions du 38 pour ce service presse et félicite cet auteur que je ne connaissais pas, mais dont la plume me donne envie de découvrir ses autres romans.

Pour commander ce roman, foncez chez votre libraire ou voici le site des éditions du 38 :

https://www.editionsdu38.com/

Pour aller plus loin :

Ce magnifique navire, l’Hermione, reconstitution d’une frégate du XVIIIᵉ
Bataille navale du film de Peter Weir Master and commander : de l’autre côté du monde

Enquêtes aux jardins – Les pommes de l’apocalypse par Guillaume Le Cornec

Éditions du Rocher 272 pages 02/09/2020

Quelle belle découverte que je dois à la masse critique jeunesse de Babelio que je remercie pour l’envoi de cet ouvrage des éditions du Rocher. J’en profite pour souligner la qualité de ce roman, une très jolie couverture, agréable au toucher et la mise en page qui est très réussie. J’aime également préciser, car c’est important à mes yeux, que ce roman est vendu moins de 13 €, il y a encore des éditeurs qui se soucient de rendre abordable la lecture, surtout quand elles visent les jeunes lecteurs.

Mon seul regret lors de cette lecture a été de me rendre compte qu’il y avait un volume de cette série « enquêtes aux jardins », « les empoisonneurs », avant « Les pommes de l’apocalypse » et même si j’ai parfaitement réussi à lire cet opus, avoir lu le précédent m’aurait permis d’en connaître plus sur les personnages et l’organisation à laquelle ils appartiennent, la guilde des Jardins du Roi.

Ces personnages, justement, Emma et Lucas, deux adolescents hyper mâtures, intelligents, curieux et peut-être même un peu amoureux, sont les principaux protagonistes de ce récit où viennent s’ajouter, entre autre, leurs parents, leur vieil ami et mentor, Jean-Marie James Ecolloyd alias JMJ, son comparse Aristote Théophraste dit Aris’ le Dingue, un major instructeur surnommé le cinglé du Devonshire et un tas de chercheurs étrangers. Emma et Lucas, sont les récentes recrues de cette organisation appelée « La guilde des Jardins du Roi », qu’Emma décrit à merveille : « En clair, notre boulot consiste à mettre des bâtons dans les roues aux pourritures qui portent atteinte gravement à l’environnement, qui tentent de privatiser le vivant au profit d’intérêts douteux, qui déforestent, qui massacrent et anéantissent des écosystèmes fragiles et des espèces menacées pour se faire du fric ». Là forcément, je suis conquis. En effet, notre rapport à l’environnement doit radicalement et urgemment changer, et comme cela a été fait aux siècle des Lumières avec l’Eglise, la littérature est notre meilleure alliée pour nous faire réfléchir.

Mais revenons à nos moutons, plutôt ici pommiers et orchidées, Guillaume Le Cornec, nous propose un écolo-polar jeunesse, jeune adulte, une classification que je n’aime pas trop, je dirai donc accessible à de jeunes lecteurs avec quand même un bon niveau de lecture. Dans cette enquête, aux décors que nous imaginons magnifiques, luxuriants, de cette beauté que seule la nature puisse nous offrir même au cœur de ville comme Rouen ou Nantes, nous sommes sensibilisés à la botanique, cette science du vivant, qui est consacrée à l’étude des végétaux, poumons de la planète. Et je ne doute pas qu’un certain nombre de jeunes lecteurs auront la curiosité suffisamment titillée pour chercher à en savoir plus et je l’espère trouver une vocation à leur avenir professionnel et un nombre encore plus grand, à protéger cette planète, désastreux héritage que nous leurs laisserons. L’enquête en elle-même reprend les ingrédients du polar, avec même une dose d’action qui m’a vraiment surpris et qui en fait un hybride polar-espionnage-aventure qui garde le lecteur en haleine. Sans oublier, une plume agréable à lire et à travers laquelle, nous ressentons, l’engagement et la passion de l’auteur.

Portrait de Guillaume Le Cornec auteur d’enquêtes aux jardins
Découverte du Jardin des Plantes de Nantes
Jardin des plantes de Rouen
Pour le clin d’œil, très belle interprétation de la version française de Paint it black que j’ai eu la chance de découvrir en live au Zénith de Lille

Cap Canaille – Prix du Quai des Orfèvres 2021

Éditions Fayard 408 pages 04/11/2020

Lire un polar ayant reçu le prix du Quai des Orfèvres est un peu comme assister à une enquête en regardant par un œilleton ou de manière plus moderne, par l’objectif d’une caméra go-pro fixée sur la poitrine. Le roman de Christophe Gavat, lauréat de cette année, ne fera pas défaut à la règle.

Henri Saint-Donat est commandant de police, un ancien du « 36 », qui a profité du déménagement des services de la PJ parisienne vers ses nouveaux locaux pour changer d’air. Direction la cité phocéenne.

Arrivé depuis peu, il est confronté à une spécialité locale. Non, pas l’apéritif anisé, synonyme de soleil et chant des cigales, un « barbecue ». Mais pas celui que l’on partage entre amis où, sous cloche, grillent merguez et chipos. Plutôt celui des règlements de compte quand un individu et enfermé dans le coffre d’un véhicule auquel on met le feu.

Le commandant aura la surprise de connaître la victime, une personne que jamais il n’aurait imaginé se retrouver dans cette situation. Le voilà engagé dans une enquête où le passé se rappellera au présent et Paris ne sera jamais aussi proche de Marseille.

Christophe Gavat, nous offre ici un polar brut, comme on les aime. Une enquête, voir même plusieurs enquêtes mais n’en dévoilons pas trop que l’on suivra un peu comme un docu-fiction éducatif, puisque, de nombreuses notes nous traduisent le langage de ces femmes et hommes en bleus un jour adulés par la société avant d’être dès le lendemain détestés. La littérature policière, joue un rôle important pour rappeler que ces femmes et ces hommes ne sont pas qu’un uniforme mais avant tout des êtres humains sacrifiant bien souvent leur vie personnelle à leur métier.

Ces flics, l’auteur nous les fait aimer. On s’attache à leurs histoires, leurs passés compliqués, responsables des fêlures qui les hantent. Pour certain, un secret, un drame familial, pour d’autre, une hérédité pas toujours évidente à porter pour se faire sa place. Mais cette empathie, nous pouvons aussi la ressentir pour ceux qui sont de l’autre côté de la loi, on peut être criminel mais avoir un sens du respect, de la vie et une vie personnelle comme les autres.

J’ai vraiment aimé ce roman même si ce n’est pas un coup de cœur total. En effet, certains éléments sont un peu cousus de fils blancs. Sans vouloir dévoiler l’histoire, nous voyons vite arriver la romance entre deux personnages et la manière dont les enquêteurs sont amenés à résoudre certains mystères sont un peu gros à mon goût. En revanche, le décor marseillais permet vraiment de voyager et rêver de soleil. De plus, l’activité bénévole d’Henri, m’a beaucoup touchée et apporte une sensibilité à ce roman qui touchera nombre de lecteurs.

Pour découvrir les sublimes paysages de Cap Canaille :

Pour se mettre un peu dans la peau de Lucie Clert :

Pour ceux qui comme moi, par un déplorable niveau d’anglais, avez du mal à comprendre intégralement le texte, voici une très réussie adaptation française :

C’est dans la boîte par Frédéric Ernotte

Avant Propos 256 pages 14/06/2012 et cette très belle édition collector Séma Éditions de septembre 2020

Petit OVNI dans le monde du polar actuel, ce roman est sacrément bien fichu. C’est le premier roman que je lis de Frédéric Ernotte et ce ne sera pas le dernier. C’est dans la boîte est un roman qui pourrait être un recueil de nouvelles, un astucieux concept.

Mais cette boîte, c’est quoi ? Tout d’abord un site internet, un forum où des enquêteurs professionnels échangent entre eux. Imaginez, des conversations entre Merhlicht, Servaz, Bolitar, Sharko, Magne, Marcas et d’autres. Kiffant, pour nous fans de polars. Et cette boîte, sombre internet, où les âmes torturées sont légions, organise un jeu, une ronde des boîtes. Quelques heureux élus, des inspecteurs et inspectrices, se retrouveront dans un chalet isolé où chacun aura amené une boîte avec des objets insolites rappelant une affaire conclue ou non.

Frédéric est le véritable meneur de jeu, de cette partie où chacun aura un rôle à jouer. Il nous tient en haleine dans un huis-clos où à chaque boîte ouverte, nous découvrons une nouvelle preuve des atrocités dont sont capables certains esprits malades composant l’humanité.

C’est dans la boîte, une lecture très agréable d’un talentueux auteur, qui nous conte des horreurs avec ce petit plus du plat pays.  

Requiem pour un diamant par Cécile Cabanac

Fleuve éditions 468 pages 17/09/2020

Un polar au féminin, écrit par une femme talentueuse qui nous propose des personnages exceptionnels comme on les aime et que ce soit du côté de la police, des victimes ou des truands, la parité est largement respectée.

Cécile Cabanac signe avec Requiem pour un diamant, un polar de toute beauté en utilisant tous les codes du genre qui permettent de transformer une intrigue relativement classique au départ en un enchevêtrement d’évènements et rebondissements qui nous tiendra en haleine.

De plus grâce à l’auteure, nous faisons connaissance avec ce monde des diamantaires dont elle nous révèle la face cachée.

Je remercie Fleuve éditions et Netgalley pour cette lecture.   

Déviation nord par Thierry Berlanda

Éditions de Borée 324 pages 03/09/2020

Quel livre !! Tout en contraste, celui de la neige d’un blanc immaculé en plein milieu de la nuit noire, mais aussi celui de la vérité face à l’évidence et celui de la lumière qui éclaire les ténèbres.

Ces ténèbres, sont ceux de la disparition d’une famille, Milton, médecin réputé à la retraite depuis peu, sa jeune épouse Agathe anesthésiste reconnue pour ses compétences et sa gentillesse et leur jeune enfant, Lola. La lumière, sera celle produite par ce duo d’enquêteurs, le proche de la retraire, adjudant-chef Lehmann dont la carrière n’a jamais vraiment brillé et une jeune adjointe, la gendarme Casanave.

L’intrigue, suite à la disparition de la famille Walsh est extrêmement bien ficelée et ne sera pas avare de nombreux rebondissements, les paysages du Morvan créent une ambiance glaçante, idéal décor à cette histoire, mais ceux sont vraiment les personnages, principaux ou secondaires qui donnent une profondeur à ce récit. Il n’y a pas de super-héros, juste des femmes et des hommes, comme il y en a des milliards sur Terre, qui vivent leurs vies avec plus ou moins de réussite et qui un jour se retrouvent confrontés à des choix, plus ou moins faciles à faire, qui vous torturent l’esprit et vous transformeront. Il est difficile de parler de l’ensemble des personnages sans dévoiler ce que nous découvrirons au fil des pages, néanmoins, le duo improvisé que forme Lehmann et Casanave résume à lui seul, cette teinte d’humanité qui donne vie à une fiction. L’adjudant-chef et la jeune adjointe ne sont pas de la même brigade, mais l’urgence de la situation et la perspicacité apparente d’Emilie Casanave, font que sur une première bonne impression, Lehmann la choisira pour essayer de retrouver cette famille au milieu de cette forêt enneigée. Chaque seconde compte…

J’ai vraiment été séduit par ce roman qui se dévore sans modération et j’ai particulièrement apprécié Emilie, à la fois par son caractère têtu et son absence totale de second degrés. Jeune femme intelligente, intègre et respectueuse des procédures, nous montre qu’il est possible quand l’objectif est grand, noble, de remettre en question ce qui nous paraît inaltérable. Merci Thierry de nous offrir un si beau roman.     

Ministre de la nuit par Giorgos Skambardonis

Éditions Monemvassia 311 pages 17/09/2020

Je remercie Babelio grâce à qui à l’occasion d’une masse critique j’ai pu voyager en Grèce à l’occasion de la lecture de « Ministre de la nuit » de Yorgos Skambardonis et ce même si ce roman ne m’a pas entièrement convaincu. Il s’agit pour moi du premier auteur grec « moderne » que je lis et ma curiosité a suffisamment était émoustillée pour que j’en découvre d’autres.

Ce roman noir, se déroule dans la Grèce du Nord, nous sommes assez loin des images touristiques qui nous viennent en tête à chaque évocation de ce pays assez méconnu. Ioannis Bekhtis dit « Primo » est un entrepreneur joueur et flambeur, après des études d’architectures, de nombreuses difficultés financières dues à son addiction au jeu, il se retrouve à la tête de l’entreprise de pompes funèbres de son père disparu. Entreprise qu’il mettra rapidement en difficultés de nouveau à cause des pertes financières dans les casinos.

Seulement, Primo grâce à ses relations, se verra mis en contact avec le « ministre de la nuit », un parrain de la mafia locale qui lui proposera un deal leur permettant à tous les deux d’en tirer nombres bénéfices.

Comme souvent à l’image de la vie, et sans que l’on sache pourquoi, certains se retrouvent dans une spirale de malchance perpétuelle quand d’autres se sortent toujours des pires situations.  La trajectoire que suivra la vie de Primo, en sera la preuve.

Mon ressentiment sur cette lecture est plutôt partagé, j’ai vraiment apprécié la toile de fond de ce roman, alors que sur la forme, je n’ai pas trouvé agréable sa lecture avec des passages très longs qui n’apportent pas forcément quelque chose à l’intrigue. Néanmoins, ce roman m’aura permis de découvrir la Grèce d’aujourd’hui et surtout envie de m’essayer à d’autres auteurs de la république hellénique.

Un extrait musical d’un artiste cité dans le roman :

Pour le commander, soit directement sur le site de l’éditeur, soit votre libraire indépendant, soit :

https://www.lalibrairie.com/livres/ministre-de-la-nuit_0-6968209_9782957297306.html

Et puis mourir par Jean-Luc Bizien

Fayard Noir 342 pages 30/09/2020

Paris, hiver 2018, les samedis les rues se colorent de jaune, une ambiance de guérilla urbaine entre les forces de l’ordre, certains manifestants et surtout ces groupes de casseurs tels les Black Blocs. Au milieu de ce désordre violent, se trouve des hommes et femmes venus crier leur désespoir, leurs souffrances à un gouvernement qui ne les écoute plus.

Parmi eux un homme, qui mène une croisade contre des privilégiés, qui de leurs grands appartements se trouvent au-dessus de tout ça. Quelle cause défend-il ? Mérite-t-telle que des vies soient enlevées ?

Au Bastion, le Commandant Jean-Yves Le Guen et son adjoint, le Capitaine Patriziu Agostini ainsi que leur équipe sont chargés de l’affaire dont les retentissements médiatiques pourraient être terribles et surtout utilisés par certains pour discréditer encore plus la révolte sociale en cours. Entre la recherche de la vérité, la recherche de justice de l’un, la stricte application de la loi pour l’autre, cette enquête sera un véritable combat pour leurs consciences.

Jean-Luc Bizien nous offre avec « Et puis mourir… » un véritable polar à la mécanique très bien huilée. Il arrive à rendre attrayant un récit pourtant basé sur un modèle souvent utilisé : une série de meurtres, une équipe composée de deux fortes personnalités qui plus est un breton et un corse faisant partis du fameux 36, un cadre parisien… les ingrédients de nombreux romans de ce type.

Dans ce roman, j’ai vraiment aimé les personnages y compris Gabriel qui sème en nous en permanence le doute, la finesse de l’auteur qui ne l’oublions pas, prend comme décor le mouvement des « gilets jaunes », sujet à fort potentiel polémique, le traitant sans caricaturer ni les forces de l’ordre ni les manifestants et le côté technique de l’enquête traitée dans ce livre. J’ai parfois, en revanche, eu l’envie d’aller un peu plus vite dans certains chapitres qui me paraissaient traîner un peu en longueur. En reste un excellent moment de lecture, un polar que je vous conseille vivement et vous le verrez, en le refermant un petit peu de Gabriel résonnera encore en vous.  

J’avais initialement prévu d’illustrer mon retour de lecture avec « Concert à deux violes esgales du Sieur de Sainte Colombe que l’on retrouve dans une scène du roman, mais l’actualité me donne envie de rentre hommage à Eddie Van Halen (je ne pense pas que Jean-Luc m’en voudra) :

Pour commander le roman, allez chez votre libraire indépendant ou suivez le lien :

https://www.lalibrairie.com/livres/et-puis-mourir_0-6861158_9782213717272.html?ctx=a7ac4d3e6e4f9111b601b1efffbc7962

 » L’Homme Bouc  » par Corbeyran et Morinière

Robinson 192 pages 16/09/2020

Un polar dessiné aux notes fantastiques, l’Homme Bouc scénarisé par Corbeyran et illustré par Aurélien Morinière est une véritable plongée dans un monde cauchemardesque, un monde dans lequel nous vivons où des êtres humains, en tuent d’autres par plaisir ou besoin.

Dans cette forêt limousine automnale, humide, sombre que nous découvrons dans le prologue, Adèle promène son chien Lucky. Ni l’un ni l’autre ne rentrera…

Le chien sera bientôt retrouvé, sans tête, ouvert sur tout l’abdomen et cloué à une porte en bois. C’est alors que Gaëlle Demeter et son collègue gendarme feront appel à Blanche, une chamane, capable de voir au-delà de ce que nos yeux non-initiés ne voient. Dans ce monde rural où se mêlent traditions et superstitions, elle ne sera de trop pour enquêter sur cette disparition, bientôt suivi d’une réapparition.

Plus que le scénario, bien construit et angoissant (seul bémol, nous devinons vite qui est l’inconnue retrouvée), j’ai été fasciné par les illustrations en noir et blanc d’Aurélien Morinière. Je me suis étonné à rester de longues minutes à étudier certains dessins dont les détails sont hyper travaillés.

Fans de polar, de noir, l’Homme bouc est fait pour vous.

Merci Thomas Raymond de m’avoir conseillé ce superbe ouvrage.

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/l-homme-bouc_0-6879953_9782017044574.html

« Détective LaChance – Les cartes musicales » de S.L. PENNYWORTH

404 ÉDITIONS 135 pages 27/08/2020

C’est tout d’abord la très jolie couverture qui m’a donné envie de lire ce roman. Le résumé et la maison d’édition dont il est issu (404 éditions) ont achevé de me convaincre. Ce roman mélange des styles que j’aime beaucoup la fantasy (ici version Steampunk), le polar puisque nous suivons l’enquête de Gustave Laffairnaire dit LaChance et sa jeune partenaire et ce mélange d’histoire réinventée, puisque nous y retrouvons les codes de l’uchronie.

Un, puis plusieurs corps de femmes sont retrouvés accompagnés d’une carte sur laquelle apparait une partition musicale. Le détective LaChance qui ne demande qu’à partir en retraite dans les Vosges avec ses chats et donc une nouvelle fois mis sur l’affaire par sa commissaire (et un peu plus) Adélaïde. Pour mener à bien son enquête, il sera assisté d’une nouvelle partenaire fraîchement sortie d’école. Seulement, vieux solitaire misogyne, Gustave n’aime pas ça.

Autant j’ai été séduit par l’univers créé par l’auteure autant je n’ai pas aimé ce personnage de LaChance qui traite les femmes comme étant réduites à une paire de fesses et de seins. J’espérais que de devoir passer du temps avec une partenaire féminine le fasse évoluer mais non. La fin pouvant laisser envisager une suite, peut-être changera-t-il plus tard.

Le vrai point positif est donc pour moi l’univers, ce Paris début XXème revu à la sauce steampunk, un univers qui ne m’est pas trop familier mais dans lequel j’ai eu plaisir à retrouver des elfes, fées, orcs, trolls, croisement entre eux… Et cet univers nous happe de suite…

Je remercie beaucoup Netgalley et 404 éditions pour cette lecture. Et j’encourage l’auteure à nous rendre plus appréciable ce bourru de LaChance.

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