Tout droit par Philippe Paternolli

Éditions du Caïman – 220 pages – 07 Avril 2021

Un roman court, un rythme effréné, une sensation de vivre dans un monde où les ficelles sont tirées en coulisses… Ce roman de Philippe Paternolli, le sixième avec Vincent Erno, du Cube, un cabinet noir des services secrets vous aspirera sur les traces d’un tueur pas comme les autres.

Deux accidents sur un Grand Prix de F1, un puissant patron dévoré par des tigres, eux aussi, froidement assassinés, une série de meurtres, un trio d’enquêteurs, l’auteur nous entraîne dans un polar extrêmement ciselé, reprenant les codes du genre. Accompagnée d’un langage cru, de sujets sensibles, cette lecture se dévore avec avidité.

L’ajout de nombreuses notes, une trentaine, nous permet de lire ce récit sans avoir lu les précédents. Seulement, attendez-vous à avoir envie de les lire.

Pour un voyage unique, en immersion dans la tête d’un tueur, filez Tout droit lire le nouveau Paternolli.

Un grand merci à Jean-Louis Nogaro des Éditions du Caïman pour ce roman m’ayant fait découvrir Philippe Paternolli.

Découvrez le premier chapitre lu par « Sab en live »

Échecs et meurtres par Jacques Lavergne

Editions Cairn – 328 pages – 8 avril 2021

Jacques Lavergne, que je découvre avec ce roman, nous entraîne dans une double enquête médicale » dans ce paradis naturel qu’est la Camargue.

Ce polar régional publié dans la collection Du noir au sud de chez Cairn, permet à la fois aux lecteurs locaux de découvrir des lieux qu’ils connaissent et pour les lecteurs d’ailleurs, il nous donne envie de voir ou revoir cette très belle région, heureusement plus paisible que dans ce roman.

Avocat de profession, l’auteur, nous offre un polar réaliste, qui ne fonce pas à cent à l’heure et dont les procédures sont suffisamment détaillées pour que nous ayons l’impression d’être au cœur de l’enquête, sans être trop pesantes sur le rythme de cette double enquête. Il nous offre, en plus, une galerie de personnages tous, très intéressants y compris les personnages secondaires. En fil rouge du récit, les rencontres d’échecs, nous donnent vraiment l’impression que dans ces séries de meurtres, chaque protagoniste n’est qu’un pion que l’on utilise avant le prochain coup. Ce roman, très plaisant à lire plaira aux amateurs de polars et, est dans la veine des romans lauréats du prix du Quai des Orfèvres.

Un très grand merci aux éditions Cairn et à Johanna Michler pour l’envoi de ce roman. Félicitations à Jacques Lavergne pour son talent.

Pour continuer de voyager une fois ce roman terminé…

La République des faibles par Gwenaël Bulteau

La Manufacture de livres – 04/02/2021 – 368 pages

Laissez-vous embarquer dans un voyage que vous n’oublierez pas de si tôt !

Le premier janvier, nous souhaitons leur fête aux Clair, les brillants, les glorieux. Seulement, en 1898, dans une France qui, sous la IIIᵉ République, n’arrive pas encore à poser de manière pérenne ses principes fondamentaux que sont la démocratie, les libertés, la laïcité, les droits sociaux, la justice pour tous, c’est l’obscurité qui va s’abattre sur la ville de Lyon avec, l’atroce découverte par un chiffonnier du corps d’un enfant sans tête.

Le commissaire Jules Soubielle sera chargé de l’enquête dans un climat de tension extrême à l’approche d’élections législatives où le socialisme naissant fait face au nationalisme et surtout l’antisémitisme exacerbé par l’affaire Dreyfus.

Le commissaire devra jongler entre ses ennuis personnels, ses équipes déchirées entre problème d’alcool et idéaux politiques, une misère sociale présente à tous les coins de rue, les secrets cachés de familles comme les Génor et les sévices subis par certains enfants.

Gwenaël Bulteau signe avec La République des faibles un magistral premier roman, récompensé par le prix Landerneau. Professeur des écoles, on ressent dans son texte l’affection et l’engagement auprès des enfants et son combat contre l’injustice sociale. Polar, roman noir, roman social, roman historique, un récit multi-facettes et une prose poétique font de ce roman un petit bijou de l’édition contemporaine.

Un grand merci aux éditions La manufacture de livres et à l’auteur pour ce magnifique roman.

Pour découvrir le Lyon de l’époque

Lame de corsaire par Nicolas Cluzeau

Éditions du 38 – 254 pages – juillet 2020 (première édition mars 2011)

Quel plaisir, quelle aventure, que cela fait du bien en ce moment, de larguer les amarres et partir à travers la Méditerranée sur une frégate au XVIIIᵉ siècle. Ce moment de lecture qui sent bon l’air salin, nous le devons à Nicolas Cluzeau et son excellent roman, un mélange entre polar historique et récit d’aventure.
Nous sommes donc, précisément en 1774, un navire de guerre, une frégate française, la Scylla s’apprête à partir du principal port d’Athènes avec une cargaison un peu spéciale, de l’or, des armes en quantité et deux mystérieuses passagères qui viennent rejoindre deux centaines de marins.
À peine la Scylla a-t-elle pris la mer, que les ennuis commencent, les premiers d’une longue série. La frégate est prise en chasse par deux navires de guerre anglais et un jeune matelot est retrouvé mort. Le capitaine Van Stabel chargera deux jeunes lieutenants de mener l’enquête à bord, ce qui déliera les langues, nous apprenant par exemple qu’à chaque fois que le navire français quitte un port, une femme est retrouvée morte, atrocement mutilée. Nicolas Cluzeau, avec ce récit au grand large, nous offre un huis clos dans lequel évoluent de nombreux personnages, qui nous font voyager et nous offrent de magnifiques combats navals, dignes du film Master and Commander. Ce mélange des genres entre polar, histoire et aventure fait que ce récit plaira au plus grand nombre. Je remercie les éditions du 38 pour ce service presse et félicite cet auteur que je ne connaissais pas, mais dont la plume me donne envie de découvrir ses autres romans.

Pour commander ce roman, foncez chez votre libraire ou voici le site des éditions du 38 :

https://www.editionsdu38.com/

Pour aller plus loin :

Ce magnifique navire, l’Hermione, reconstitution d’une frégate du XVIIIᵉ
Bataille navale du film de Peter Weir Master and commander : de l’autre côté du monde

Enquêtes aux jardins – Les pommes de l’apocalypse par Guillaume Le Cornec

Éditions du Rocher 272 pages 02/09/2020

Quelle belle découverte que je dois à la masse critique jeunesse de Babelio que je remercie pour l’envoi de cet ouvrage des éditions du Rocher. J’en profite pour souligner la qualité de ce roman, une très jolie couverture, agréable au toucher et la mise en page qui est très réussie. J’aime également préciser, car c’est important à mes yeux, que ce roman est vendu moins de 13 €, il y a encore des éditeurs qui se soucient de rendre abordable la lecture, surtout quand elles visent les jeunes lecteurs.

Mon seul regret lors de cette lecture a été de me rendre compte qu’il y avait un volume de cette série « enquêtes aux jardins », « les empoisonneurs », avant « Les pommes de l’apocalypse » et même si j’ai parfaitement réussi à lire cet opus, avoir lu le précédent m’aurait permis d’en connaître plus sur les personnages et l’organisation à laquelle ils appartiennent, la guilde des Jardins du Roi.

Ces personnages, justement, Emma et Lucas, deux adolescents hyper mâtures, intelligents, curieux et peut-être même un peu amoureux, sont les principaux protagonistes de ce récit où viennent s’ajouter, entre autre, leurs parents, leur vieil ami et mentor, Jean-Marie James Ecolloyd alias JMJ, son comparse Aristote Théophraste dit Aris’ le Dingue, un major instructeur surnommé le cinglé du Devonshire et un tas de chercheurs étrangers. Emma et Lucas, sont les récentes recrues de cette organisation appelée « La guilde des Jardins du Roi », qu’Emma décrit à merveille : « En clair, notre boulot consiste à mettre des bâtons dans les roues aux pourritures qui portent atteinte gravement à l’environnement, qui tentent de privatiser le vivant au profit d’intérêts douteux, qui déforestent, qui massacrent et anéantissent des écosystèmes fragiles et des espèces menacées pour se faire du fric ». Là forcément, je suis conquis. En effet, notre rapport à l’environnement doit radicalement et urgemment changer, et comme cela a été fait aux siècle des Lumières avec l’Eglise, la littérature est notre meilleure alliée pour nous faire réfléchir.

Mais revenons à nos moutons, plutôt ici pommiers et orchidées, Guillaume Le Cornec, nous propose un écolo-polar jeunesse, jeune adulte, une classification que je n’aime pas trop, je dirai donc accessible à de jeunes lecteurs avec quand même un bon niveau de lecture. Dans cette enquête, aux décors que nous imaginons magnifiques, luxuriants, de cette beauté que seule la nature puisse nous offrir même au cœur de ville comme Rouen ou Nantes, nous sommes sensibilisés à la botanique, cette science du vivant, qui est consacrée à l’étude des végétaux, poumons de la planète. Et je ne doute pas qu’un certain nombre de jeunes lecteurs auront la curiosité suffisamment titillée pour chercher à en savoir plus et je l’espère trouver une vocation à leur avenir professionnel et un nombre encore plus grand, à protéger cette planète, désastreux héritage que nous leurs laisserons. L’enquête en elle-même reprend les ingrédients du polar, avec même une dose d’action qui m’a vraiment surpris et qui en fait un hybride polar-espionnage-aventure qui garde le lecteur en haleine. Sans oublier, une plume agréable à lire et à travers laquelle, nous ressentons, l’engagement et la passion de l’auteur.

Portrait de Guillaume Le Cornec auteur d’enquêtes aux jardins
Découverte du Jardin des Plantes de Nantes
Jardin des plantes de Rouen
Pour le clin d’œil, très belle interprétation de la version française de Paint it black que j’ai eu la chance de découvrir en live au Zénith de Lille

Cap Canaille – Prix du Quai des Orfèvres 2021

Éditions Fayard 408 pages 04/11/2020

Lire un polar ayant reçu le prix du Quai des Orfèvres est un peu comme assister à une enquête en regardant par un œilleton ou de manière plus moderne, par l’objectif d’une caméra go-pro fixée sur la poitrine. Le roman de Christophe Gavat, lauréat de cette année, ne fera pas défaut à la règle.

Henri Saint-Donat est commandant de police, un ancien du « 36 », qui a profité du déménagement des services de la PJ parisienne vers ses nouveaux locaux pour changer d’air. Direction la cité phocéenne.

Arrivé depuis peu, il est confronté à une spécialité locale. Non, pas l’apéritif anisé, synonyme de soleil et chant des cigales, un « barbecue ». Mais pas celui que l’on partage entre amis où, sous cloche, grillent merguez et chipos. Plutôt celui des règlements de compte quand un individu et enfermé dans le coffre d’un véhicule auquel on met le feu.

Le commandant aura la surprise de connaître la victime, une personne que jamais il n’aurait imaginé se retrouver dans cette situation. Le voilà engagé dans une enquête où le passé se rappellera au présent et Paris ne sera jamais aussi proche de Marseille.

Christophe Gavat, nous offre ici un polar brut, comme on les aime. Une enquête, voir même plusieurs enquêtes mais n’en dévoilons pas trop que l’on suivra un peu comme un docu-fiction éducatif, puisque, de nombreuses notes nous traduisent le langage de ces femmes et hommes en bleus un jour adulés par la société avant d’être dès le lendemain détestés. La littérature policière, joue un rôle important pour rappeler que ces femmes et ces hommes ne sont pas qu’un uniforme mais avant tout des êtres humains sacrifiant bien souvent leur vie personnelle à leur métier.

Ces flics, l’auteur nous les fait aimer. On s’attache à leurs histoires, leurs passés compliqués, responsables des fêlures qui les hantent. Pour certain, un secret, un drame familial, pour d’autre, une hérédité pas toujours évidente à porter pour se faire sa place. Mais cette empathie, nous pouvons aussi la ressentir pour ceux qui sont de l’autre côté de la loi, on peut être criminel mais avoir un sens du respect, de la vie et une vie personnelle comme les autres.

J’ai vraiment aimé ce roman même si ce n’est pas un coup de cœur total. En effet, certains éléments sont un peu cousus de fils blancs. Sans vouloir dévoiler l’histoire, nous voyons vite arriver la romance entre deux personnages et la manière dont les enquêteurs sont amenés à résoudre certains mystères sont un peu gros à mon goût. En revanche, le décor marseillais permet vraiment de voyager et rêver de soleil. De plus, l’activité bénévole d’Henri, m’a beaucoup touchée et apporte une sensibilité à ce roman qui touchera nombre de lecteurs.

Pour découvrir les sublimes paysages de Cap Canaille :

Pour se mettre un peu dans la peau de Lucie Clert :

Pour ceux qui comme moi, par un déplorable niveau d’anglais, avez du mal à comprendre intégralement le texte, voici une très réussie adaptation française :

C’est dans la boîte par Frédéric Ernotte

Avant Propos 256 pages 14/06/2012 et cette très belle édition collector Séma Éditions de septembre 2020

Petit OVNI dans le monde du polar actuel, ce roman est sacrément bien fichu. C’est le premier roman que je lis de Frédéric Ernotte et ce ne sera pas le dernier. C’est dans la boîte est un roman qui pourrait être un recueil de nouvelles, un astucieux concept.

Mais cette boîte, c’est quoi ? Tout d’abord un site internet, un forum où des enquêteurs professionnels échangent entre eux. Imaginez, des conversations entre Merhlicht, Servaz, Bolitar, Sharko, Magne, Marcas et d’autres. Kiffant, pour nous fans de polars. Et cette boîte, sombre internet, où les âmes torturées sont légions, organise un jeu, une ronde des boîtes. Quelques heureux élus, des inspecteurs et inspectrices, se retrouveront dans un chalet isolé où chacun aura amené une boîte avec des objets insolites rappelant une affaire conclue ou non.

Frédéric est le véritable meneur de jeu, de cette partie où chacun aura un rôle à jouer. Il nous tient en haleine dans un huis-clos où à chaque boîte ouverte, nous découvrons une nouvelle preuve des atrocités dont sont capables certains esprits malades composant l’humanité.

C’est dans la boîte, une lecture très agréable d’un talentueux auteur, qui nous conte des horreurs avec ce petit plus du plat pays.  

Requiem pour un diamant par Cécile Cabanac

Fleuve éditions 468 pages 17/09/2020

Un polar au féminin, écrit par une femme talentueuse qui nous propose des personnages exceptionnels comme on les aime et que ce soit du côté de la police, des victimes ou des truands, la parité est largement respectée.

Cécile Cabanac signe avec Requiem pour un diamant, un polar de toute beauté en utilisant tous les codes du genre qui permettent de transformer une intrigue relativement classique au départ en un enchevêtrement d’évènements et rebondissements qui nous tiendra en haleine.

De plus grâce à l’auteure, nous faisons connaissance avec ce monde des diamantaires dont elle nous révèle la face cachée.

Je remercie Fleuve éditions et Netgalley pour cette lecture.   

Déviation nord par Thierry Berlanda

Éditions de Borée 324 pages 03/09/2020

Quel livre !! Tout en contraste, celui de la neige d’un blanc immaculé en plein milieu de la nuit noire, mais aussi celui de la vérité face à l’évidence et celui de la lumière qui éclaire les ténèbres.

Ces ténèbres, sont ceux de la disparition d’une famille, Milton, médecin réputé à la retraite depuis peu, sa jeune épouse Agathe anesthésiste reconnue pour ses compétences et sa gentillesse et leur jeune enfant, Lola. La lumière, sera celle produite par ce duo d’enquêteurs, le proche de la retraire, adjudant-chef Lehmann dont la carrière n’a jamais vraiment brillé et une jeune adjointe, la gendarme Casanave.

L’intrigue, suite à la disparition de la famille Walsh est extrêmement bien ficelée et ne sera pas avare de nombreux rebondissements, les paysages du Morvan créent une ambiance glaçante, idéal décor à cette histoire, mais ceux sont vraiment les personnages, principaux ou secondaires qui donnent une profondeur à ce récit. Il n’y a pas de super-héros, juste des femmes et des hommes, comme il y en a des milliards sur Terre, qui vivent leurs vies avec plus ou moins de réussite et qui un jour se retrouvent confrontés à des choix, plus ou moins faciles à faire, qui vous torturent l’esprit et vous transformeront. Il est difficile de parler de l’ensemble des personnages sans dévoiler ce que nous découvrirons au fil des pages, néanmoins, le duo improvisé que forme Lehmann et Casanave résume à lui seul, cette teinte d’humanité qui donne vie à une fiction. L’adjudant-chef et la jeune adjointe ne sont pas de la même brigade, mais l’urgence de la situation et la perspicacité apparente d’Emilie Casanave, font que sur une première bonne impression, Lehmann la choisira pour essayer de retrouver cette famille au milieu de cette forêt enneigée. Chaque seconde compte…

J’ai vraiment été séduit par ce roman qui se dévore sans modération et j’ai particulièrement apprécié Emilie, à la fois par son caractère têtu et son absence totale de second degrés. Jeune femme intelligente, intègre et respectueuse des procédures, nous montre qu’il est possible quand l’objectif est grand, noble, de remettre en question ce qui nous paraît inaltérable. Merci Thierry de nous offrir un si beau roman.     

Ministre de la nuit par Giorgos Skambardonis

Éditions Monemvassia 311 pages 17/09/2020

Je remercie Babelio grâce à qui à l’occasion d’une masse critique j’ai pu voyager en Grèce à l’occasion de la lecture de « Ministre de la nuit » de Yorgos Skambardonis et ce même si ce roman ne m’a pas entièrement convaincu. Il s’agit pour moi du premier auteur grec « moderne » que je lis et ma curiosité a suffisamment était émoustillée pour que j’en découvre d’autres.

Ce roman noir, se déroule dans la Grèce du Nord, nous sommes assez loin des images touristiques qui nous viennent en tête à chaque évocation de ce pays assez méconnu. Ioannis Bekhtis dit « Primo » est un entrepreneur joueur et flambeur, après des études d’architectures, de nombreuses difficultés financières dues à son addiction au jeu, il se retrouve à la tête de l’entreprise de pompes funèbres de son père disparu. Entreprise qu’il mettra rapidement en difficultés de nouveau à cause des pertes financières dans les casinos.

Seulement, Primo grâce à ses relations, se verra mis en contact avec le « ministre de la nuit », un parrain de la mafia locale qui lui proposera un deal leur permettant à tous les deux d’en tirer nombres bénéfices.

Comme souvent à l’image de la vie, et sans que l’on sache pourquoi, certains se retrouvent dans une spirale de malchance perpétuelle quand d’autres se sortent toujours des pires situations.  La trajectoire que suivra la vie de Primo, en sera la preuve.

Mon ressentiment sur cette lecture est plutôt partagé, j’ai vraiment apprécié la toile de fond de ce roman, alors que sur la forme, je n’ai pas trouvé agréable sa lecture avec des passages très longs qui n’apportent pas forcément quelque chose à l’intrigue. Néanmoins, ce roman m’aura permis de découvrir la Grèce d’aujourd’hui et surtout envie de m’essayer à d’autres auteurs de la république hellénique.

Un extrait musical d’un artiste cité dans le roman :

Pour le commander, soit directement sur le site de l’éditeur, soit votre libraire indépendant, soit :

https://www.lalibrairie.com/livres/ministre-de-la-nuit_0-6968209_9782957297306.html

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