La venin – T1 – Déluge de feu par Laurent Astier

Rue de Sevres 64 pages 09/01/2019

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai dévoré les pages du premier tome de cette série « La Venin » réalisée par Laurent Astier. Un voyage dans le temps et dans la moitié est des Etats-Unis, un Western digne des meilleurs films du genre, avec une héroïne qui ne nous laisse pas indifférent par la force qui émane d’elle. Un scénario à couper le souffle et qui nous laisse avec l’envie d’attaquer au plus vite la suite de la série et mis en valeur par de magnifiques illustrations nous donnant l’envie de nous évader dans ces grandes plaines quasi désertes.

Nous sommes au Colorado en 1900, dans cette petite ville minière de Silver Creek, arrive avec le train Emily, une très belle jeune femme qui vient pour se marier. Seulement son promis est décédé il y a de ça quinze jours. La voilà sans argent, logement, avec pour seul espoir de survie, la proposition de vendre ses charmes dans le saloon local… Mais Emily ne veut prendre la même voie que sa mère…

Et si tout cela n’était qu’illusions ?

« Les démoniaques » Mattias Köping

Une preuve de plus que les romans noirs sont ceux que j’affectionnent le plus… Chose rare, je vais commencer par la 4ème de couverture qui est en fait, le chapitre 1 :

« Ils reprennent en chœur : « Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salop ! » Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux. Elle s’appelle Kimy. Ce soir, on fête ses quinze ans. »

Voilà vous savez où vous mettrez les pieds si vous vous lancez dans cette lecture.

La vengeance est un plat qui se mange froid… et pour le coup cette vengeance est une véritable bombe à retardement…

Cette histoire nous emmène dans une petite ville de Normandie où est installé l’Ours alias Jacky Mauchrétien gros entrepreneur local à la fois de façon légale et illégale, drogue, proxénétisme, il touche à tout… y compris sa propre fille…

Ce roman ne laisse pas indemne, pas seulement par la cruauté de certaines scènes, mais aussi quand, dans ce monde ténébreux nait un peu d’espoir grâce à la magie des livres.

J’avais adoré « Le Manufacturier », il en est de même avec « Les Démoniaques »… Quand on referme se livre, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser des questions sur l’humanité et ses dérives, car les horreurs décrites par Mattias Köping existent malheureusement…

« Les cicatrices de la nuit » Alexandre Galien

J’ai acheté ce livre car il avait été récompensé du « Prix du Quai des Orfèvres », ce qui en général est plutôt un gage de qualité, et cette fois-ci encore je suis conforté dans cette idée.

J’ai vraiment eu l’impression de lire un docu-fiction sur la PJ Parisienne, du début à la fin de ce roman policier nous sommes plongés au cœur d’une enquête de la Crim’, de toutes les étapes hyper détaillées, des dialogues très vivants agrémentés de nombreux mots argotiques (heureusement l’auteur nous les « traduit » systématiquement.

L’enquête démarre avec le meurtre d’une jeune prostituée et c’est Philippe le nouveau chef du groupe Crim’ qui en prend la charge en découvrant très vite que cette jeune femme était une de ses indics quand il y a peu il était encore chargé du groupe Cabarets…

Cette enquête deviendra de plus en plus personnelle et c’est là, le seul défaut que je trouve à ce livre qui se lit merveilleusement bien, les seuls faits personnels mis à part peut-être quelques anecdotes sur les personnages, sont liés directement à cette enquête et ne dépassent jamais vraiment son cadre. L’auteur va droit au but ce qui donne un sacré rythme à son histoire. Il ne lui manque vraiment que de donner un peu de vie, de consistance à ses personnages pour –à mon avis- faire partie de nos grands auteurs de polars actuels.

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