Brutalisme par David Le Golvan

Éditions sans crispation – 216 pages – 2 octobre 2021 – 9791095024064

Une immersion au centre de l’esprit d’un homme, éprit de doutes, de questionnements, de folie. Une œuvre brutale nous offrant un voyage littéraire perturbant.

Le brutalisme, mouvement architectural à vocation sociale, prônant une forme d’égalité mêlée à une simplicité, un état brut, sans ornements sied à ce roman de David Le Golvan tant sur le fond que sur la forme. En effet, le personnage principal et narrateur de cette histoire est un architecte, Rodolphe, travaillant à la rénovation d’un quartier populaire, difficile, sensible comme il est politiquement correct de les qualifier et, sous la plume de l’auteur, le récit se veut direct, concis, sans trop d’effets de style.

Rodolphe donc, est le cadre supérieur typique de notre société. Il est marié, papa, installé, patron-associé. Il a l’impression d’œuvrer au bien-être commun en rénovant des quartiers défavorisés, en considérant, les besoins des habitants, en valorisant le vivre ensemble. Seulement lors de l’inauguration de son dernier projet, l’Ammonite, des locataires remontés, débarque et le prennent à partie devant le gotha local présent.

C’est alors que comme un boxeur K.O., groggy, l’architecte nous donne l’impression que son esprit s’envole, la scène devient floue, le temps s’arrête. Petit-à-petit, nous, lecteurs, sommes transformés en spectateurs de l’activité cérébrale de Rodolphe qui remet en question son existence.

Alors que la lecture des premières pages nous paraît presque ennuyeuses, nous sommes frappés brutalement par ce basculement dans le cœur du récit, ce quasi-monologue du narrateur et dès ce moment, il devient difficile de reposer le livre. Accentué par les paragraphes et chapitres courts, le rythme de lecture s’accélère et nous avalons ainsi les pages jusqu’à la dernière.

Les thématiques abordées à travers le cheminement de Rodolphe, trouvent, au moins en partie, échos chez tous les lecteurs, nous ne ressortons pas indemnes de ce récit.

Un grand merci aux éditions sans crispation pour ce roman.

Le site de l’éditeur : https://sanscrispation-editions.fr/produit/brutalisme-david-le-golvan/

« Fondamentalement détestable » de Fabrice Causapé

La descente aux enfers d’un personnage presque normal… Ce serait pour moi, le plus court résumé de ce roman dans lequel nous allons rencontrer Vincent Cazaux un « pauvre type » qui suite à une agression lui valant d’être plongé dans le coma, se réveillera en devenant un homme aigri face à une vie de tous les jours qu’il ne supporte plus. Mais ce n’est là que le début, car Vincent ira plus loin, c’est en sérial killer qu’il évoluera. Et cette transformation l’aidera dans sa vie professionnelle car enfin en usant de stratagèmes propres à ce type de personnage, il prendra du galon…

A travers l’histoire de Vincent, Fabrice Causapé nous dépeint une société que nous voyons tous les jours, parfois ses travers sont un peu exagérés, caricaturés mais très proches de la vérité. Et c’est un plaisir, un véritable amusement que de les voir ainsi décrits sous nos yeux.

Je suis plutôt satisfait d’avoir été au bout de cet ouvrage car pour être tout à fait honnête, j’ai au début eu du mal à entrer dans ce récit. Le livre est écrit à la première personne un peu comme un livre de bord nous retraçant la mutation de Vincent. Il utilise un style narratif et un vocabulaire très riche n’en facilitant pas la lecture même si la taille des chapitres assez courts, en plus d’apporter du rythme, fluidifie la lecture et au final, on s’habitue assez vite. Etant donné que c’est le premier roman que je lis de cet auteur, je ne sais dire si c’est son style ou si c’est la façon dont il imagine Vincent nous raconter son histoire.

En tout cas, je remercie beaucoup Fabrice Causapé de m’avoir permis la lecture de son histoire et vous invite accompagner Vincent dans ce changement de vie.

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