Traces de la grande guerre par collectif

Éditions de la Gouttière – 152 pages – 05/10/2018

Traces de la grande guerre est un recueil collectif de récits graphiques, de nouvelles illustrées. Au nombre de dix-huit, elles nous plongent dans différents aspects de la première guerre mondiale, avec comme fil conducteur, le travail et le devoir de mémoire. Ainsi, de nombreux auteurs et illustrateurs, à l’aide de formats courts, de quatre à huit planches, nous racontent, la vie dans les tranchées, nous content les destins d’hommes et de femmes, nous rappellent les dégâts, physiques, psychologiques et matériels, causés par ce monstrueux conflit mondial. Comme souvent dans les recueils, l’ensemble des textes et graphismes présents dans cet ouvrage, ne plaisent pas à tout le monde. Néanmoins, cette diversité, permet de toucher un grand nombre de lecteurs.
Le travail réalisé pour réunir dans un même projet autant d’auteurs et d’illustrateurs et remarquable par la qualité de leurs œuvres et leur internationalité. Leurs récits, se déroulant tantôt à notre époque, tantôt il y a un siècle, ont en commun de nous rappeler qu’oublier, c’est risquer de reproduire les horreurs passées. Il est difficile de résumer ou donner son avis sur l’ensemble des dix-huit histoires, parmi lesquelles, « Impénétrables empreintes », « A la mine comme à la mine ! », « Jeux de guerre » ou « Mémorial » dont les graphismes nous rappellent l’univers de Tolkien qui a connu les tranchées samariennes, et « L’Allemagne doit payer » justifient à elles seules, que « Traces de la grande guerre » rejoint votre bibliothèque.

La première des histoires de ce recueil, se situe près de l’Isonzo, dans le nord de l’Italie, que nous connaissons beaucoup moins que les batailles de la Marne ou la Somme, voici donc une vidéo de l’excellent Benjamin de Nota Bene qui en parle :

Voyage au pays de l’envie par Frédéric Marcou

Atramenta – 40 pages – Juin 2014

Dans ce recueil, Frédéric Marcou, auteur isarien, natif de Noyon, cette ville où Charlemagne a été couronné roi des Francs, nous propose cinq nouvelles fantastiques, teintées de science-fiction comme il les définit lui-même. Comme le titre le laisse entendre, il nous emmène en voyage, aux pays des songes, des enfers, en spiritualité ou encore visiter une autre planète.

Les nouvelles sorties de l’imagination de l’auteur, parfois inspiré par ses propres rêves, sont plutôt très courtes, ce qui parfois nous laisse un peu sur notre faim.

Dans la première, « Il ne vous reste plus qu’à signer », le sujet principal est la réincarnation vue par les bouddhistes, dans la suivante, « Damnation », que j’ai beaucoup apprécié, j’y ai vu notre condamnation à une vie de labeur où nous sommes achetés par quelques plaisirs confortables. Ensuite, dans « Rêve impromptu », il nous fait découvrir une planète, « État policier » où la magie est interdite, mais où la douce folie de certain, illumine un peu les âmes. Dans « Homo sapiens sapiens neandertalis », Frédéric Marcou nous offre un texte aux notes scientifiques et enfin dans « Une autre forme de mort », il nous dresse un tableau de la mort avec une scène que l’on pourrait imaginer être vécue par Ray Garraty dans Marche ou Crève de Stephen King.

L’auteur nous raconte également dans son avant-propos, le cheminement de la création de ce recueil de nouvelles, nous rappelant ses inspirations de lectures adolescentes. Je trouve ce texte intéressant car, il permet de se questionner sur notre rapport aux nouvelles, qui pour moi ne sont et ne doivent pas être qu’un genre destiné aux jeunes lecteurs. La nouvelle est comme pour les autres formes de littérature accessible à tous avec des styles et des genres différents. Il suffit d’ailleurs de lire « Voyage au pays de l’envie » pour s’en rendre compte.

« Trois secondes avant de mourir » Ouvrage collectif

Evidence Editions 284 pages 15/05/2020

Je tiens en premier lieu à remercier Evidence Editions et leur fameux Crazy Books Day pour l’envoi de ce recueil de nouvelles.

J’apprécie beaucoup le genre des nouvelles pourtant malheureusement un peu délaissé dans nos contrées. Pourtant quel exercice difficile, la nouvelle laisse peu de temps à la mise en place d’un décor, pour faire connaissance avec les personnages, découvrir l’intrigue et amener une fin réussie.

Dans celui-ci, un thème commun, les trois secondes qui précèdent la mort et quatorze auteurs qui vont nous proposer leur vision. Des auteurs plus ou moins expérimentés, de différentes générations et n’écrivant habituellement pas uniquement que du thriller. Parmi ces quatorze nouvelles il n’y aura que du bon et du très bon et ces nouvelles souvent angoissantes, souvent noires nous laissent parfois aussi passer par d’autres émotions.

Nous y découvrons donc les derniers instants d’un condamné à mort (personnage pourtant à vomir mais qui arrive à nous toucher), un musicien un peu oublié qui s’apprête à faire un barbecue (histoire inspirée de faits réels, nous entrerons dans la tête d’un personnage prêt à en finir avec la vie, nous frissonnerons face à un tueur qui ne tue qu’un membre par famille (en laissant à un survivant de faire le choix de celui à abattre), un braquage de banque, et tant d’autres, avec aussi parfois des notes de fantastiques.

Evidence Edition, dont j’apprécie beaucoup les collections Imaginaire et Clair-Obscur nous permet ici de découvrir un panel d’auteurs dont nous avons envie de découvrir les univers.

Bravo à Dumè Antoni, Kwamé Maherpa, Camille David, Emilie Bertron, Ginou Jussel, Alexandre Ratel, William Lucas, Anthony Boucard, Josepha Bassoni, Vincent Herbillon, Yvan Bermond, Christophe Corthouts, Erik Vaucey et Anthony Boulanger.

« Regarder le noir » Collectif sous la direction d’Yvan Fauth

Belfond 288 pages 11/06/2020

Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet. Douze auteurs de la noire réunis par Yvan Fauth pour un nouvel exercice après le très réussi recueil de nouvelles « Regarder le noir » cette fois sur ce sens qui nous permet de nous émerveiller des beautés qui nous entourent, la vue.

Admirer, épier, contempler, lorgner, mater, observer, reluquer, … voilà ce que l’on peut faire avec nos yeux, quand malheureusement d’autres en sont privés totalement ou partiellement. Ces douze auteurs précédemment cités eux en tout cas n’ont pas manqué d’inspiration pour nous imaginer des histoires aussi dingues les unes que les autres, parfois même en se lâchant complétement afin de nous régaler avec ce genre littéraire trop peu développé chez nous, alors qu’elles sont les dignes héritières des contes qui ont bercé notre enfance et, pour beaucoup d’entre nous, j’en suis persuadé, donné le goût de la lecture.

Il n’y avait je pense qu’Yvan, pour réussir à convaincre et donner envie à ces talentueux auteurs de sortir de leur zone de confort et se risquer à imaginer ces courts récits dans lesquels il faut très rapidement happer le lecteur. Oui la nouvelle n’est pas un sous genre littéraire, c’est un exercice difficile sur lequel beaucoup se cassent les dents. Ici pour chacun d’entre eux, c’est plutôt une réussite.

Alors, si vous avez envie de partir à la rencontre d’un ado pas comme les autres, d’aller visiter un club obscur aux mœurs étranges, d’embarquer sur un navire dans un monde dévaster, de partir en filature, de découvrir une jeune médium, de jouer avec vos émotions, foncez chez votre libraire acquérir cet ouvrage qui m’a permis en plus de découvrir la touchante écriture de Julie Ewa.

Petit clin d’œil à Fred, as-tu, comme pour ta trilogie groenlandaise été étudier sur le terrain 😉 ?

Bravo et tous ces contributeurs et big up à Yvan.

« La bibliothèque » de Jack KOCH

LE VERGER EDITEUR SEPTEMBRE 2020

J’adore les illustrations et l’univers de Jack Koch. Quand ce dernier a lancé une campagne ulule pour financer son nouveau projet, il était évident que j’y participe. C’est donc aujourd’hui que j’ai eu la chance de recevoir ce recueil d’illustrations.

De la poésie, voilà comment je qualifierais cet ouvrage qui pourtant ne comporte aucunes paroles. De la magie d’un monde enchanté, enfantin, qui nous fais voyager à travers des couleurs et des environnements différents. Nous suivons un jeune garçon et une jeune fille que nous devinons curieux et amoureux des livres.

Si vous ne connaissez pas encore Jack Koch, naviguez sur sa page Facebook, vous aurez un joli aperçu de son univers et je suis sûr que vous craquerez pour ces jolis dessins.

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