Le crépuscule et l’aube par Ken Follett

Robert Laffont – 851 pages – 17/09/2020

J’attendais avec envie ce nouveau roman de Ken Follett, dont l’histoire se déroule un peu plus de cent ans avant « Les piliers de la Terre » et à travers lequel nous connaitrions les origines de Kingsbridge. Y trouver en plus des Vikings était la cerise sur le gâteau, tant leur présence peut assurer des scènes d’action bien rythmées et violentes.

Seulement, mes attentes étaient certainement un peu trop fortes et je reste sur ma faim. Non pas que le roman ne soit pas bon, il l’est de par la construction du récit, la plume de Ken Follett toujours aussi agréable mais, un scénario assez lent, des personnages qui paraissent être des caricatures de ceux des piliers de la Terre. Dans l’ensemble aucune surprise.

Ce sentiment passé, le roman reste une très bonne lecture qui nous apprend comment s’est fondée Kingsbridge, et nous donne des informations sur la dure réalité de la vie à cette époque de l’entrée dans le second millénaire avec la menace des Vikings qui étaient des êtres destructeurs.

Le roman présenté par Ken Follett lui-même :

Voici le lien vers la page Wikipédia d’Emma de Normandie, qui a inspiré le personnage de Ragna :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_de_Normandie

Le dernier inventeur par Héloïse Guay de Bellissen

Robert Laffont 234 pages 20/08/2020

Certaines lectures qui paraissent comme cela toutes simples se révèlent parfois de vraies bonnes surprises. Cela a été le cas pour moi avec Le dernier inventeur d’Héloïse Guay de Bellissen.

Ce roman m’a d’abord attiré car il racontait la vie de Simon Coencas, l’un des quatre principaux découvreurs, inventeurs donc de la grotte de Lascaux, dernier survivant, il nous a quitté en février de cette année. Ayant toujours eu un faible pour l’Histoire et même la préhistoire, le sujet était fait pour me plaire. Seulement voilà, il y a le récit dans le récit et cela donne une profondeur à ce roman dans lequel la rencontre entre l’auteure et Simon et son épouse est à elle-même une belle histoire d’amitié pour ne pas dire une histoire d’amour au sens pur du terme.

Héloïse nous narre donc la vie de Simon, nonagénaire, décrit comme un jeune garçon de 91 ans qui a, avec trois de ses amis, Marcel Ravidat, Georges Agniel, Jacques Marsal, découvert ce temple de l’art pariétal qu’est la grotte de Lascaux, l’été 1940. Nous sommes au début de la seconde guerre mondiale et se succédera à cette heureux épisode de découverte de cette grotte mais également de véritables amis pour Simon ainsi que des premières attirances amoureuses quand rentré à Paris, il se retrouve raflé avant d’être envoyé à Drancy. Oui en ces temps de ténèbres nazis, personne n’est en sécurité. Simon après avoir fait l’une des plus grandes découvertes de l’histoire est emporté par l’une des plus sombres histoires qui se joue alors.  Son jeune âge lui permettra de quitter Drancy néanmoins, jamais plus il ne reverra ses parents.

Malgré cela, la joie, la soif de vie de Simon aura été plus forte à l’image de sa découverte qui aura traversé les siècles pour dévoiler les beautés qu’elle enferme en elle. L’âme de Simon est aussi belle que les plus belles peintures de Lascaux.

Pour parler de la forme de ce texte, j’ai découvert une très jolie plume, d’une douceur exceptionnelle. Le récit, teinté de respect et d’admiration est présenté de façon plutôt originale intégrant la grotte comme personnage et pas en simple lieu. Elle nous parle, nous fait part de ses réflexions, témoin de l’Histoire comme le ferait un sage.

Je ne peux que vous inviter, vous inciter à lire ce roman qui donne envie de sourire à la vie, malgré les épreuves difficiles qu’elle nous fait vivre trop souvent.

Lascaux en musique :

La découverte racontée par ce grand personnage qu’est Yves Coppens :

Pour commander le roman :

https://www.lalibrairie.com/livres/le-dernier-inventeur_0-6731138_9782221241097.html

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