Inhumain par Bajram – Mangin – Rochebrune

DUPUIS 104 pages 02/10/2020

L’exploration spatiale, la recherche de nouvelles planètes, la création d’arches de Noé futuristes pour préserver une partie de l’espèce humaine, tous ces sujets ont déjà été abordés de différentes manières. Néanmoins, le trio de créateurs -Thibaud de Rochebrune, Valérie Mangin et Denis Bajram- de ce très bel album planet opera, réussissent à nous surprendre.

Le récit, commence fort, un vaisseau d’exploration spatiale, se crash sur une planète inconnue. L’équipage n’a pour seul échappatoire que d’enfiler leurs scaphandres et de quitter l’engin au plus vite, ce dernier étant en train de sombrer dans les abysses. Les voilà donc dans une eau profonde, aux couleurs sanguines et envahie par des pieuvres marines pas du tout rassurantes…

Sauvés par miracle, les voilà sur la terre ferme, celle sableuse d’une plage, coincée entre l’océan et un immense volcan. Une plage sur laquelle ils feront la rencontre d’habitants, qui n’ont rien d’aliens, bien au contraire puisqu’ils nous ressemblent et parlent notre langue…

Notre équipage, aidé d’Ellis, l’humanoïde les accompagnant, partira dans le but de trouver un moyen de communiquer avec l’arche spatiale de laquelle en sont partis ses membres, en expédition, à la recherche de l’origine de ses humains aux coutumes primitives.

Plus qu’un simple ouvrage illustré, de toute beauté et d’un récit de SF, c’est un album qui nous amène à nous poser de nombreuses questions philosophiques qui font écho à la période que nous traversons actuellement. Doit-on pour un confort relatif, sacrifier nos libertés individuelles, notre libre arbitre, devons-nous vivre uniquement pour le bien être d’une communauté, nos journées ne servant qu’à travailler à maintenir cette société debout ?

Ces réflexions que nous amènent un ouvrage de SF, sont pour moi signe d’une grande œuvre réussie, ce qu’est Inhumain.       

Le magasin des suicides d’après le roman de Jean Teulé par Olivier Ka et Domitille Collardey

DELCOURT 64 pages 05/09/2012

La maison Tuvache, vous connaissez ? Peut-être si vous avez déjà lu l’excellent roman de Jean Teulé. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, les Tuvache sont une famille de commerçant, qui génération après génération commercialisent tout ce qu’il faut pour réussir son suicide. Voilà l’ambiance.

Sauf que nait le petit Alan, par accident ses parents ayant testé un préservatif poreux, un enfant souriant, oui oui, un représentant du bonheur dans ce sinistre magasin. Alan, tout en grandissant, amènera, joie et amour au sein de ce noir tableau.

J’ai pas mal apprécié cette adaptation graphique du roman de Jean Teulé, car elle réussit principalement à retranscrire l’ambiance de l’œuvre originale. Nous retrouvons la joie de vivre d’Alan dont le personnage est coloré de teintes vives, en contraste total avec les traits sombres du reste des dessins.

Vous aimez l’humour noir, le second degré ? Vous allez aimer « Le magasin des suicides ».

Une adaptation cinématographique de Patrice Leconte est parue en 2012.  

S’enfuir – Récit d’un otage par Guy Delisle

DARGAUD 432 pages 16/09/2016

15 années, un peu plus de 400 pages, c’est ce qu’il aura fallu à Guy Delisle pour nous raconter les 111 jours durant lesquels Christophe André a été retenu, otage, la plupart du temps attaché à un radiateur, au Caucase en 1997, où il réalisait sa première mission humanitaire pour Médecins Sans Frontières.

Le résultat est un album où les nuances de bleus et de gris nous montrent comment les quelques mois de la vie de Christophe furent ternes, silencieux, longs… Il ne se passe pas grand-chose dans sa vie, rythmée par les repas que l’on lui apporte, souvent composés de bouillon. On, ses ravisseurs, dont il ne comprend pas la langue et qu’il surnommera Thénardier, le grand, le jeune.

Pas plus surpris d’avoir été kidnappé dans ses régions dangereuses, qui nécessitent justement assistance d’ONG, il pense qu’il sera libéré en quelques jours et s’inquiète plus de risquer de faire perdre une grosse somme d’argent nécessaire à aider les gens pour payer sa rançon.

S’enfuir, c’est l’histoire d’un homme qui se retrouve confronté à la solitude, qui a peur non pas de mourir mais plutôt de causer ennuis et peines à son entourage. L’histoire d’un homme qui garde espoir en l’avenir et qui ne souhaite pas jouer au héros inutilement. L’histoire d’un homme qui garde la tête froide face au danger.

Guy Delisle, se fait la voix de Christophe André, pour nous mettre devant les yeux, ces longues journées, où coupé du monde, rien ne se passer pour Christophe. Et il réussit le tour de force de ne pas en faire un album ennuyeux.

Enfin, en ces temps où nous sommes nous tous, privés de liberté par une crise sanitaire mondiale, la lecture de S’enfuir, permet de relativiser les choses. Nous sommes cloitrés dans des logements en général plutôt confortables, en tout cas plus que d’être menotté sur une paillasse et ce, afin d’éviter de se retrouver ou d’envoyer nos proches sur un lit d’hôpital, entravés par un tas de tuyaux nous reliant à des machines sans lesquelles nous serions morts.

Carbone et Silicium par Mathieu Bablet

ANKAMA 272 pages 28/08/2020

Le Silicium, Si, dans le tableau périodique des éléments chimiques est, après l’oxygène, l’élément le plus abondant dans la croûte terrestre.

Le Carbone, C, est le quatrième élément le plus abondant dans l’univers. Il est à la base d’une multitude de composés organiques.

Dans le magnifique ouvrage tant sur la forme que le fond, de Mathieu Bablet, ils sont deux entités créées dans la Silicone Valley par la société Tomorrow Foundation sous la direction du Professeur Noriko, deux intelligences artificielles, deux émotions artificielles… Leur rôle sera de créer du lien social, d’apporter assistance et présence auprès d’une population de plus en plus vieillissante, abandonnée par les plus jeunes.

Prévues, selon les lois du capitalisme, à une durée de vie courte, régit par une obsolescence programmée, ils doivent s’éteindre au bout de quinze ans. Seulement ces entités douées d’une remarquable intelligence et capable de traiter des quantité d’informations en quelques nanosecondes, ne le verront pas de cet œil.

Je n’ai pas assez de superlatifs pour vous décrire la qualité du travail de Mathieu Bablet. Cet album est postfacé par Alain Damasio, c’est pour moi la meilleure preuve de sa magnificence. Si un jour, je rédige une chronique ne serait-ce que dix fois moins bonne que cette analyse de l’œuvre par ce génie qu’est Damasio, je serais le plus heureux des blogueurs.

Carbone & Silicium est à la fois, une œuvre futuriste et actuelle, philosophique et initiatique, engagée, sombre et lumineuse. Elle nous marque et mérite sa place au Panthéon des œuvres SF à côté des romans de Barjavel, Azimov, Damasio… C’est le cycle des robots d’aujourd’hui. Mathieu, nous peint un tableau avec des illustrations qui nous paraissent parfois inachevées, qui créent un flou mais qui correspondent à ce futur qui n’est qu’une proposition du futur qui nous attend. Un monde ravagé par la surpopulation, qui se vengera de la manière dont nous traitons la planète et où les technologies que nous développons prendront une place de plus en plus importante, reléguant l’espèce humaine à un second plan. Ça, c’est pour le côté sombre.

Pour le côté lumineux de cette œuvre, qui vient éclairer les ténèbres, vers lesquelles nous fonçons tête baissée, il y a ces histoires d’amours, un amour filial entre Noriko et ses créations, surtout carbone, un amour platonique entre les deux entités qui traversera le temps.

Quelles places souhaitons-nous laisser à l’artificiel ? Quels futurs souhaitons-nous pour nos enfants ? Voilà le genre de questions qui vous trotteront dans la tête après la lecture de ce chef d’œuvre.

Old Pa Anderson par Hermann et Yves H.

Le Lombard 64 pages 22/01/2016

Mississippi, 1952. La petite-fille d’Anderson a disparu huit ans auparavant. Il sait que les coupables sont des Blancs et que justice ne sera jamais rendue.

Mais hier sa femme est morte de vieillesse et de chagrin.

Aujourd’hui, il n’a plus rien à perdre.

Il est rare que je résume réellement les ouvrages que je lis et encore plus que je copie une quatrième de couverture. Néanmoins celle-ci est totalement à l’image de cet album, courte, rien d’inutile, créant l’ambiance dans laquelle nous serons emportés avec ce récit né d’un duo, celui d’un père, Hermann au dessin et de son fils Yves H. au scénario.

Dans le Mississipi de cette moitié de XXème siècle, le racisme et encore dominant, même s’ils sont égaux, les humains blancs et noirs ne doivent se mélanger et pour les descendants des esclaves, le seul moyen d’éviter les problèmes est de baisser la tête. Seulement, pour les Blancs, ce n’est pas suffisant et à la moindre occasion, ils jouent avec eux, s’en prennent aux plus faibles et font la loi. Parfois ils vont encore plus loin, commettent des crimes impunis, mais quand en face un homme n’a plus rien à perdre, ce n’est pas la loi qui les protégera.

Avec ses graphismes, Hermann nous peint les tableaux de cette sombre et sanglante période honteuse des Etats-Unis et particulièrement des Etats du Sud où sont appliquées les lois Jim Crow détaillées et accompagnées de témoignages dans la postface de l’album. De plus, l’atmosphère lourde et pesant est renforcée par le peu de dialogues, textes et les nombreuses planches muettes. Un pays de taiseux, des personnages qui s’expriment peu, mais une vengeance qui hurlera sa colère et l’exprimera par une rare violence.

Le Marsupilami – T1 – La bête par Frank Pé et Zidrou

Éditions Dupuis 156 pages 09/10/2020

Alors là, si un jour on m’avait dit que je dirais ce qui va suivre d’un album du Marsupilami franchement je n’y aurais pas cru…

Un vrai coup de cœur, une merveille à la fois au niveau du scénario qui m’a entièrement aspiré dans son histoire et au niveau des illustrations qui m’ont bluffé au point parfois de rester un long moment à admirer certains dessins.

Nous sommes ne Belgique, au milieu des années 50, un cargo arrive avec à son bord des animaux « exotiques » pour fournir les zoos du royaume. Peu auront survécu à la traversée. Un animal, ressemblant à un singe s’échappe, il est jaune et possède une queue démesurée.

Au même moment, nous découvrons François, un jeune garçon qui vit seul avec sa maman. Dans leur petite maison, ils vivent entourés d’animaux blessés, abandonnés que récupère ce petit garçon. Comme eux, il se sent rejeté car il est le fruit de l’union de sa mère avec un soldat allemand retourné au pays. Dans cette vie de rejet, de repli sur soi, la seule lumière humaine est Monsieur Boniface, le professeur de François, sensible au charme de sa maman, un peu gauche, il est attendrissant.

La bête, ce titre, à lui seul résume la vision qu’ont Pé et Zidrou du Marsupilami avec lequel ils rendent hommage à Franquin. Un animal sauvage, musculeux, menacé mais au sein duquel, nous nous rendons compte que cette agressivité et en réaction aux traitements humains subis. Mais c’est aussi cette vision qui m’a complétement séduit.

Je remercie grandement Netgalley France, les éditions Dupuis et les auteurs pour ce magnifique album. J’ai lu le service presse en numérique mais je ne manquerai pas de m’offrir cet album et celui qui suivra car je ne peux imaginer une bibliothèque d’un amateur du 9ème art sans cet ouvrage.

Le Teaser :

Un morceau de rock belge des années 50 :

Pour commander ce magnifique album :

https://www.lalibrairie.com/livres/atom-agency—le-marsupilami-de-frank-pe-et-zidrou—tome-1—la-bete_0-6881148_9791034738212.html

Les complotistes : Tout s’explique, même n’importe comment de Fabrice Erre et Jorge Bernstein

DUPUIS 144 pages 02/10/2020

Dans ce monde fou où nous vivons, il est parfois bon de prendre un peu de recul, de lever la tête du guidon, de souffler et surtout de se marrer. Vous ne savez pas comment ? Et bien par exemple lisez les complotistes de Fabrice Erre et Jorge Bernstein, faites connaissance avec Kevin_Néo51, lycéen qui intègre le cours un peu particulier de Patrick_Mulder427 où il apprendra qui a tué Kennedy, la vérité sur l’exploration lunaire, la vraie/fausse mort de Paul McCartney…

Des personnages dingues, des mémos et des jeux à chaque fin de chapitre, des complots et de l’humour, ces ingrédients réunis par Fabrice et Jorge nous donnent un ouvrage rempli de surprises et de fous rires.  

Si vous voulez apprendre à y voir plus clair sur les mystères enveloppants ses évènements ou créer un complot familial ou mondial, foncez découvrir Les complotistes.    

La musique qui va si bien :

Pour le commander :

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 » L’Homme Bouc  » par Corbeyran et Morinière

Robinson 192 pages 16/09/2020

Un polar dessiné aux notes fantastiques, l’Homme Bouc scénarisé par Corbeyran et illustré par Aurélien Morinière est une véritable plongée dans un monde cauchemardesque, un monde dans lequel nous vivons où des êtres humains, en tuent d’autres par plaisir ou besoin.

Dans cette forêt limousine automnale, humide, sombre que nous découvrons dans le prologue, Adèle promène son chien Lucky. Ni l’un ni l’autre ne rentrera…

Le chien sera bientôt retrouvé, sans tête, ouvert sur tout l’abdomen et cloué à une porte en bois. C’est alors que Gaëlle Demeter et son collègue gendarme feront appel à Blanche, une chamane, capable de voir au-delà de ce que nos yeux non-initiés ne voient. Dans ce monde rural où se mêlent traditions et superstitions, elle ne sera de trop pour enquêter sur cette disparition, bientôt suivi d’une réapparition.

Plus que le scénario, bien construit et angoissant (seul bémol, nous devinons vite qui est l’inconnue retrouvée), j’ai été fasciné par les illustrations en noir et blanc d’Aurélien Morinière. Je me suis étonné à rester de longues minutes à étudier certains dessins dont les détails sont hyper travaillés.

Fans de polar, de noir, l’Homme bouc est fait pour vous.

Merci Thomas Raymond de m’avoir conseillé ce superbe ouvrage.

Pour le commander :

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 » Malgré tout  » par Jordi Lafebre

DARGAUD 152 pages 25/09/2020

Malgré tout est un roman graphique, un album dont le scénario ainsi que les dessins sont réalisés par Jordi Lafebre aidé pour les couleurs par Clémence Sapin.

Malgré tout est un conte moderne, sur le temps, le temps qui passe, le temps que l’on a, ce que l’on en fait, ce qu l’on aimerait en faire. C’est également un hymne à l’amour, celui que l’on vit, celui à côté duquel on passe, un amour qui reste présent plein de bienveillance et de respect.

Un peu comme dans la nouvelle de F. Scott Fitzgerald, dont a été tiré le film « L’étrange histoire de Benjamin Button », mais sans le côté fantastique, nous allons remonter le temps du chapitre 20 au chapitre premier, pour découvrir les moments de vie d’Ana Dellacasa dévouée maire de sa copine à l’aube d’une retraite bien méritée et de Zeno Simia, libraire, doctorant en physique, incapable de rester au même endroit trop longtemps tant la soif de découverte, d’apprentissage, l’emmène voguer vers l’inconnu. Ana et Zeno, se sont croisés, éloignés, retrouvés mais jamais oubliés.

Les illustrations de ce roman ainsi que les couleurs les mettant en couleur sont d’une douceur poétique à l’image de l’histoire qu’il nous conte. Un peu de magie, de tendresse en ces heures de crise sanitaire mondiale sans précédent nous font un bien fou. Un ouvrage à lire et à partager, pourquoi pas avec celui ou celle dont résonne encore en vous un amour impossible.

Pour le commander :

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 » Nightmare – Livre 1 – Le réveil » de Thibault Colon de Franciosi et Johanna Zaïre

Autoédition 392 pages 05/09/2020

Un ovni littéraire, un bel ouvrage, une fraîcheur, un roman, un comics, un roman graphique, Nightmare est tout cela et même plus. Inclassable, fantasy, post-apocalyptique, young adult à lire de 12 à 99 ans, aventure… J’ai rarement eu entre mes mains une œuvre aussi complète. Johanna Zaïre et Thibault Colon de Franciosi incarnent le courage dont font preuve les personnages de ce roman en s’étant lancés dans cette aventure de création d’un univers. Et à l’image de l’étendu de cet univers, ils ont fait ce travail en s’appropriant tous les rôles, de la création à la diffusion de cet ouvrage en passant par son édition. Sans exagérer, nous ne sommes pas très éloignés du génie d’un Tolkien ou d’un Burton. Vous êtes septiques ? Foncez l’acheter et vous verrez !!!

Pour l’histoire, Eve, 20 ans se réveille près d’une vieille ferme abandonnée, un décor sinistre recouvert de cendre, d’arbres morts. Un lieu qui ne lui est en aucun cas familier. A ce moment précis, c’est Théo, 19 ans qui sort également d’un état d’endormissement dans un lieu inconnu, un lac abandonné où même la faune a déserté les lieux. Leur point commun, ils ne se rappellent de rien et ne savent pas ce qu’ils font là. Chacun partira sans le savoir à la rencontre de l’autre dans ce monde rempli d’étrangetés, de bizarreries et surtout de dangers.

Suite à leur rencontre, le besoin de comprendre, d’appréhender ce nouveau monde, les amènera à se lancer dans son exploration. Ils se rendront vite compte qu’ils ne sont pas seuls. Seulement voilà, que cachent les rencontres ? Où est le bien, le mal ? La confiance s’accorde telle facilement ? Faut-il ne chercher que sa propre survie ou est-il plus important de protéger ces enfants rencontrés sur les chemins, tels Alice 5 ans accompagnée de Diego son ours en peluche, Glenn 7 ans myope comme une taupe, Max 9 ans qui voient des choses que les autres ne voient pas. Et tout cela sans compter Spencer, Cyannelle et beaucoup d’autres.

Pour faire honneur à tout bon roman de fantasy ou aux comics qui ont inspirés les créateurs de Nightmare, nous aurons le droit à une bonne dose de pouvoirs que possèdent et apprennent à maîtriser nos protagonistes.

Sur le fond, vous l’aurez compris j’ai tout simplement adoré me plonger dans l’univers Nightmare. La forme est la cerise sur le gâteau. Le livre est magnifique, la couverture d’abord, sublimée par un verni sélectif, le papier de très bonne qualité aux douces couleurs donnant des illustrations en aquarelles que l’on ne se lasse pas d’admirer. Et ce mélange entre pages de textes, illustrations et planches dessinées nous émerveille à chaque page.

La générosité de Johanna et Thibault étant aussi grande que leur talent, ils nous offrent en plus des 350 pages que comportent l’histoire, des croquis, des illustrations supplémentaires réalisées par des amis artistes, la description des lieux qui leur ont inspiré certains décors. Il ne manque que la bande originale mais si vous vous balader sur le net et que comme moi vous écoutez de la musique en lisant, vous tomberez sur des œuvres musicales de Johanna.

Ce livre mérite sa place dans chacune de vos bibliothèques. Je suis impatient de trouver le tome 2 dans mes mains. Pour patienter, je pense m’attarder un peu sur les œuvres passées de ces créateurs géniaux.  

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