» La Maison où je suis mort autrefois  » de Keigo Higashino

ACTES NOIRS / ACTES SUD 253 pages 15/04/2010

Ce roman, cet univers est une totale découverte pour moi. Changement de continent, direction le pays du soleil levant. L’environnement, le rythme, la culture, tout est totalement différent de mes lectures habituelles et cela fait du bien.

Nous voici donc plongés dans le Japon du milieu des années 90, date où est sorti ce roman de Keigo Higashino dans ce pays, il sortira en France en 2010. Et la vie s’y déroule à un autre rythme, à l’image de la quiétude qu’offre la contemplation d’un jardin japonais.

Sayaka Kurahashi est une jeune femme mal dans sa peau, mariée à un époux peu présent, maman d’une enfant de 3 ans envers laquelle elle ne ressent aucun sentiment – qu’elle se retrouve même à maltraiter – elle ne possède pas de souvenirs de son enfance et a déjà attenté à sa vie. Sayaka est en pleine spirale destructrice quand son père décède brusquement lui laissant une enveloppe contenant une clé à tête de lion et un plan situant une habitation au milieu des montagnes. Espérant que ce mystérieux héritage lui apporte les réponses qui peut-être la feront sortir de cette spirale destructrice, elle fait appel à son ancien petit ami, devenu professeur de physique à l’université afin de l’accompagner et de l’aider dans ses recherches. Ils découvriront alors cette bâtisse sans âge, qui dévoilera au fur et à mesure une histoire tragique pleine de secrets.

Keigo Higashino, nous offre un récit qui à l’image de cette demeure est hors du temps. Ce thriller psychologique se présente comme une enquête, non pas de celles que nous connaissons habituellement menées par des professionnels du genre, mais celle de deux êtres liés par un amour éteint qui va les plonger dans un passé où une violence latente tant psychologique que physique couve.

J’ai beaucoup apprécié ce roman d’une culture que je ne maîtrise pas, qui me fait sortir de ma zone de confort. Un style de littérature particulier où l’humain est très présent. Un roman qui me donne envie de découvrir un peu plus la littérature noire japonaise.

Pour passer commande :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois_0-1281141_9782330001322.html?ctx=9f87243d50be720869fb1cae094fe9c3

 » Dans mon village, on mangeait des chats » de Philippe PELAEZ et Francis PORCEL

GRANDANGLE 56 pages 10/06/2020

Ce qui attire au premier coup d’œil quand on se retrouve devant cette bande dessinée, c’est tout d’abord sa couverture, sombre et pesante à souhait qui contraste avec le titre qui nous fait sourire « Dans mon village, on mangeait des chats ». Résultat, direction la quatrième de couv’ pour découvrir qu’il s’agit de l’histoire d’un parcours initiatique d’un jeune garçon dans le crime organisé.  Cet album avait donc toute sa place dans ma bibliothèque.

Nous ferons donc connaissance avec Jacques Pujol, un ado issu d’une famille pas tout à fait comme les autres, même si les faits divers nous en présentent régulièrement des du même acabit. Son père, routier ne rentre que pour boire et tantôt violenter sa femme, tantôt ses enfants. Sa mère ne possède nullement la fibre maternelle et préfère donner de l’affection à différents hommes en l’absence de son mari plutôt que vers ses enfants. Seule Lily, sa petite sœur apporte un peu d’humanité dans ce foyer.

Un soir où ils font le mur, Jacques et Lily, tombe sur le père Charon, boucher et maire de leur village du sud-ouest, réputé pour ses pâtés pour lesquels les clients n’hésitent pas à faire des kilomètres et dépenser des fortunes en train de chasser des chats. Jacques fera vite le rapprochement et voit là une opportunité pour essayer d’améliorer sa condition.

De ce moment, Jacques trace sa voie vers un destin qui lui fera franchir les étapes de sa transformation de caïd en chef de gang bientôt à la tête d’une petite entreprise criminelle d’envergure. Son histoire nous rend attachant ce personnage pourtant détestable.

Philippe PELAEZ, nous déroule un récit aux petits oignons, très visuel, on pourrait se croire dans un film de Belmondo. Chaque évènement marquant dans la vie de Jacques est décrit telle une évidence. Il subit, n’a jamais vraiment le choix, quand à chaque fois à quelques minutes à dire ou quelques centimètres près, on se dit que l’histoire aurait pu être tout autre.

Pour donner encore plus de profondeur et de noirceur à ce scénario génial, Francis PORCEL, joue avec les dessins et surtout les couleurs qui créent une ambiance pesante.

Si comme moi, vous aimez le noir, vous allez adorer « Dans mon village, on mangeait des chats ».

« Trois secondes avant de mourir » Ouvrage collectif

Evidence Editions 284 pages 15/05/2020

Je tiens en premier lieu à remercier Evidence Editions et leur fameux Crazy Books Day pour l’envoi de ce recueil de nouvelles.

J’apprécie beaucoup le genre des nouvelles pourtant malheureusement un peu délaissé dans nos contrées. Pourtant quel exercice difficile, la nouvelle laisse peu de temps à la mise en place d’un décor, pour faire connaissance avec les personnages, découvrir l’intrigue et amener une fin réussie.

Dans celui-ci, un thème commun, les trois secondes qui précèdent la mort et quatorze auteurs qui vont nous proposer leur vision. Des auteurs plus ou moins expérimentés, de différentes générations et n’écrivant habituellement pas uniquement que du thriller. Parmi ces quatorze nouvelles il n’y aura que du bon et du très bon et ces nouvelles souvent angoissantes, souvent noires nous laissent parfois aussi passer par d’autres émotions.

Nous y découvrons donc les derniers instants d’un condamné à mort (personnage pourtant à vomir mais qui arrive à nous toucher), un musicien un peu oublié qui s’apprête à faire un barbecue (histoire inspirée de faits réels, nous entrerons dans la tête d’un personnage prêt à en finir avec la vie, nous frissonnerons face à un tueur qui ne tue qu’un membre par famille (en laissant à un survivant de faire le choix de celui à abattre), un braquage de banque, et tant d’autres, avec aussi parfois des notes de fantastiques.

Evidence Edition, dont j’apprécie beaucoup les collections Imaginaire et Clair-Obscur nous permet ici de découvrir un panel d’auteurs dont nous avons envie de découvrir les univers.

Bravo à Dumè Antoni, Kwamé Maherpa, Camille David, Emilie Bertron, Ginou Jussel, Alexandre Ratel, William Lucas, Anthony Boucard, Josepha Bassoni, Vincent Herbillon, Yvan Bermond, Christophe Corthouts, Erik Vaucey et Anthony Boulanger.

« Dynamique du chaos » de Ghislain Gilberti

Ring 468 pages 19/01/2017

!!! ATTENTION !!! Livre à ne pas mettre entre toutes les mains !!!

Pour démarrer, sachez que je suis un grand fan de Ghislain Gilberti. Je connais peu d’auteurs qui comme lui savent décrire les ténèbres avec une plume d’une grande douceur malgré les passages d’une grande violence et parfois les scènes comportant beaucoup de sexe.

Dans ce roman une fiction en grande partie autobiographique, Ghislain nous fait découvrir, une société, une vie que peu d’entre nous connaissent, le milieu de la nuit, de la drogue, cette vie sur le fil où chaque dérapage est très risqué. La mort, la violence, les trafics font partie du quotidien. Ici il n’est pas question de jeunesse dorée mais plutôt de jeunesse poudrée. On retrouve un peu de l’univers des films comme Trainspotting, Requiem for a dream… Mais dans ce thriller, il y a ce quelque chose en plus qu’apporte Ghislain, cette description du réel.

Nous sommes donc spectateur de cette vie dans l’est de la France où Gys et Manu partage un studio en vivant des allocations chômage auxquelles viennent s’ajouter le profit de quelques trafics. En effet, c’est le chômage provoquant cette misère sociale contre laquelle au final les politiques ne font pas grand-chose qui entrainent de trop nombreuses personnes vers les ténèbres.

Ici, il n’y a pas de jugement et même si on ressent une certaine rage dans l’écriture de Ghislain, il n’y a pas non plus de pitié, de plainte. Ces vies existent, nous n’en avons ici que la triste description.

Ce roman, une fois entamé, ne se referme pas facilement et nous bouleverse. Nous n’en sortons pas indemne, il nous transforme.

« Regarder le noir » Collectif sous la direction d’Yvan Fauth

Belfond 288 pages 11/06/2020

Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet. Douze auteurs de la noire réunis par Yvan Fauth pour un nouvel exercice après le très réussi recueil de nouvelles « Regarder le noir » cette fois sur ce sens qui nous permet de nous émerveiller des beautés qui nous entourent, la vue.

Admirer, épier, contempler, lorgner, mater, observer, reluquer, … voilà ce que l’on peut faire avec nos yeux, quand malheureusement d’autres en sont privés totalement ou partiellement. Ces douze auteurs précédemment cités eux en tout cas n’ont pas manqué d’inspiration pour nous imaginer des histoires aussi dingues les unes que les autres, parfois même en se lâchant complétement afin de nous régaler avec ce genre littéraire trop peu développé chez nous, alors qu’elles sont les dignes héritières des contes qui ont bercé notre enfance et, pour beaucoup d’entre nous, j’en suis persuadé, donné le goût de la lecture.

Il n’y avait je pense qu’Yvan, pour réussir à convaincre et donner envie à ces talentueux auteurs de sortir de leur zone de confort et se risquer à imaginer ces courts récits dans lesquels il faut très rapidement happer le lecteur. Oui la nouvelle n’est pas un sous genre littéraire, c’est un exercice difficile sur lequel beaucoup se cassent les dents. Ici pour chacun d’entre eux, c’est plutôt une réussite.

Alors, si vous avez envie de partir à la rencontre d’un ado pas comme les autres, d’aller visiter un club obscur aux mœurs étranges, d’embarquer sur un navire dans un monde dévaster, de partir en filature, de découvrir une jeune médium, de jouer avec vos émotions, foncez chez votre libraire acquérir cet ouvrage qui m’a permis en plus de découvrir la touchante écriture de Julie Ewa.

Petit clin d’œil à Fred, as-tu, comme pour ta trilogie groenlandaise été étudier sur le terrain 😉 ?

Bravo et tous ces contributeurs et big up à Yvan.

« Regarde » Hervé COMMERE

Fleuve Editions Collection Fleuvenoir

J’attendais avec impatience le nouveau roman d’Hervé Commère que j’avais découvert avec « Des ronds dans l’eau » suite au salon du livre de Péronne dans la Somme. Depuis je suis son actualité ayant beaucoup apprécié son style. Chacun de ses romans est différents mais nous y retrouvons à chaque fois les mêmes ingrédients : une écriture des plus agréable à lire et jouant avec nos sensibilités, une galerie de personnages auxquels nous nous attachons facilement et une intrigue de fond nous empêchant de reposer le livre une fois ouvert.

Dans « Regarde » certains personnages ne seront pas inconnus aux lecteurs de « Sauf », mais sans avoir lu ce précédent roman, vous pouvez très bien lire celui-ci.

Le thème principal de ce roman noir est l’amour, un amour entre deux personnes que seul le hasard de la vie a fait se rencontrer car complètement différents. Un amour qui survit avec le décès de l’un des deux à travers cette femme forte au destin incroyable, Mylène.

Comment survivre quand l’être aimé n’est plus ? Comment réagir quand peut-être il serait vivant ?

Avec « Regarde », Hervé Commère nous prouve une fois de plus son talent de conteur qui apporte de la poésie dans les profondeurs du noir. Et une fois terminé, j’attends avec encore plus d’impatience son prochain roman…

« Sa Majesté Des Ombres »,  » Les Anges De Babylone » Ghislain Gilberti

Ayant avalé les deux premiers tomes de « la trilogie des ombres » en quelques jours malgré le nombres de pages qu’ils représentent, je les groupe dans ce retour de lecture. Depuis longtemps je voulais découvrir l’univers de Ghislain, encore plus depuis que j’ai échangé un moment avec lui à l’occasion du salon du livre de Nemours et mon seul regret aujourd’hui c’est de ne pas avoir commencé plus tôt.

Cette trilogie (le troisième opus devrait être édité en septembre 2020) peut se lire indépendamment du reste de ses précédents romans même si quelques références y sont faites et surtout dans lesquels est déjà apparue Cécile Sanchez, commissaire de police aux multiples compétences et possédant un don de mentaliste.

La très grande partie de cette oserais-je dire de ces intrigues se déroule dans l’est de la France mais nous fera faire des bonds dans le temps démarrant en 2003 pour s’achever provisoirement en 2011.

Tout commence par un réseau de distribution de drogue principalement dans le milieu de la Techno, qui est très lucratif pour un « Caïd » local logé dans la Villa Vénézia où sera prochainement organisée une grosse descente de police… Nous vivons « en direct » l’ensemble de l’enquête et des préparatifs de cette descente grâce au rythme imposé par l’auteur qui m’a fait penser à la série 24h Chrono.

Sauf que Ghislain ne vous embarque pas dans un simple polar, il crée un univers noir, psychologique, cruel, certaines scènes sont d’une extrême cruauté. Attention, à aucun moment de sa part il n’y a de violence gratuite…Toutes les scènes sont justifiées…

Plus nous avançons dans cette histoire de dingue qui nous fait retenir parfois notre souffle, parfois au contraire nous laisse souffler, plus nous nous demandons où l’on met les pieds… Il y a toute une organisation derrière se nommant « Borderline » … Au fur et à mesure, nous faisons la connaissance de ses membres, ses codes nous sont dévoilés avant d’entr’apercevoir son projet « Les Anges de Babylone »

C’est un roman à couper le souffle qui joue avec nos nerfs, nos émotions… Un seul conseil, ne vous attachez pas aux personnages car comme dans Game of Thrones leur vie peut à tout instant leur être arrachée…

« Les démoniaques » Mattias Köping

Une preuve de plus que les romans noirs sont ceux que j’affectionnent le plus… Chose rare, je vais commencer par la 4ème de couverture qui est en fait, le chapitre 1 :

« Ils reprennent en chœur : « Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salop ! » Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux. Elle s’appelle Kimy. Ce soir, on fête ses quinze ans. »

Voilà vous savez où vous mettrez les pieds si vous vous lancez dans cette lecture.

La vengeance est un plat qui se mange froid… et pour le coup cette vengeance est une véritable bombe à retardement…

Cette histoire nous emmène dans une petite ville de Normandie où est installé l’Ours alias Jacky Mauchrétien gros entrepreneur local à la fois de façon légale et illégale, drogue, proxénétisme, il touche à tout… y compris sa propre fille…

Ce roman ne laisse pas indemne, pas seulement par la cruauté de certaines scènes, mais aussi quand, dans ce monde ténébreux nait un peu d’espoir grâce à la magie des livres.

J’avais adoré « Le Manufacturier », il en est de même avec « Les Démoniaques »… Quand on referme se livre, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser des questions sur l’humanité et ses dérives, car les horreurs décrites par Mattias Köping existent malheureusement…

« Chien de guerre » de Jérémy Bouquin

Editions du Caïman 228 pages 14/01/20

« Connasse ! » Voilà comment commence ce livre. Oui vous entrez dans un roman de Jérémy Bouquin, vous n’avez pas ouvert une « bibliothèque rose » … mais rassurez-vous, il ne s’adresse pas à une nouvelle lectrice, c’est Grand Franck viré de l’armée qui s’adresse à Henriette une octogénaire peu bavarde qu’il est en train de torturer. Le décor est planté.

Jérémy Bouquin à l’habitude de vous raconter une histoire sans en faire des caisses, il a des choses à dire, il les écrit, c’est net, sans bavures et surtout sans blablas. Vous entrez directement dans l’histoire qui défile au fil des mots à un rythme très soutenu. Sa spécialité, les phrases courtes, points et virgules sont au rendez-vous, son texte, des rafales d’armes automatiques dont vous êtes la cible. Résultat, une histoire avalée en peu de temps.

Cette histoire c’est celle de Franck Taupe, Grand Franck un paumé de la vie. Né d’une mère célibataire, résultat d’un coup d’un soir, il grandi sans père. Les hommes ne manquent pas dans son enfance, ils défilent dans la chambre de sa mère. Bref, une enfance pourrie dans un HLM de cité. Ma femme dont le métier et d’aider les enfants à naître me dit souvent qu’en fonction des gens qu’elle a en face d’elle pendant les accouchements souhaite soit la bienvenue, soit bonne chance au nouveau-né qu’elle accueille. C’est certainement bonne chance qu’elle aurait souhaitait à Petit Franck, seulement, elle l’a un peu oublié la chance.

Entrant dans l’âge adulte, l’armée a su lui donné un environnement où il a su évoluer mais alors qu’il est jeune papa, elle vient de le lâcher. Retour aux sources et à la réalité de notre société. Ancien soldat, ce n’est pas un statut, vous n’existez plus pour l’administration. Alors il faut se débrouiller et c’est souvent là que les rencontres auront une bonne ou une mauvaise influence…

Jérémy Bouquin dresse un portrait d’une société que l’on aimerait ne pas être la nôtre. Malheureusement ce n’est pas le cas. Dans ce roman social, les personnages n’auront pas notre affection, mais tout juste empathie, ils sont brisés. Pas tous pour les mêmes raisons, mais le résultat et le même. C’est là que l’on se dit que nous sommes quand même plutôt favorisés d’être nés dans une famille normale.

Encore une réussite pour Jérémy Bouquin qui nous fait réfléchir. Je vous invite vraiment à découvrir ce roman et l’univers riche de cet auteur prolifique qui en plus maîtrise l’utilisation de grossièreté sans jamais être vulgaire.

Chien de guerre est publié aux éditions du caïman dans un format « semi-poche » qui est très confortable à lire avec un papier de grande qualité et qui permet également d’être financièrement abordable. Ce dernier point méritant d’être souligné à l’heure actuelle ou les grands formats approchent de plus en plus les 25 euros…

« Victime 55 » de James Delargy

Voilà longtemps qu’en matière de thriller, je n’avais pas fait d’infidélité à nos chers auteurs français. C’est chose faite avec ce thriller australien écrit par un auteur irlandais James Delargy, qui signe ici son premier roman.

Si sur la forme, il reprend beaucoup des codes de ce genre littéraire (tueur en série, meurtres très nombreux, suspens, rebondissements, …), la bourgade australienne dans laquelle se déroule l’histoire, nous apporte une touche d’originalité mais, c’est surtout avec le démarrage de cette histoire que l’auteur fait fort, il nous amène à rencontrer Gabriel et Heath qui tous deux se disent la victime 55 de l’autre en racontant au détail près le même récit. Qui est victime ? Qui est bourreau ? et qui sont les 54 autres victimes ?

Chandler, le jeune chef de la police locale, perdu comme nous face à ces deux « victimes » devra pour épauler son équipe faire appel à Mitch son supérieur en poste dans la plus grosse ville du secteur à environ deux heures de routes, avec lequel il partage un peu plus qu’un passé.

J’ai vraiment apprécié ce livre, même si, un peu comme je trouve, dans les romans d’Harlan Coben par exemple, l’auteur ne prend pas beaucoup de risques et nous déroule une histoire bien ficelée parcourue de quelques passages un peu longuets.

Merci à HarperCollins France et à NetGalley pour l’envoi de ce service presse.

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