Un jour Une étoile par Jean-Luc Marcastel

Gulf stream éditeur – 241 pages – 21 février 2019

Avec ce roman de space opéra, Jean-Luc Marcastel nous transporte loin dans la galaxie. Mais, le recul n’est-il pas nécessaire pour mieux observer notre monde ?

M’marte, cité en ruines où survivent des clans en guerre, menacés par des monstres de fer, les maraudeurs. Ces derniers viennent régulièrement enlever les habitants qui ont atteint les 6 570 jours de vie, c’est-à-dire 18 ans. Alors quand ils arrivent, Saru, sait que c’est certainement et malgré leur tentative de fuite, la dernière fois qu’il verra son grand frère Saïh. Et, ce qui doit arriver, arrivera.

Sauf que, cette fois, une étrangeté se produit et alors que le ciel « s’éteint », apparait une capsule dont s’extraient deux êtres étranges aux corps couverts de métal. Une femme et un homme qui, lui, a perdu la vie. Saru, tombera très vite sous le charme de cette fée métallique qui mettra à mal ses croyances, son identité, sa raison d’être.

Électrogène est une collection jeune adulte, comme on le dit aujourd’hui, pour les lecteurs de quinze ans et plus. Une nouvelle fois, Jean-Luc Marcastel, démontre que la littérature accessible aux adolescents est intelligente, pleine d’esprit, aborde des sujets complexes amenant à la réflexion. Il adapte parfaitement son récit, jouant parfaitement l’équilibriste, dosant comme il faut certaines scènes afin de préserver les jeunes lecteurs sans infantiliser son histoire.

Et, quelle histoire !! L’avantage d’aller s’amuser dans l’espace, dans une galaxie lointaine, très lointaine est que l’on peut allégrement, dénoncer les dérives de notre société sans devenir le moralisateur de service. La SF, quand elle est bien faite et ne prend pas le lecteur pour un idiot, permet à ce dernier de se forger sa propre opinion. Ici, usant de métaphore, l’auteur, dresse un tableau des erreurs que nous commettons concernant notre si précieuse planète. La cité M’marte ne vous rappelle rien ? Ces figures de styles assez simples en apparence et l’âge des personnages à la frontière de l’âge adulte, sont les seuls éléments catégorisant d’ailleurs ce roman en +15 ans. Les thématiques, elles, concernent la sauvegarde des (de notre) espèces, la lutte pour le pouvoir, l’acceptation de l’autre, si différent et si proche, la sensualité, l’amour, le retour aux sources, la place de la technologie,…

Un jour une étoile, un space opéra français, très actuel, pour les fans de SF ou pour la faire découvrir. Un sympathique cadeau à faire aux jeunes adultes, futurs électeurs, dans ce climat de précampagne électorale où certains candidats, à leur manière, inventent aussi le monde de demain nous menaçant même de grand remplacement. Reconnaissons, que leur imagination est à même de rivaliser avec nos plus talentueux auteurs de fiction.

Un grand merci à Gulf Stream éditeur pour ce service presse et d’énergiques applaudissements à Jean-Luc Marcastel qui nous couvre d’espoir et nous aide à retrouver foi en l’humanité.

Les paroles de cette chanson, accompagnent parfaitement l’esprit de ce récit…

Le site de l’éditeur : https://gulfstream.fr/produit/un-jour-une-etoile/

Goldorak par Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac et Guillo

Kana éditions – 168 pages – 15 octobre 2021

Cinq passionnés, talentueux représentants du 9ᵉ art, qui s’attaquent à un mythe pouvaient soit nous enchanter, soit nous décevoir. Ils ont fait mieux et nous offrent un chef-d’œuvre.

Ainsi se terminait au bout de 74 épisodes l’aventure Goldorak…

Ils l’ont tellement aimé qu’ils sont, en partie grâce à lui, devenus scénaristes ou dessinateurs de BD. Passionnés, certainement nostalgiques, ils ont rêvé d’une suite. Courageux et assurément un peu fous, ils ont osé la faire.

Alors que la guerre entre Véga et Goldorak est un lointain souvenir, que la Terre est en paix, qu’Actarus et Phénicia sont repartis sur Euphor et que Vénusia et Alcor mènent une vie normale, surgit l’Hydragon, le plus puissant des golgoths que tout le monde pensait disparus. Dans ce chaos inattendu, les armées terriennes sont écrasées et les survivants de Véga laissent un ultimatum, le Japon doit être entièrement évacué sous sept jours sous peine d’annihilation totale. Il ne reste qu’un espoir… Goldorak.

Un peu plus de cent planches, toutes plus belles les unes que les autres alternant entre sublimes créations et reproduction de scènes de l’époque où nous découvrions sur l’unique écran de la maison, cet animé japonais. Et, ici, pas besoin de version audio, la réalité est augmentée naturellement. Les bruitages, les voix des personnages résonnent en nous, au son des Planitrons, Fulguro Poing, Astéro Hache, Corno Fulgur, Métamorphose, Goldorak Go !!!

Les auteurs ont réussi le pari fou de rendre un hommage géant à l’œuvre de Go Nagai en fraisant renaître le robot géant quadragénaire tout en respectant l’original tout en véhiculant de nobles messages, tels que la protection de notre fragile planète, la nécessité du vivre ensemble entre les peuples ou que la violence n’est pas la seule solution aux maux qui nous menacent.

Cet album nous offre l’immense bonheur de retrouver Actarus, Alcor, Vénusia, Phénicia, sans oublier Procyon, Mizar, Banta et Rigel. Des retrouvailles tellement inespérées que les Fatals Picards chantaient « Goldorak est mort ».

En bonus, une trentaine de pages ajoutées à la fin de l’ouvrage nous permettent de prolonger l’expérience en immersion dans l’atelier des artistes, de la genèse de ce projet aux souvenirs d’enfance des auteurs.

Alors merci Xavier Dorison, d’avoir eu la folie de penser que leur retour était possible et bravo à Bajram, Cossu, Sentenac et Guillo de l’avoir suivi dans cette folie.

Séquence nostalgie….
Et non !!!!!! 😁😁😁😁😁

Terrienne par Jean-Claude Mourlevat

Gallimard Jeunesse – 416 pages – 12 septembre 2013

Terrienne, est un inclassable roman de Jean-Claude Mourlevat, lauréat du prix Astrid Lindgren considéré comme le Nobel de la littérature jeunesse. Roman à la fois d’aventure et d’enquête, également dystopie sur fond de philosophie, roman accessible aux jeunes lecteurs de 12-13 à 120 ans, il n’entre dans aucune case mais, a toute sa place chez les bibliophiles.

La jeune Anne, une presque adulte de 17 ans, partira à la recherche de sa sœur ainée, disparue peu après son mariage avec un étrange bonhomme, Jens. Après avoir reçu un étonnant message de Gabrielle, elle s’aventurera sur une route de campagne qui, l’emmènera dans un monde parallèle, aseptisé, totalitaire où la respiration est bannie. Cette dystopie écrite il y a près de dix ans résonne presque aujourd’hui de manière prophétique. Elle entraînera avec elle, un attachant vieux monsieur, Etienne, veuf de Madeleine, retraité, mais écrivain qui verra là, une façon de plonger dans l’imaginaire de ses romans.

C’est là, une grande partie de l’intérêt de ce très bon roman, la place de l’irréel, du fantasmé dans notre réalité. Car, notre Terrienne, Anne, se retrouve confrontée à cette civilisation, une espèce plus très humaine, mais étrangement proche de nous, réduite à une forme d’esclavage et où les femmes capturées sur Terre ne deviennent que des objets de reproduction. Ce monde parallèle, nous fait obligatoirement penser à Atwood, Orwell, les maîtres de la dystopie.

Avec beaucoup de talent, l’auteur, nous conte ce monde terrifiant, mais passionnant. Il nous offre une parenthèse de réflexion sur nos imperfections qui nous rendent si uniques tout en nous capturant dans un récit rythmé que l’on ne lâchera plus. Un grand roman qui donne envie de lire tout Mourlevat.

Terrienne a été écrit dans l’ambiance envoutante de la musique de Philip Glass… et si vous le lisiez en écoutant ce génie de la musique minimaliste…

Le site de l’éditeur : https://www.onlitplusfort.com/livres/terrienne/

Le site de Jean-Claude Mourlevat : https://www.jcmourlevat.com/

Le croque-mitaine par Jérémy Bouquin

Oskar – 193 pages – 15 octobre 2014

Connaissez-vous le croque-mitaine ? Certainement, tant il y en existe de version à travers les âges et à travers les cultures. Leur point commun, les croque-mitaines servent à faire peur aux enfants souvent, pour permettre de leur interdire quelque chose. Jérémy Bouquin, dans ce roman accessible à de jeunes lecteurs, nous en propose un presque comme les autres.

Avec Jérémy Bouquin, on se s’ennuie jamais, ses romans plutôt courts, se dévorent à un rythme accéléré et dès les premières pages, on sait où l’on va. Ici, nous sommes avec la victime d’un kidnapping dans le coffre d’une voiture. Une jeune victime, qui nous dira à la seconde page : J’ai treize ans et demi… et je ne veux pas mourir ! Sans rien dévoiler de l’intrigue, le croque-mitaine en est le responsable. La suite arrivera bien plus tard, puisque le narrateur, Siffleur nous racontera les quinze jours précédents cet enlèvement.

Dans un futur proche, de jeunes enfants, vivent dans un internat où ils sont regroupés en catégories d’âge et étant affublés de matricules, s’appellent par des prénoms, il y a donc Siffleur, U75 et ses camarades dont Caboche, Costaud, Beau Gosse… Encadrés par des référents, ils vivent dans un monde coupé du réel, une bulle carcérale, mais où ils sont heureux, nourris, logés, instruits et s’amusent. Siffleur prend un malin plaisir à captiver les plus jeunes avec des histoires d’enfant qu’il revisite à la sauce croque-mitaine. Seulement, quand Caboche, lui dit l’entendre, ce monstre imaginaire, la vie à l’internat, ne sera plus tout à fait la même…

Qui est le croque-mitaine ? Est-ce vraiment le kidnappeur ? Un croque-mitaine peut-il en cacher un autre ? Et si, comme les monstres imaginaires, Le croque-mitaine de Jérémy Bouquin, n’avait pas un message à nous passer, nous mettant en garde des dangers, de certains chemins que nous empruntons ?

Le croque-mitaine en musique par Magoyond. Découvrez leur univers sur https://www.magoyond.com/

Ça n’arrivera pas par Nicolas Beuglet

XO éditions – 33 pages – 25/11/2020

Nicolas Beuglet et les éditions XO, nous propose avec cette nouvelle, une fiction, qui ne le restera malheureusement peut-être pas, un véritable pamphlet, couchant sur papier (ou plutôt nos écrans puisqu’elle est numérique) nos peurs et nos angoisses pour demain dans les suites que donnera le gouvernement à la gestion de la crise sanitaire, prétexte à gommer peu à peu le premier des trois mots composant la devise de la république française.

Nous sommes en 2022, Jean, un écrivain vit avec sa fille Maïa dans leur appartement, n’ayant pas souhaité qu’ils soient vaccinés, ils vivent en marge de la société avec très peu de contacts sociaux. Sortir de chez soi est une véritable épreuve, les rues sont truffées de caméra à reconnaissance faciale et les applications téléphoniques signalent à ceux que vous croisez que vous êtes une menace car non vaccinés….

À quelques jours du démarrage des premiers vaccins en Europe, et après un conseil des ministres où un projet de loi, propose de conditionner certains déplacements à la possession d’un passeport de vaccination, la nouvelle de Nicolas Beuglet s’éloigne de plus en plus de la science-fiction. Ça n’arrivera pas… ou pas.

Article de France TV Info relatant l’évocation de ce passeport santé lors du conseil des ministres du 21 décembre 2020 :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-sept-questions-sur-le-projet-de-loi-qui-fait-craindre-a-l-opposition-la-mise-en-place-d-un-passeport-sanitaire_4229511.html
Si la fiction devenait réalité ?

Cette nouvelle est disponible gracieusement sur le site de la maison XO éditions. Voici le lien pour la télécharger :

Ça n’arrivera pas – nouvelle

Idéalis par Christopher Paolini

Bayard éditions – 848 pages – 14/10/2020

Je tiens dans un tout premier temps à remercier Babelio et les éditions Bayard qui à l’occasion d’une masse critique « privilégiée » m’ont permis de recevoir le nouveau roman de Christopher Paolini Idéalis – A la lueur d’une étoile inconnue, premier tome du cycle Fractalvers.J’ai tout d’abord été à la réception de cet ouvrage agréablement surpris par la qualité du livre, une très belle couverture avec des effets métallisés et le papier utilisé qui est très agréable au toucher. Cela peut paraître des détails, mais quand vous lisez un pavé de plus de 800 pages, c’est important. Malheureusement, derrière ce joli emballage, ne se trouve pas la bonne surprise que j’attendais d’un auteur de fantasy ayant basculé  vers la science-fiction. En effet, Christopher Paolini, nous propose un space-opera sans grande originalité, dans lequel, une héroïne, Kira, une exobiologiste, tombe par hasard sur de la poussière noire, un organisme extra-terrestre qui, ayant pénétré à travers son scaphandre, formera autour d’elle, un genre de combinaison, dont elle apprendra à maîtriser les effets. Je ne m’attarderais pas à résumer beaucoup plus ce récit, vous laissant le choix de le découvrir par vous-même. Concernant mon ressenti, j’ai l’impression que l’auteur a voulu écrire un roman fait pour vendre, rencontrer le plus large public, ce qui d’un sens est compréhensible, seulement, ici, cela tourne à la caricature et quel dommage tant, il a su nous montrer dans le passé son talent. Kira est le parfait exemple de cette exagération, c’est une jeune femme qui est une scientifique, nous pourrions nous attendre à quelqu’un de réfléchi, parlant avec un langage plutôt soutenu, néanmoins, nous avons là une grande ado, pour coller au lectorat visé, mais ce qui décrédibilise le personnage. 
Je terminerai malgré tout cette chronique sur une indulgence, considérant que c’est son premier de science-fiction, et espérant que le prochain opus, corrige ces erreurs.

Idéalis À la lueur d’une étoile inconnue

Voyage au pays de l’envie par Frédéric Marcou

Atramenta – 40 pages – Juin 2014

Dans ce recueil, Frédéric Marcou, auteur isarien, natif de Noyon, cette ville où Charlemagne a été couronné roi des Francs, nous propose cinq nouvelles fantastiques, teintées de science-fiction comme il les définit lui-même. Comme le titre le laisse entendre, il nous emmène en voyage, aux pays des songes, des enfers, en spiritualité ou encore visiter une autre planète.

Les nouvelles sorties de l’imagination de l’auteur, parfois inspiré par ses propres rêves, sont plutôt très courtes, ce qui parfois nous laisse un peu sur notre faim.

Dans la première, « Il ne vous reste plus qu’à signer », le sujet principal est la réincarnation vue par les bouddhistes, dans la suivante, « Damnation », que j’ai beaucoup apprécié, j’y ai vu notre condamnation à une vie de labeur où nous sommes achetés par quelques plaisirs confortables. Ensuite, dans « Rêve impromptu », il nous fait découvrir une planète, « État policier » où la magie est interdite, mais où la douce folie de certain, illumine un peu les âmes. Dans « Homo sapiens sapiens neandertalis », Frédéric Marcou nous offre un texte aux notes scientifiques et enfin dans « Une autre forme de mort », il nous dresse un tableau de la mort avec une scène que l’on pourrait imaginer être vécue par Ray Garraty dans Marche ou Crève de Stephen King.

L’auteur nous raconte également dans son avant-propos, le cheminement de la création de ce recueil de nouvelles, nous rappelant ses inspirations de lectures adolescentes. Je trouve ce texte intéressant car, il permet de se questionner sur notre rapport aux nouvelles, qui pour moi ne sont et ne doivent pas être qu’un genre destiné aux jeunes lecteurs. La nouvelle est comme pour les autres formes de littérature accessible à tous avec des styles et des genres différents. Il suffit d’ailleurs de lire « Voyage au pays de l’envie » pour s’en rendre compte.

Contes des confins – Pulp is not dead – Webzine

Premier Numéro

Je vais vous parler ici, d’un nouveau webzine, Contes des confins, créé par Jean-Michel Martin, auteur et créateur de jeu, accompagné d’une équipe d’auteurs et d’illustrateurs. Ce webzine, est un Pupl magazine du XXIème siècle, réutilisant les codes de ses magazines à trois sous, très populaires dans la première moitié du siècle dernier et ayant permis à de nombreux et talentueux auteurs de ces littératures de genre telles que la science-fiction, le fantastique, les polars de rencontrer leurs premiers lecteurs. Sans oublier les illustrateurs dont les créations accompagnaient les récits et habillaient les couvertures souvent très colorées. Asimov, Herbert, Bradbury, Burroughts, K.Dick, Lovecraft entre autres ont publié des nouvelles ou publié en chapitre des romans dans ces magazines où sont nés Tarzan, Conan le barbare, Zorro…

Les Contes des Confins, tous les quinze jours, nous proposent donc, en version numérique de s’évader, de réfléchir aussi à travers trois nouvelles joliment illustrées pour 1,5 euros.

Amélie Boulay, l’une des auteures participant à ce chouette projet, m’a envoyé les quatre premières parutions afin de découvrir ce webzine, qui en toute honnêteté mérite d’être connu. Bien sûr, il n’est pas parfait et mérite d’évoluer. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup y trouver à l’avenir, pour rendre encore plus hommage à la culture pulp, une biographie ou un retour sur quelques œuvres littéraires couchées pour la première fois, sur ces pages à bas coûts.

Dans le premier numéro illustré par Theresem, Alexis Guy-Jacquot et Vibu, Jean-Michel Martin, Sébastien Capelle et Florent Martin nous proposent donc trois nouvelles. « Fausternité », un pacte diabolique entre les Gafas, « Demain, tout ira mieux », un western post-apocalyptique où un shérif et une chasseuse de primes, sont à la recherche de la Pécheresse et, « Victoria », une sanglante nouvelle fantastique.

Numéro 2

Pour le second numéro, « Quand la science s’en balance ! », habillé par Audrey Lopez, Alexis Gye-Jacquot et Dazy Antoine, les nouvelles sont signées Jean-Marc Sire, Serge Goriely et Daniel Miensky. Dans « Samuel 13 », il sera question d’intelligence artificielle et d’exploration martienne, dans « La fée électrique », nous nous retrouverons à l’expo-universelle de Paris de 1937 en compagnie de Nikola Tesla, qui nous présentera une équipe d’assistants originaux et enfin, dans « Brume de Jouvence », un drôle de personnage qui aurait la recette miracle pour rester jeune.

Numéro 3

Dans le troisième, « Les ruelles sombres », Theresem, Yann Vil Cort, Alexis Gye-Jacquot et Antoine Dazy illustrent les nouvelles d’Amélie Boulay, Jojonator et Natalia Vikhalevsky. « Poudre aux yeux » nous fera faire un bon de dix ans dans le temps, dans des cités où rien ne change vraiment et où la drogue reste une activité lucrative, « Ombre », nous fera découvrir Alex, dont nous suivrons le parcours criminel, la descente aux enfers, la violence engendrée par la violence. Et enfin, dans « Une soirée d’enfer », nous retrouvons la thématique du pacte diabolique, avec pour décor une soirée d’Halloween.

Numéro 4

Pour le quatrième numéro, « De sang et d’os », trois nouvelles de Jean-Marc Sire, Natalia Vikhalvsky et Maryse Weisser Macher. « Un bonheur partagé », dans laquelle nous verrons qu’il n’y a pas d’âge pour être cruel. Dans la dystopie « Speranza », il sera question de génétique et de procréation et enfin, dans « Le goût de la vengeance », l’humanité sera condamnée à payer ses dettes envers la nature…  

Je ne peux que vous conseiller, d’aller faire un tour sur le site dont je vous joins le lien ci-dessous. Et de vous laisser tenter par ce webzine qui je l’espère connaîtra un succès bien mérité.

https://jm-martin.eu/

Inhumain par Bajram – Mangin – Rochebrune

DUPUIS 104 pages 02/10/2020

L’exploration spatiale, la recherche de nouvelles planètes, la création d’arches de Noé futuristes pour préserver une partie de l’espèce humaine, tous ces sujets ont déjà été abordés de différentes manières. Néanmoins, le trio de créateurs -Thibaud de Rochebrune, Valérie Mangin et Denis Bajram- de ce très bel album planet opera, réussissent à nous surprendre.

Le récit, commence fort, un vaisseau d’exploration spatiale, se crash sur une planète inconnue. L’équipage n’a pour seul échappatoire que d’enfiler leurs scaphandres et de quitter l’engin au plus vite, ce dernier étant en train de sombrer dans les abysses. Les voilà donc dans une eau profonde, aux couleurs sanguines et envahie par des pieuvres marines pas du tout rassurantes…

Sauvés par miracle, les voilà sur la terre ferme, celle sableuse d’une plage, coincée entre l’océan et un immense volcan. Une plage sur laquelle ils feront la rencontre d’habitants, qui n’ont rien d’aliens, bien au contraire puisqu’ils nous ressemblent et parlent notre langue…

Notre équipage, aidé d’Ellis, l’humanoïde les accompagnant, partira dans le but de trouver un moyen de communiquer avec l’arche spatiale de laquelle en sont partis ses membres, en expédition, à la recherche de l’origine de ses humains aux coutumes primitives.

Plus qu’un simple ouvrage illustré, de toute beauté et d’un récit de SF, c’est un album qui nous amène à nous poser de nombreuses questions philosophiques qui font écho à la période que nous traversons actuellement. Doit-on pour un confort relatif, sacrifier nos libertés individuelles, notre libre arbitre, devons-nous vivre uniquement pour le bien être d’une communauté, nos journées ne servant qu’à travailler à maintenir cette société debout ?

Ces réflexions que nous amènent un ouvrage de SF, sont pour moi signe d’une grande œuvre réussie, ce qu’est Inhumain.       

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