Carbone et Silicium par Mathieu Bablet

ANKAMA 272 pages 28/08/2020

Le Silicium, Si, dans le tableau périodique des éléments chimiques est, après l’oxygène, l’élément le plus abondant dans la croûte terrestre.

Le Carbone, C, est le quatrième élément le plus abondant dans l’univers. Il est à la base d’une multitude de composés organiques.

Dans le magnifique ouvrage tant sur la forme que le fond, de Mathieu Bablet, ils sont deux entités créées dans la Silicone Valley par la société Tomorrow Foundation sous la direction du Professeur Noriko, deux intelligences artificielles, deux émotions artificielles… Leur rôle sera de créer du lien social, d’apporter assistance et présence auprès d’une population de plus en plus vieillissante, abandonnée par les plus jeunes.

Prévues, selon les lois du capitalisme, à une durée de vie courte, régit par une obsolescence programmée, ils doivent s’éteindre au bout de quinze ans. Seulement ces entités douées d’une remarquable intelligence et capable de traiter des quantité d’informations en quelques nanosecondes, ne le verront pas de cet œil.

Je n’ai pas assez de superlatifs pour vous décrire la qualité du travail de Mathieu Bablet. Cet album est postfacé par Alain Damasio, c’est pour moi la meilleure preuve de sa magnificence. Si un jour, je rédige une chronique ne serait-ce que dix fois moins bonne que cette analyse de l’œuvre par ce génie qu’est Damasio, je serais le plus heureux des blogueurs.

Carbone & Silicium est à la fois, une œuvre futuriste et actuelle, philosophique et initiatique, engagée, sombre et lumineuse. Elle nous marque et mérite sa place au Panthéon des œuvres SF à côté des romans de Barjavel, Azimov, Damasio… C’est le cycle des robots d’aujourd’hui. Mathieu, nous peint un tableau avec des illustrations qui nous paraissent parfois inachevées, qui créent un flou mais qui correspondent à ce futur qui n’est qu’une proposition du futur qui nous attend. Un monde ravagé par la surpopulation, qui se vengera de la manière dont nous traitons la planète et où les technologies que nous développons prendront une place de plus en plus importante, reléguant l’espèce humaine à un second plan. Ça, c’est pour le côté sombre.

Pour le côté lumineux de cette œuvre, qui vient éclairer les ténèbres, vers lesquelles nous fonçons tête baissée, il y a ces histoires d’amours, un amour filial entre Noriko et ses créations, surtout carbone, un amour platonique entre les deux entités qui traversera le temps.

Quelles places souhaitons-nous laisser à l’artificiel ? Quels futurs souhaitons-nous pour nos enfants ? Voilà le genre de questions qui vous trotteront dans la tête après la lecture de ce chef d’œuvre.

OBIE KOUL – T1 – Un week-end sur deux chez mon père

Kennes 56 pages 22/05/2019

J’ai découvert cet album primé par les collégiens au festival d’Angoulême 2020 grâce aux 48 H BD et je ne suis pas déçu de sa lecture. Le scénario à la fois très actuel, social et de science-fiction mis en valeur par des illustrations et des couleurs de toute beauté, permettent un véritable moment de plaisir.

L’histoire, c’est celle d’Obie un adolescent d’une douzaine d’années né d’un amour hétéroplanétaire entre Mia sa maman, terrienne et prof de maths et Elzeki, son papa explorateur extra-terrestre de la planète Oxythol. Mia et Elzeki se sont aimé, mais ne poouvant continuer à vivre ensemble, se sont séparé. Mia est mutée dans un nouveau collège et part vivre seule avec Obie que son père continue de visiter, jusqu’à ce qu’il finisse par lui révéler le secret de son origine et l’emmène en week-end spatial.

J’ai vraiment bien aimé cet album qui traite à la fois de sujets très actuels, la différence, le divorce, le harcèlement tout en ajoutant de la SF que de jeunes lecteurs apprendront certainement à aimer.

Je conseille vivement cette bande dessinée aux jeunes lecteurs à partir du collège, sachant que les plus vieux apprécieront aussi sans aucun doute.

 » Abyssjail  » de Pierre-Etienne Bram

AUTO-EDITION 303 pages 17/08/2020

Exercice peu agréable pour moi que de rédiger un retour sur un livre que je n’ai pas apprécié. Néanmoins, une certaine honnêteté intellectuelle et un respect pour les lecteurs de mes chroniques me pousse à dire pourquoi, et alors que j’ai vraiment aimé Deux degrés et demi, ça n’a pas matché avec Abyssjail. Bien entendu, ce n’est que mon avis et je respecte entièrement le travail de l’auteur Pierre-Etienne Bram.

Ce roman d’anticipation, post-apocalyptique s’articule autour de deux histoires parallèles, celles de Dana, une vulcanologue découvrant l’imminence d’une éruption extraordinaire des volcans endormis de Yellowstone et celle de Brian Jones, ami et ancien amant de la scientifique, qui se retrouvera emprisonné dans un établissement pénitentiaire unique puisque sous-marin, étrange coïncidence, son roman traitait de ce même sujet.

Au-delà de l’histoire, plutôt bien construite, c’est surtout les dialogues qui m’ont réellement déçu. En effet, je les trouve en total décalage avec l’histoire narrée où je retrouve plus la patte technique, je dirais même scientifique de l’auteur, précise. Les dialogues sont creux, ne rendent pas service aux personnages et font que l’on décroche totalement de l’histoire.

Je le répète, il ne s’agit que de mon avis. Je vous invite à lire ce roman et faire votre propre opinion et si comme moi celui-ci ne vous plait pas, lisez Deux degrés et demi…   

 » RC 2722  » de David MOITET

DIDIER JEUNESSE 320 pages 23/09/2020

Grâce à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse, j’ai découvert ce roman SF, dystopique de David Moitet et ce récit m’a beaucoup séduit. Adressé à un public plutôt jeune, attention, certaines scènes assez violentes le destinent aux plus de 12-13 ans, il se lit très bien même pour les lecteurs ayant quittés l’adolescence depuis longtemps.

Nous découvrons donc notre France vers la fin de XXIème siècle, le réchauffement climatique et un terrible virus ont décimé près de 99 % de la population. Une majeure partie des survivants se sont retrouvés dans des abris souterrains où une nouvelle société s’est fondée, basée sur de nouvelles règles et protégées et alimentées en eau par les guerriers de l’eau.

Oliver, est le fils de Nikolai, un gradé, chargé de gérer la centrale nucléaire produisant l’énergie nécessaire à la vie dans l’abri. A la différence de son frère, Marco, entrant chez les guerriers de l’eau, lui décide de suivre une voie bien plus basique en rejoignant l’équipe de Sanglier, chargé de l’entretien. Néanmoins Oliver se pose beaucoup de question sur le fonctionnement de l’abri, ce qu’il y a dehors et surtout sur le manque de liberté imposé. Quand il apprendra le décès de son père, il cherchera à en savoir plus et à s’aventurer en territoires inconnus.

Ce récit aborde beaucoup de sujet dont les changements climatiques et surtout leurs terribles conséquences, il sera question de survie, de partage, de remise en question… L’amitié est très présente et parfois se transforme en sentiment plus profond. Ce roman est avant tout une aventure humaine.

David Moitet dont c’est le premier roman que je découvre et sûrement pas le dernier, nous offre un texte post-apocalyptique au style simple et agréable à lire. Il s’avèrera un choix judicieux pour faire découvrir la SF aux jeunes lecteurs et les sensibiliser à l’environnement.

Si vous avez apprécié ce roman, ce dont je ne doute pas, je vous invite à découvrir la trilogie SILO de Hugh Howey.  

Le site de l’éditeur :

https://didier-jeunesse.com/collections/romans-12-ans-et-plus/rc-2722-9782278098392

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/rc-2722_0-6488593_9782278098392.html

 » Community » de Luna Joice

Hugo Roman 298 pages 03/09/2020

Quelle belle découverte que ce roman que j’ai dévoré avec énormément de plaisir. Il mérite amplement son prix de l’imaginaire de Bernard Werber.

Luna Joice nous offre donc ici un récit qui ne se limite pas à de la science-fiction, c’est aussi un roman initiatique comportant une belle part de philosophie.

Nous sommes donc en 3006, Lyah, la vingtaine, vit avec ses parents dans un monde où la communication se fait entre les âtres humains par la télépathie. Un monde où le travail est partagé, de même que les ressources, un monde de paix où les frontières ont été supprimées mais où majoritairement les humains vivent et travaillent sous terre à cause des dégâts causés nous nous en doutons bien par leurs ancêtres, oui nous.

Lyah donc, fille unique, chaque naissance est programmée, le nombre d’habitants est régulé (3 milliards), arrive en atteignant ses 21 ans à cette événement important qu’est l’Assignation. C’est à cette occasion que chaque nouvel adulte se voit attribuer son métier parmi quatre groupe, les Constructeurs, les Cultivateurs, les Distributeurs et les Chercheurs ainsi que son assigné.e, c’est-à-dire son compagnon pour les années à venir.

Ce monde aux apparences idylliques, est formaté au possible et l’esprit de Lyah, rebelle, rêveuse, curieuse s’y fera-t-il ?

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, même si sa résonnance avec les changements que nous vivons m’a angoissé. En effet, dans ce monde imaginé par Luna Joice, les êtres humains ne communiquent plus ni verbalement ni avec le toucher et la crise sanitaire actuelle y ressemble beaucoup, en tout cas pour le toucher. De plus, alors, que grâce à ma télépathie, les gens peuvent communiquer avec énormément plus de personnes, ils sont de plus en plus solitaires. Et enfin ma technologie permettant cela, la sphère, ressemble étrangement à ce que pourrait faire l’intelligence artificielle au développement impressionnant.

Par le biais de Lyah, l’auteure s’adresse directement à nous, à cette part de rébellion que nous possédions tous à l’enfance, cette envie permanente de remise en cause du système, des règles établies, que la sagesse, le confort relatif de l’âge adulte mettent sous cloche. Mais derrière les jolies façades, se cachent souvent de glauques arrières cuisines. Car, derrières les lois, les technologies, se trouvent toujours des êtres aux âmes noircies.

Un grand grand bravo à Luna Joice pour cet ouvrage, aux éditions Hugo pour son édition et à Netgalley.

« Heureux qui comme Alyce, Tome 2 : A fait cent voyages » de Jérémy BOUQUIN

Evidence Editions 598 pages 21/08/2020

Voilà que Jérémy Bouquin clôt déjà les aventures d’Alyce avec ce deuxième tome de sa plongée réussie dans l’univers SF.

Après avoir lu le premier tome, ça y est nous connaissons le décor, les personnages, ce qui fait que nous entrons tout de suite dans ce nouvel opus. Du début à la fin, nous ne lâchons pas ce livre tant ce que vivent Alyce, mais aussi Ego son régulier, sur qui repose l’avenir de leur village et Télémak, leur fils qui devient homme, et aussi certains des personnages les entourant, est puissant, dément et sans répit. Jérémy n’est pas tendre avec ses personnages et ne leur épargne rien.

Ce second tome, clôt donc la saga en nous apportant les réponses aux questions laissées en suspens au premier tome. Nous en connaitrons plus sur le passé d’Alyce, et le devenir d’Ego et Télémak qui ont continué de vivre sans elle pendant son absence.

Pendant toute la lecture de ce roman, j’étais partagé entre ces sentiments de vouloir aller au bout de l’histoire tout en voulant repousser l’instant où je tournerais la dernière page. Les personnages de cette fiction sont attachants avec leurs défauts. Alyce la première cette femme forte, avec ses faiblesses mais que la rage, l’amour font avancer même quand tout semble perdu. J’ai retrouvé chez elle, ce que j’avais beaucoup aimé chez Juliette Nichols dans Silo de Hugh Howey.

Dans cet univers à la mad max, où les bécanes, les flingues, les ressources ont toute leur place, c’est donc avant tout les sentiments qui guident Alyce dans sa quête. Au premier lieu desquels, l’amour pour son fils qui n’a jamais perdu espoir de la retrouver.

Je ne peux que vous encourager à découvrir cette saga Heureux qui comme Alyce chez Evidence Editions. Si en plus, en lisant cette histoire, vous vous rendez compte que ce monde moche, triste, inhospitalier décrit par Jérémy Bouquin est malheureusement celui vers quoi nous courons, peut être et si cela n’est pas déjà le cas, votre sensibilité à notre environnement sera accrue.

« Les chroniques de l’univers T1 : La thrombose du cygne » de Richard MARAZANO et Ingo RÖMLING

DARGAUD 56 pages 10/07/2020

Une BD de science-fiction « young adult » à paraître prochainement chez Dargaud. Un premier tome qui pose le décor et nous présente les personnages, de jeunes étudiants d’une académie dans un vaisseau spatial à la dérive. Des décors sombres dans lesquels la couleur verte est très présente comme la première de couverture nous laisse entrevoir.

Soyons clairs tout de suite, si la SF vous rebute, n’achetez pas cette BD. En revanche si vous êtes plutôt fans du genre, vous vous ferez plaisir même si elle est assez loin de rivaliser avec les meilleures de cette catégorie, mais, ce n’est que le premier tome. Et malgré quelques faiblesses, une fois terminée, elle nous laisse un sentiment de frustration, qui donne très envie de lire le tome 2.

« Les chroniques de l’univers » une nouvelle saga space opéra qui pourrait bien nous surprendre.   

« Heureux qui comme Alyce – T1 A fait un beau voyage » de Jérémy BOUQUIN

Evidence Editions 19/06/2020 586 pages

Ce titre du premier roman SF de Jérémy Bouquin vous fera forcément penser au poème de Joachim Du Bellay. Et même si cinq siècles séparent ces deux récits, nous y retrouvons les thèmes de l’Exil et la comparaison du petit village angevin et Rome devient pour Alyce, son village normand proche de Havre et Lutèce (Le nouveau Paris) où fait rage la guerre des Trois.

Jérémy Bouquin nous propulse dans un futur proche à la Mad Max, dans un monde dévasté où la pénurie est présente partout. Etat du monde qui n’est que le fruit des atrocités que l’Homme fait vivre à la planète qui l’héberge.

Alyce est ses Loups se sont posés dans un petit village Havrais où ils tentent de survivre, en protégeant un peu contre leur grès les villageois. Jusqu’à ce que son père, dernier saigneur de guerre l’appel à ses côtés pour ses qualités de stratège militaire. Ce petit résumé est le point de chronologie central de ce récit autour duquel Jérémy Bouquin nous baladera avec une grande maîtrise dans le temps entre la vie avant le départ d’Alyce, la bataille de Lutèce et le « retour » d’Alyce.

Au-delà de l’univers à la fois fou mais crédible créé par Jérémy, ceux sont les personnages qui m’ont vraiment accroché à cette histoire, avec en tête cette battante Alyce qui ne renonce jamais. Pour les lecteurs d’« Une femme de ménage » et d’ « Une secrétaire » vous y retrouverez la force des Sandra et Emilie. 

Ce premier volet des aventures d’Alyce terminé, vous n’aurez qu’une envie : vous plongez dans la suite et découvrir si comme on le souhaite, Alyce triomphe et donne suffisamment d’espoir, pour que dans ce monde la vie vaut la peine d’être vécue..   

Pour le commander c’est par ici :

https://www.evidence-boutique.com/imaginaire/heureux-qui-comme-alyce-1-a-fait-un-beau-voyage

« Les Furtifs »Alain DAMASIO

Quel exercice difficile de réaliser un retour de lecture sur une œuvre de cet immense auteur contemporain qu’est Alain Damasio car, ce n’est pas uniquement un roman de SF, c’est tout autant une critique politique de notre société, un roman philosophique à la prose poétique, une œuvre musicale puisqu’est ajoutée à ce roman le lien pour la bande son réalisée avec le guitariste Yan Péchin.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le travail de Damasio, sachez que si pour vous la lecture est un moyen de détente, une parenthèse reposante dans votre vie quotidienne, ouvrir l’un de ses livres vous décevra. En effet, le lire est un exercice difficile tant, il joue avec les mots, il passe d’un personnage à l’autre en changeant complétement sa façon d’écrire et, par la richesse de l’univers qu’il nous soumet. Attention également à ceux qui utilisent une liseuse ou tablette, une police spéciale est utilisée pour désigner certains personnages ainsi que dans certains dialogues. Néanmoins, s’embarquer dans l’Univers de Damasio est une expérience que l’on ne regrette pas.

Alain Damasio nous projette dans ce roman dans un futur proche, une vingtaine d’années seulement. Nous sommes toujours en France, mais une France dans laquelle, les riches industriels ont racheté nos Cités, par exemple, Paris est devenue Paris-LVMH un peu comme aujourd’hui sont rebaptisés nos stades, salles de concerts, championnats sportifs… Dans ce futur nous sommes hyper connectés et de ce fait « sous surveillance » permanente, il y a là un véritable écho avec la situation actuelle, les drones achetés par la Police et la fameuse application Stop Covid. Et, puisque le tout puissant capitalisme est partout, l’accès à certains secteurs des villes, des parcs etc sont réservés aux populations les plus aisées. Vous l’aurez compris, la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité » est un lointain souvenir. Remarquez, en 2020, nous nous en sommes déjà pas mal éloignés…

« Les Furtifs » n’est pas un essai ou un pamphlet contre notre société, le talent de Damasio, lui permet de jeter ce regard critique sur les dérives qui existent mais en les intégrants parfaitement dans un roman thriller-SF. La base de ce récit est la disparition de Thiska, la fille de Lorca et Sahar Varèse. Est-elle disparue, décédée ? Comment a-t-elle pu se volatilisée ? Et si les témoins de ce drame étaient « les furtifs » légende urbaine parlant d’êtres vivants parmi nous dans les angles morts de nos vies sous surveillance ??

Lorca partira à leur recherche, au sein d’une unité spéciale de l’armée au sein de laquelle il fera de nombreuses rencontres et découvertes.

Comme c’était le cas avec « La Horde du Contrevent » écrit il y a quinze ans, et alors que le récit est formidable, la manière d’écrire de Damasio fait que certains passages sont un peu longs à lire et cassent un peu le rythme. D’autres sont difficiles comme le furent pour moi ceux des dialogues de Toni Tout-fou au langage particulier. Néanmoins, arrivé à la fin de ce voyage, en aucun cas on ne peut regretter les efforts faits pour y arriver.    

« Le Maître des Ombres » Jean-Christophe Chaumette

Merci à Evidence Editions et leur Crazy Books Day pour m’avoir permis de remporter ce livre de Jean-Christophe Chaumette. J’aime beaucoup cette maison d’édition et leur éthique. En effet chez eux offrir l’accessibilité de leurs ouvrages aux plus grands nombre est gravé dans leur ADN.

J’ai donc reçu et entamer avec plaisir ce roman qu se déroule dans un futur très proche où le monde est divisé entre deux puissances adverses mais qui n’oublient pas les conflits que nous connaissons aujourd’hui comme malheureusement ceux du Proche-Orient. Au début je me suis un peu demandé où je mettais les pieds tant il était question de guerre et d’armée… Mais très vite, le décor posé, ce fut plutôt une bonne surprise, un récit dans lequel je retrouve tout ce que j’aime de l’anticipation, du thriller, de l’historique, du fantastique… Une impression d’être plongé dans un nouveau 5ème élément…

Jean-Christophe Chaumette possède une très jolie plume grâce à laquelle, la lecture de son livre est un vrai plaisir. De plus, il fait vivre ses personnages d’une telle manière qu’il nous suffit de fermer les yeux pour s’imaginer être un spectateur les voyant évoluer devant ses yeux.

Le maître des ombres vous emmène à la découverte d’une entraide particulière entre le lieutenant Jason Garnett, son prisonnier soldat ennemi, un rabbin et une infirmière française, poursuivis par les combattants de l’Islam alors qu’ils sont à la recherche de la geôle dans laquelle serait enfermé Le Maître des Ombres un ancien démon captif depuis des millénaires…

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