Des ailes sous ma peau par Chris Roy

Auto édition 342 pages 28/08/2020

Deuxième roman de cette talentueuse et prometteuse auteure après « Là-haut les anges », « Des ailes sous la peau » est un thriller psychologique qui vous ferra regarder la personne qui partage votre vie d’un autre œil… Car à l’image de Lars, le principal protagoniste de ce récit, connaît-on vraiment sa moitié ? Et ce même si vous avez passé votre adolescence ensemble ?

Un groupe d’amis de l’enfance en Belgique que la vie sépare comme c’est souvent le cas, études, vies professionnelles, mariages, enfants, tous les prétextes sont bons pour s’éloigner. Mais quand votre amour de jeunesse, dont tous les garçons étaient amoureux et les filles jalouses vous appelle, votre vie peut être chamboulée.

Ce sera le cas pour Lars quand Azel se rappellera à son souvenir, séparée, un enfant, en plein doute sur sa vie… Lars verra l’occasion de vivre la vie dont il rêve depuis des années.

Mais Chris Roy n’écrit pas de feel good… C’est donc dans un engrenage infernal que Lars mettra le doigt. Une descente aux enfers où régulièrement quand on se dit qu’il ne pourra pas être plus mal, il s’enfonce un peu plus.

Ce tourbillon qui emporte Lars, est le même que vous allez ressentir à la lecture de ce thriller, votre empathie, vos sentiments à l’égard des personnages seront sans cesse remis en question, les nombreux rebondissements ne cesseront de vous déstabiliser.

J’ai vraiment apprécié la lecture de ce deuxième roman de Chris Roy que je remercie beaucoup pour l’envoi de son thriller et si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous invite vivement à la découvrir.

Un titre à écouter dont l’on retrouve la référence dans le roman :

Retrouvez ce roman et le précédent sur amazon (auto-édition) ou sur kindle avec votre abonnement :

 » La Maison où je suis mort autrefois  » de Keigo Higashino

ACTES NOIRS / ACTES SUD 253 pages 15/04/2010

Ce roman, cet univers est une totale découverte pour moi. Changement de continent, direction le pays du soleil levant. L’environnement, le rythme, la culture, tout est totalement différent de mes lectures habituelles et cela fait du bien.

Nous voici donc plongés dans le Japon du milieu des années 90, date où est sorti ce roman de Keigo Higashino dans ce pays, il sortira en France en 2010. Et la vie s’y déroule à un autre rythme, à l’image de la quiétude qu’offre la contemplation d’un jardin japonais.

Sayaka Kurahashi est une jeune femme mal dans sa peau, mariée à un époux peu présent, maman d’une enfant de 3 ans envers laquelle elle ne ressent aucun sentiment – qu’elle se retrouve même à maltraiter – elle ne possède pas de souvenirs de son enfance et a déjà attenté à sa vie. Sayaka est en pleine spirale destructrice quand son père décède brusquement lui laissant une enveloppe contenant une clé à tête de lion et un plan situant une habitation au milieu des montagnes. Espérant que ce mystérieux héritage lui apporte les réponses qui peut-être la feront sortir de cette spirale destructrice, elle fait appel à son ancien petit ami, devenu professeur de physique à l’université afin de l’accompagner et de l’aider dans ses recherches. Ils découvriront alors cette bâtisse sans âge, qui dévoilera au fur et à mesure une histoire tragique pleine de secrets.

Keigo Higashino, nous offre un récit qui à l’image de cette demeure est hors du temps. Ce thriller psychologique se présente comme une enquête, non pas de celles que nous connaissons habituellement menées par des professionnels du genre, mais celle de deux êtres liés par un amour éteint qui va les plonger dans un passé où une violence latente tant psychologique que physique couve.

J’ai beaucoup apprécié ce roman d’une culture que je ne maîtrise pas, qui me fait sortir de ma zone de confort. Un style de littérature particulier où l’humain est très présent. Un roman qui me donne envie de découvrir un peu plus la littérature noire japonaise.

Pour passer commande :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois_0-1281141_9782330001322.html?ctx=9f87243d50be720869fb1cae094fe9c3

« La nuit d’avant » de Wendy Walker

Sonatine Éditions 352 pages 18/06/2020

Vous êtes friands de thrillers psychologiques ? Vous prendrez votre pied avec « La nuit d’avant » de Wendy Walker. Mais attention, si vous ne cherchez qu’une lecture récréative pour vous changer les idées, vous serez déçus. Ici, pour l’apprécier, il faut être concentré, car et surtout au début, l’auteure nous embrouille afin que comme Laura, la principale protagoniste de cette histoire, nous soyons perdus dans les limbes de nos esprits.

Laura, justement qui est-elle ? C’est une jeune femme a qui la vie n’a pas fait de cadeau. Et comme notre mémoire parfois sait le faire, elle lui fait défaut sur une partie de sa vie et en particulier un événement traumatisant. Elle a été retrouvée couverte de sang, armée d’une batte de baseball à côté du corps sans vie de son petit copain. A côté de cela, le départ prématuré de son père, Dick, les ayant abandonnés elle, sa mère et sa sœur paraît presque banal. Seulement depuis, Laura n’arrive pas à se construire.

Une nouvelle fois, face à l’échec de son couple, Laura abandonne donc la vie qu’elle essayait de se construire à New-York pour revenir sur les lieux de son enfance et emménager chez sa sœur Rosie. Après plusieurs semaines passées sous leur toit à Rosie, Joe son époux et Mason leur enfant, à revoir des amis d’enfance comme Gabe, le meilleur ami de Joe, elle se décide à rencontrer de nouveaux visages via un site de rencontre. Un premier rendez-vous se profile, après lequel, elle ne réapparaitra pas. Rosie, Joe et Gabe décident de mener leur propre enquête.

Une fois entrés dans ce thriller, il nous devient impossible de le lâcher, qu’est-il arrivé à Laura ? Comment a-t-elle disparue ? Mais surtout comment l’aider à se comprendre elle-même ? Pour cela, ses séances de psychanalyses avec le Dr Brody, insérées entre les chapitres, nous éclaireront.

Wendy Walker a construit son roman sur la mémoire donc et les relations familiales, deux thèmes riches en mystères que nous ne percerons pas seuls et c’est ce qui rend ce thriller addictif.

Je remercie Nadia Di Pasquale de l’excellent blog « livressedunoir » ainsi que les éditions sonatine pour m’avoir permis de découvrir l’univers de cette auteure américaine.

« La nanny » de Gilly MacMillan

Éditions Les Escales 432 pages 11/06/2020

Il est parfois intéressant de faire une infidélité à nos talentueux auteurs de thrillers français pour aller explorer d’autres contrées. Ce thriller psychologique familial de Gilly MacMillan en est la preuve.

Franchement, je suis allé vers ce roman en espérant une véritable surprise car une plongée dans l’aristocratie anglaise n’était pas franchement attirante pour moi. Néanmoins, j’ai vu passé pas mal de retours positifs sur ce roman et sa disponibilité sur Netgalley m’a fait dire : ok je me lance. Résultat, une intrigue vraiment bien maîtrisée, un presque huis clos dans une demeure de type manoir dans la campagne anglaise, une touche de modernité avec Jocelyn, la fille qui revient, contrainte, des Etats Unis suite au décès de son mari, ont, malgré un rythme assez lent, su me convaincre.  

L’auteure que je ne connaissais pas jusqu’alors, possède ce talent de créer des personnages profonds, au passé construit, qu’elle nous fait découvrir en distillant ici et là des ingrédients nous permettant de les comprendre, tout en nous manipulant à sa guise pour nous amener là où elle le souhaite.

Si vous êtes friands de page turner, je vous déconseille ce récit, en revanche, si vous aimez découvrir des univers différents, jetez-vous sur cette publication des éditions Les Escales et faites connaissance avec Lady Holt, son défunt mari, Hannah la nanny disparue qui réapparait miraculeusement, Jocelyn et sa fille Ruby et tout un tas de personnages secondaires apportant leur patte à l’intrigue.

« La chaîne » d’Adrian McKinty

Mazarine/Fayard 400 pages 11/03/2020

« Le seul moyen de récupérer votre enfant, c’est d’en kidnapper un autre… » C’est ces quelques mots inscrits sous le titre de ce roman qui m’ont donné envie de lire ce récit. Et quelle claque !!!

Un plongeon dans le noir profond, ce mal qui ronge l’âme humaine et qui s’en prenant à des enfants nous bouleverse encore plus. Et à cela, s’ajoute la dualité, victime/bourreau. Car oui cette chaîne quand elle s’enroule autour de vous, elle vous emprisonne mais pas seulement, elle s’empare de votre âme et vous transforme en bourreau sans même vous laisser le temps de réfléchir.

Adrian McKinty nous offre ici un thriller psychologique qui nous questionne, nous interroge sur nous-même. Que ferions-nous dans la même situation que Rachel, qui est une maman célibataire comme beaucoup d’autres, courageuse, se battant pour sa fille et contre la maladie. Sa fille, sa raison de vivre qu’un appel téléphonique lui annonce enlevée, enfermée. On lui demande une rançon mais pas que… Pour la libérer, elle va devoir à son tour devenir une ravisseuse d’enfant et faire vivre le même enfer à d’autres parents.

Dans ce roman, c’est le dépassement de soi que l’on retrouve en toile de fond et il ne s’agit pas juste ici de se sacrifier par amour, c’est trop simple. Une fois le sacrifice fait, nous ne sommes plus là… Ici il va falloir vivre avec … Et notre conscience n’est pas toujours sympa avec nous.

Le seul reproche que je ferais à l’auteur, est qu’avant de nous dévoiler la source de cette chaîne, nous donne beaucoup d’indices qui nous permettent de les découvrir un peu trop vite. Mais ici plus que les coupables, c’est le mécanisme qui est important. Et après sa lecture, vous ne regarderez plus de la même manière ces chaînes idiotes de messages à partager sur les réseaux sociaux.

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