Le quatrième rassemblement par Cyril Carrère

Cosmopolis 400 pages 8/10/2020

Avec son style très visuel, cinématographique, Cyril Carrère nous emmène à l’ouest du pays de l’oncle Sam, en Californie, état de naissance de nombreuses start-up, dans une petite ville, Visalia, dans laquelle William, créateur avec deux amis d’Educorp aimerait créer une nouvelle « Silicon Valley ». Seulement William, serial entrepreneur à succès, s’est cette fois complètement planté et Educorp fait faillite. Pour se relever et répondre à son appétit de requin des affaires, il acceptera l’aide d’un fond d’investissement… Mais quand on vend son âme au diable, on en perd son humanité…

Cyril nous offre avec « Le Quatrième rassemblement » un magistral page-turner, à travers lequel nous suivons le destin d’un homme qui perd son âme dans une machination qui n’a pas fini de nous surprendre tant sans cesse, nous nous demandons qui tire véritablement les ficelles. Ce roman est digne des meilleurs scénarios hollywoodiens et nous fait découvrir une Amérique de seconde zone comme nous la connaissons si peu.

Ce thriller est un vrai bon moment de lecture après laquelle vous regarderez d’un autre œil vos collègues et associés.

Résumé :

Visalia, Californie centrale.

William, l’homme d’affaires, rêve de créer un nouveau pôle d’excellence dans la région qui l’a vu naître, loin de la Silicon Valley et de la Baie de San Francisco. Lorsque sa société Educorp fait faillite, étourdi par le désir de revanche, il accepte l’aide d’un fonds privé sans en avertir ses associés.
Quand Carl, l’avocat fiscaliste, met son nez dans les affaires d’Educorp, ce qu’il découvre va l’aspirer au cœur d’un engrenage incontrôlable.

Philip s’active pour offrir une fin de vie décente à sa mère. Pour y parvenir, le lieutenant de police est prêt à tout.

Le destin de ces trois hommes va se télescoper quand William doit revoir ses associés, une semaine plus tard, à l’occasion du Rassemblement, rituel instauré depuis la fin de leur aventure commune. Parfaite symétrie des situations et des hommes : dans ce dédale de faux-semblants, de violences feutrées et de trahisons, le face-à-face s’annonce comme la plus dangereuse réunion à laquelle ils aient jamais participé.

La Bible perdue par Igor Bergler

Fleuve éditions 592 pages 08/10/2020

J’ai été très intrigué par cet ouvrage de type thriller historique/ésotérique, son auteur, le « Dan Brown » roumain, qui m’ont fait penser à mes lectures d’il y a quelques années. Sa traduction française publiée chez Fleuve Noir me rassurait sur le fait d’avoir en main, un roman de qualité et ce fut le cas même si…

Ce roman est un best-seller dans son pays d’origine et effectivement, il possède tous les ingrédients qui font en général le succès de ces récits, un professeur intelligent, charmant, érudit et au tempérament aventureux, l’enquêtrice, femme fatale, pleine de ressources aussi intelligente et aventureuse, une intrigue dans le présent mais qui remonte à des mystères anciens et une mécanique bien huilée mais sans réelles surprises à part une petite touche fantastique qui ne m’a pas déplu.

« La bible perdue » est donc pour moi un roman fait pour les amateurs de thrillers ésotériques et le seul vrai reproche à faire à ce récit est sa longueur, l’auteur, Igor Bergler, ne se prive jamais pour se lancer dans des descriptions interminables qui certes, enrichissent l’histoire mais cassent le rythme en nous faisant parfois un peu décrocher.

J’ai en tout cas bien apprécié le personnage principal Charles Baker dont ce n’est pas la première aventure même si c’est la première en français.

Résumé:

Interrompu par la police roumaine en pleine conférence, le célèbre professeur Charles Baker, de l’université de Princeton, croit d’abord à une méprise. Que peut-il avoir à faire avec les vicissitudes de Sighisoara, petite ville au fin fond de la Transylvanie ? Pourtant, lorsqu’il parvient sur la scène de crime devant trois cadavres auxquels il manque les yeux, les oreilles et la langue, la mise en garde est claire : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.
En dépit des menaces, accompagné de Christa, enquêtrice d’Interpol, Charles poursuit ses recherches sur les traces du mystérieux sabre de Vlad l’Empaleur, et de la première Bible de Gutenberg, supposée renfermer un message secret auquel le destin de l’humanité serait lié. Mais il n’est pas le seul à convoiter cette fameuse relique : une étrange organisation agit dans l’ombre et le suit pas à pas pour mettre la main sur le livre sacré avant lui…

Bienvenue à Gomorrhe par Tom Chatfield

Hugo Thriller 473 pages 15/10/2020

De son abri de jardin jusqu’à la Californie après un périple européen, Azi talentueux hacker britannique se retrouvera à essayer d’infiltrer Gomorrhe, qui rassemble un tas de fanatiques à l’abri du sombre Darknet.

Bienvenue à Gomorrhe est donc un techno-thriller d’espionnage qui plaira aux amateurs du genre je n’en doute pas. Pour ma part, peu initié à ce genre, je l’ai trouvé assez complexe à lire même s’il contient de nombreuses notes explicatives dont la lecture casse encore un peu plus le rythme de cette fiction traînant par moment déjà un peu en longueur.

Néanmoins, je trouve le travail autour des personnages très réussi surtout Azi, le principal protagoniste à qui l’on s’attache vite, pour qui l’on s’inquiétera souvent et qui se retrouve souvent un peu perdu dans cette histoire marionnette malgré lui de ceux qui l’entourent.

Merci Netgalley et Hugo thriller pour la découverte de ce roman.  

Impact par Olivier Norek

Michel LAFON 348 pages 22/10/2020

« Impact » comme celui que causerait une météorite gigantesque qui après avoir pénétré notre atmosphère s’écraserait sur notre planète en causant d’immenses dégâts apocalyptiques. Une météorite que nous aurions observée longtemps, très longtemps, identifiable au loin par des scientifiques avec de puissants télescopes avant que les astronomes amateurs la voient avec du matériel accessible à tous et enfin que l’ensemble de la population l’observe à l’œil nu…

Reprenons ce scénario en y modifiant quelques détails. En fait, remplaçons seulement la météorite par le changement climatique, oui oui, celui que nous causons enfin que nos modes de vie, de consommation causent… Et ça si nous devions choisir une date où ces dérives sont dénoncées, présentées à la face du monde je choisirais 1972 et la rapport Meadows, il y a donc maintenant près d’un demi-siècle. Et depuis, la menace des dégâts qu’elles causent ne fait que grossir… A l’œil nu, nous voyons disparaître les glaciers, la banquise, la biodiversité (60 % des espèces auraient disparu entre 1970 et 2015), les forêts quand, en parallèle grossissent les continents de plastiques, les usines de production de protéines animales, les cultures de soja, les territoires massacrés par l’exploitation des ressources énergétiques fossiles, les stockages de déchets chimiques et les profits, ceux réalisés par quelques multinationales aux mains de ces hommes et femmes avides de pouvoir et d’argent.

Virgil Solal, à l’image de nombre d’entre nous, a vu les dégâts causés loin, en Afrique par exemple où il était amené à travailler, mais un peu comme nous, ce qui se passe ailleurs nous touche mais de loin, on se met des œillères. Mais un beau jour, alors qu’il va devenir papa, leurs vies à Laura, la maman et lui basculent, la joie d’une naissance se transforme en deuil. Le nourrisson ne survivra pas, elle est née, les poumons collés à cause de la pollution atmosphérique, chez nous, en France, à Paris.

Virgil partira en croisade, de celle que l’on mène avec ses tripes, son âme, sans intérêts propres puisque sa vie s’est arrêtée à la perte de son enfant. Ancien militaire, doué, intelligent, maîtrisant les moyens de communications modernes, il s’attaquera aux plus puissants, en commençant par le patron de Total…

Olivier Norek nous avait déjà prouvé à quatre reprises qu’il était un auteur de polars sur qui il fallait compter, il nous a montré qu’il savait sortir des sentiers battus, de sa zone de confort avec « Entre-deux-mondes » un livre inclassable, d’une profondeur incroyable se déroulant en grande partie dans la « jungle » de Calais. Avec Impact, il nous secoue, il s’engage encore plus, il a le courage de ne pas se cacher derrière une fiction, il y dénonce (références à l’appui) la cruauté de l’égoïsme humain. Il utilise son talent de romancier pour nous passer des messages et dénoncer ces grands groupes capitalistes et les gouvernants qui trop souvent leurs servent de marionnettes.

Bravo et respect Olivier. Félicitations également à Michel Lafon d’éditer un tel roman qui en dérangera plus d’un.

Pour finir, une petite note personnelle, comme Virgil, comme l’ont fait, ou essayé de faire les « gilets jaunes », nous pouvons essayer de nous en prendre aux plus hautes sphères de l’Etat pour crier nos colères et demander un peu plus de justice sociale et écologique. Mais, n’oublions pas que nous avons en nos mains un outil encore plus efficace qu’un bulletin de vote ou une manifestation, notre carte bancaire… Grâce à elle, nous pouvons affaiblir les puissants et préserver notre planète, achetons local, de saison, des produits en circuits courts si possible n’ayant pas reçus de pesticides et entourés du moins d’emballages possibles, n’achetons pas ou peu de produits technologiques que nous remplacerons trop souvent, essayons de nous déplacer de manière la plus raisonnable possible, mettons un pull et baissons de deux degrés la température de notre thermostat… Nos parents ou grands-parents ont entamé cette mode de la surconsommation qui détruit notre environnement, nous continuons allégrement mais, ne pouvons nous cacher derrière un « on ne savait pas »… Je ne dis pas que l’on doit vivre comme à l’âge de pierre, juste que l’on soit raisonnables. Quoi que l’on fasse aujourd’hui, la planète se réchauffera encore et nous en souffrirons il ne faut pas se voiler la face. Ce que nous déciderons aujourd’hui, permettra ou pas à nos enfants d’exister dans un monde viable pour notre espèce…  

Interview d’un autre combattant pour la vie :

L’extrait musical que l’on retrouve dans le roman :

         

Le mystère de la Main rouge par Henri Lœvenbruck

XO ÉDITIONS 473 pages 22/10/2020

Qu’est-ce que j’ai attendu ce roman… En temps normal, pour moi, un nouveau livre d’Henri Lœvenbruck créer une impatience rare, et plus encore avec celui-ci, la suite du « Loup des Cordeliers ».

Une suite donc, des aventures de Gabriel Joly en plein Paris de 1989, journaliste enquêteur amoureux d’une muette bibliothécaire rire de mystères et ses quelques amis que sont entre-autres, Anne-Josèphe Terwagne, Récif le pirate, le commissaire Guyot, Louis-Sébastien Mercier, Camille Desmoulins…

Cette suite pourrait être lue indépendamment du précèdent mais je vous conseille pour l’apprécier pleinement de lire « Le loup des Cordeliers » dont la sortie chez Pocket a précédé de peu celle du « Mystère de la Main rouge ».

A la fin du « Loup des Cordeliers », Henri nous avait avec beaucoup de talent laissé sur notre faim tant la révélation du Loup pouvait nous entraîner vers de nombreux questionnements. Dès le début de ce nouvel opus, il nous plonge instantanément dans de nouvelles questions avec une mystérieuse confrérie, « La Main rouge ». Chapitres après chapitres, de nouveaux mystères se succéderont à la révélation d’un précédent, nous donnant sans cesse envie d’attaquer le chapitre suivant…

Vous l’aurez compris, ce nouveau roman d’Henri Lœvenbruck fut pour moi une nouvelle fois une lecture réjouissante et conforte mon idée qu’il est l’un des meilleurs auteurs contemporains de fictions historiques, c’est notre Ken Follett français. Comme lui, dès que vous entamer un de ses romans, vous êtes transportés à la fois dans une intrigue mais aussi dans une autre époque que vous avez l’impression de vivre en direct. Je tiens également à souligner le remarquable travail documentaire réalisé qui enrichi énormément la fiction.

J’attends maintenant avec impatience la suite des aventures révolutionnaires de Gabriel Joly et vous invite à la fois à dévorer ce roman, le précédent et l’ensemble de l’œuvre de cet exceptionnel auteur.   

Et toujours un extrait musical en rapport avec le roman :

Des ailes sous ma peau par Chris Roy

Auto édition 342 pages 28/08/2020

Deuxième roman de cette talentueuse et prometteuse auteure après « Là-haut les anges », « Des ailes sous la peau » est un thriller psychologique qui vous ferra regarder la personne qui partage votre vie d’un autre œil… Car à l’image de Lars, le principal protagoniste de ce récit, connaît-on vraiment sa moitié ? Et ce même si vous avez passé votre adolescence ensemble ?

Un groupe d’amis de l’enfance en Belgique que la vie sépare comme c’est souvent le cas, études, vies professionnelles, mariages, enfants, tous les prétextes sont bons pour s’éloigner. Mais quand votre amour de jeunesse, dont tous les garçons étaient amoureux et les filles jalouses vous appelle, votre vie peut être chamboulée.

Ce sera le cas pour Lars quand Azel se rappellera à son souvenir, séparée, un enfant, en plein doute sur sa vie… Lars verra l’occasion de vivre la vie dont il rêve depuis des années.

Mais Chris Roy n’écrit pas de feel good… C’est donc dans un engrenage infernal que Lars mettra le doigt. Une descente aux enfers où régulièrement quand on se dit qu’il ne pourra pas être plus mal, il s’enfonce un peu plus.

Ce tourbillon qui emporte Lars, est le même que vous allez ressentir à la lecture de ce thriller, votre empathie, vos sentiments à l’égard des personnages seront sans cesse remis en question, les nombreux rebondissements ne cesseront de vous déstabiliser.

J’ai vraiment apprécié la lecture de ce deuxième roman de Chris Roy que je remercie beaucoup pour l’envoi de son thriller et si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous invite vivement à la découvrir.

Un titre à écouter dont l’on retrouve la référence dans le roman :

Retrouvez ce roman et le précédent sur amazon (auto-édition) ou sur kindle avec votre abonnement :

 » La Maison où je suis mort autrefois  » de Keigo Higashino

ACTES NOIRS / ACTES SUD 253 pages 15/04/2010

Ce roman, cet univers est une totale découverte pour moi. Changement de continent, direction le pays du soleil levant. L’environnement, le rythme, la culture, tout est totalement différent de mes lectures habituelles et cela fait du bien.

Nous voici donc plongés dans le Japon du milieu des années 90, date où est sorti ce roman de Keigo Higashino dans ce pays, il sortira en France en 2010. Et la vie s’y déroule à un autre rythme, à l’image de la quiétude qu’offre la contemplation d’un jardin japonais.

Sayaka Kurahashi est une jeune femme mal dans sa peau, mariée à un époux peu présent, maman d’une enfant de 3 ans envers laquelle elle ne ressent aucun sentiment – qu’elle se retrouve même à maltraiter – elle ne possède pas de souvenirs de son enfance et a déjà attenté à sa vie. Sayaka est en pleine spirale destructrice quand son père décède brusquement lui laissant une enveloppe contenant une clé à tête de lion et un plan situant une habitation au milieu des montagnes. Espérant que ce mystérieux héritage lui apporte les réponses qui peut-être la feront sortir de cette spirale destructrice, elle fait appel à son ancien petit ami, devenu professeur de physique à l’université afin de l’accompagner et de l’aider dans ses recherches. Ils découvriront alors cette bâtisse sans âge, qui dévoilera au fur et à mesure une histoire tragique pleine de secrets.

Keigo Higashino, nous offre un récit qui à l’image de cette demeure est hors du temps. Ce thriller psychologique se présente comme une enquête, non pas de celles que nous connaissons habituellement menées par des professionnels du genre, mais celle de deux êtres liés par un amour éteint qui va les plonger dans un passé où une violence latente tant psychologique que physique couve.

J’ai beaucoup apprécié ce roman d’une culture que je ne maîtrise pas, qui me fait sortir de ma zone de confort. Un style de littérature particulier où l’humain est très présent. Un roman qui me donne envie de découvrir un peu plus la littérature noire japonaise.

Pour passer commande :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois_0-1281141_9782330001322.html?ctx=9f87243d50be720869fb1cae094fe9c3

 » La lame  » de Frédéric MARS

Cosmopolis 506 pages 29/05/2019

Une claque, cette lame vous vous la prenez en pleine face. Lire ce roman m’a beaucoup rappelé les sensations ressenties à la lecture d’Entre deux mondes d’Olivier Norek. Cette fois, il ne s’agit pas d’un simple thriller, ce récit est aussi un roman d’anticipation, un livre géopolitique, … Mais attention, à l’image de la scène du prologue, c’est un vrai roman noir que les amateurs du genre ne peuvent qu’apprécier.

Frédéric Mars nous envoie faire un bon dans le futur jusqu’en 2031, après l’ère Macron, la France fut gouvernée par les nationalistes (sans faire de politique, malheureusement nous en prenons le même chemin) avant qu’un candidat, le Obama français emporte l’élection présidentielle. Seulement voilà, le monde change, les difficultés vont croissantes et à l’image de l’ancien président américain, il déçoit. Les élections approchent et Bako Jackson cherche comment se faire réélire. Cette élection n’est qu’une toile de fond à ce récit. Fred ne nous fait pas uniquement voyager dans le temps, il nous balade, de Paris à Marseille en passant par Lyon, mais aussi entre autre à Lagos au Nigeria. Nous faisons également connaissance avec une multitude de personnages attachants ou détestables. A l’image de ces hommes et femmes, nous serons confrontés à des trahisons, des espoirs, de l’amour, de la haine, de la violence, des catastrophes, naturelles ou humanitaires. Jamais nous n’aurons le temps de souffler en dévorant ces quelques 500 pages.

En plus de son style précis, rythmé, l’auteur nous offre presque un documentaire, un roman sociologique. Fruit d’un énorme travail, ce livre mérite d’être lu, partagé tant il nous permet de nous poser des questions, sur l’avenir de notre nation, nos interactions avec l’environnement mais surtout notre considération envers une partie de l’humanité, ces peuples issus de la « Terre de nos ancêtres » qui seront amenés à quitter leur territoire face au réchauffement climatique.

Un grand bravo Frédéric pour ce roman traitant de sujets très délicats mais maîtrisés de façon magistrale sans jamais tomber dans le pathétique, le caricatural. Un livre que je conseille au plus grand nombre.

Le teaser :

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/la-lame–thriller_0-5704608_9782902324026.html?ctx=ef3108f0320a094e87a01022c296596b

« Le secret descendance » de Philippe Raxhon

Librinova 387 pages 04/08/2020

Troisième aventure du couple d’historiens Laura Zante et François Lapierre après la « Source S » (Le complot des philosophes) et « la solution Thalassa), elle sera la plus intime et certainement la plus difficile pour Laura.

Plusieurs années se sont donc déroulées depuis la source S et Laura et François forment toujours un couple à la ville comme dans leur vie professionnelle. Seulement voilà, la routine s’installe et Laura n’a toujours pas le poste pérenne qu’elle attend. D’ailleurs son avenir professionnel va se jouer dans les jours qui suivent. En attendant, elle s’envole pour les Etats-Unis et plus précisément Roswell où son expertise est sollicitée pour étudier un document inédit suite au fameux crash d’une potentielle entité extraterrestre.

Pendant ce temps, François se trouve en Argentine où il est convié en grande pompe par l’Académie nationale d’histoire. Et c’est pendant ce séjour où une incroyable révélation sur le passé de Laura, étroitement liée à l’époque dictatoriale de ce pays d’Amérique du sud lui sera dévoilé.

Quand les démons du passé refont surface, même les plus aventureux des historiens peuvent être tourmentés par leur propre histoire.

C’est avec un plaisir renouvelé que j’ai retrouvé ces deux personnages que sont François et Laura et avec un encore plus grand plaisir la plume de Philippe Raxhon, maître dans l’art de mêler Histoire et histoires. Il sait naviguer dans le temps, nous restituer avec beaucoup de modernité les évènements passés et nous décrire, ici l’Argentine, avec passion et le réalisme d’un documentaire. Pour ne rien gâcher, les aventures gastronomiques de François nous mettent toujours l’eau à la bouche.

Troisième roman donc et une maturité littéraire de plus en plus croissante, les personnages gagnent encore en profondeur, les épreuves les renforcent. Quant à Philippe, on sent qu’il prend son pied, s’amuse et la place de l’action est de plus en plus grande, digne d’un film hollywoodien.

Concernant les deux sujets traités en particulier, la dictature argentine et surtout l’enlèvement d’enfants et, sujet plus prétexte à sourire mais pas que le cas Roswell, ils sont toujours traités avec le professionnalisme d’un professeur d’université.

Je remercie beaucoup Philippe Raxhon qui a eu la gentillesse de m’envoyer son roman. Vivement le prochain !!!  

Chaque roman peut se lire indépendamment, mais pour mieux appréhender les personnages, je vous conseille de les lire tous. Je vous joint le lien de l’excellent book trailer de la trilogie de la mémoire, superbement réalisé par la fille de Philippe.

 » RIP, tome 3 – Ahmed – Au bon endroit, au mauvais moment »

Petit à petit 112 pages 28/08/2020

Retrouvons pour ce tome 3, nos travailleurs post-mortem dans cet univers glauque, magnifié par les illustrations de Julien Monier. C’est cette fois, après Derrick et Maurice, au tour d’Ahmed de se retrouver au cœur de l’histoire, au bon endroit, au mauvais moment.

L’histoire d’Ahmed, contée par le talentueux scénariste Gaëtan Petit, Gaet’s, c’est celle d’un expert en entomologie auprès de la police judicaire, qui voudra jouer au flic infiltré. Seulement quand la grenouille se veut faire aussi grosse que le bœuf, cela ne finit jamais bien.

Gaet’s et Julien Monier, nous offre au son des bourdonnements des mouches, une bande dessinée rivalisant avec les meilleurs polars. Le noir aussi peut être très bon au milieu de ces œuvres colorées.

Un grand bravo pour votre travail publié chez Petit à petit, Julien et Gaëtan. Je n’ai qu’une hâte, avoir le tome 4 : « Albert, prière de rendre l’âme sœur » en main.  

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