Qu’à jamais j’oublie par Valentin Musso

Éditions Seuil – 320 pages – 6 mai 2021

Dès ses premiers romans, Valentin Musso, s’est fait un prénom à côté des cinq lettres formant le patronyme rendu célèbre par son grand frère Guillaume. Ce roman, Qu’à jamais j’oublie, publié aux éditions Seuil, démontre une nouvelle fois, ses talents de grand écrivain. L’auteur reprend pourtant ici des ingrédients déjà utilisés pour d’autres de ses romans, la famille, toujours très présente, des faits historiques peu connus et très documentés et des secrets du passé qui refont surface.

Les secrets, revenons y. Tel le triangle des Bermudes, celui formé par Paris, Lausanne et Antibes a aspiré les souvenirs d’une famille, celle du talentueux et mondialement connu photographe, Joseph Kircher décédé voilà de nombreuses années. Seulement, en 2018, plus que le livre hommage réalisé par son fils Théo, c’est un fait divers incroyable qui refera parler de lui. En effet, Nina sa veuve, dans un déchainement de violence a poignardé sans raison apparente un vieil homme dans un bungalow d’un hôtel du sud de la France. Enfermée dans un mutisme total depuis le drame, Théo essaiera de comprendre ce qu’il s’est passé afin de venir en aide à sa mère. Dans cette quête d’un passé inconnu, nous découvrirons entre autre, Maud la sœur de Joseph, Camille, le frère dont il est éloigné, Marianne, une jeune femme, héritière également d’un trouble passé.

Une histoire bouleversante, véritablement bien écrite. Un récit qui ne nous laisse aucun répit tant les secrets dévoilés viennent sans cesse bousculer ce que l’on tenait pour acquis. Et surtout, un immense hommage à ces 60 000 victimes d’internements administratifs que la confédération helvétique, a prononcé jusqu’en 1981.

Pour en apprendre un peu plus sur ces terribles internements…

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