Le croque-mitaine par Jérémy Bouquin

Oskar – 193 pages – 15 octobre 2014

Connaissez-vous le croque-mitaine ? Certainement, tant il y en existe de version à travers les âges et à travers les cultures. Leur point commun, les croque-mitaines servent à faire peur aux enfants souvent, pour permettre de leur interdire quelque chose. Jérémy Bouquin, dans ce roman accessible à de jeunes lecteurs, nous en propose un presque comme les autres.

Avec Jérémy Bouquin, on se s’ennuie jamais, ses romans plutôt courts, se dévorent à un rythme accéléré et dès les premières pages, on sait où l’on va. Ici, nous sommes avec la victime d’un kidnapping dans le coffre d’une voiture. Une jeune victime, qui nous dira à la seconde page : J’ai treize ans et demi… et je ne veux pas mourir ! Sans rien dévoiler de l’intrigue, le croque-mitaine en est le responsable. La suite arrivera bien plus tard, puisque le narrateur, Siffleur nous racontera les quinze jours précédents cet enlèvement.

Dans un futur proche, de jeunes enfants, vivent dans un internat où ils sont regroupés en catégories d’âge et étant affublés de matricules, s’appellent par des prénoms, il y a donc Siffleur, U75 et ses camarades dont Caboche, Costaud, Beau Gosse… Encadrés par des référents, ils vivent dans un monde coupé du réel, une bulle carcérale, mais où ils sont heureux, nourris, logés, instruits et s’amusent. Siffleur prend un malin plaisir à captiver les plus jeunes avec des histoires d’enfant qu’il revisite à la sauce croque-mitaine. Seulement, quand Caboche, lui dit l’entendre, ce monstre imaginaire, la vie à l’internat, ne sera plus tout à fait la même…

Qui est le croque-mitaine ? Est-ce vraiment le kidnappeur ? Un croque-mitaine peut-il en cacher un autre ? Et si, comme les monstres imaginaires, Le croque-mitaine de Jérémy Bouquin, n’avait pas un message à nous passer, nous mettant en garde des dangers, de certains chemins que nous empruntons ?

Le croque-mitaine en musique par Magoyond. Découvrez leur univers sur https://www.magoyond.com/

Idéalis par Christopher Paolini

Bayard éditions – 848 pages – 14/10/2020

Je tiens dans un tout premier temps à remercier Babelio et les éditions Bayard qui à l’occasion d’une masse critique « privilégiée » m’ont permis de recevoir le nouveau roman de Christopher Paolini Idéalis – A la lueur d’une étoile inconnue, premier tome du cycle Fractalvers.J’ai tout d’abord été à la réception de cet ouvrage agréablement surpris par la qualité du livre, une très belle couverture avec des effets métallisés et le papier utilisé qui est très agréable au toucher. Cela peut paraître des détails, mais quand vous lisez un pavé de plus de 800 pages, c’est important. Malheureusement, derrière ce joli emballage, ne se trouve pas la bonne surprise que j’attendais d’un auteur de fantasy ayant basculé  vers la science-fiction. En effet, Christopher Paolini, nous propose un space-opera sans grande originalité, dans lequel, une héroïne, Kira, une exobiologiste, tombe par hasard sur de la poussière noire, un organisme extra-terrestre qui, ayant pénétré à travers son scaphandre, formera autour d’elle, un genre de combinaison, dont elle apprendra à maîtriser les effets. Je ne m’attarderais pas à résumer beaucoup plus ce récit, vous laissant le choix de le découvrir par vous-même. Concernant mon ressenti, j’ai l’impression que l’auteur a voulu écrire un roman fait pour vendre, rencontrer le plus large public, ce qui d’un sens est compréhensible, seulement, ici, cela tourne à la caricature et quel dommage tant, il a su nous montrer dans le passé son talent. Kira est le parfait exemple de cette exagération, c’est une jeune femme qui est une scientifique, nous pourrions nous attendre à quelqu’un de réfléchi, parlant avec un langage plutôt soutenu, néanmoins, nous avons là une grande ado, pour coller au lectorat visé, mais ce qui décrédibilise le personnage. 
Je terminerai malgré tout cette chronique sur une indulgence, considérant que c’est son premier de science-fiction, et espérant que le prochain opus, corrige ces erreurs.

Idéalis À la lueur d’une étoile inconnue

Mademoiselle J. – Il s’appelait Ptirou par Sente et Verron

Éditions DUPUIS 80 pages 09/10/2020 réédition de « Il s’appelait Ptirou » sorti le 17 novembre 2017 dans la collection « Le Spirou de… »

J’ai démarré la lecture de cet album dont le scénario est signé Yves Sente et les illustrations sont réalisées par Laurent Verron avec cette nostalgie de retrouver les émotions d’enfance à la lecture d’album de Spirou. Le lien est forcément fait au premier coup d’œil par la couverture ou le titre. Néanmoins, ce talentueux duo, va beaucoup plus loin, en nous racontant les origines de ce personnage qui aura accompagné de nombreux jeunes amateurs de bandes dessinées.

Ce récit, ils nous le font conter par un vieux monsieur, l’adorable oncle Paul, qui le soir du 24 décembre 1959, s’assoie dans un fauteuil et allume sa pipe afin de raconter à se neveux et nièces une histoire, celle de Mademoiselle J qui nous fera remonter le temps et embarquer sur un magnifique Paquebot, un transatlantique avec Juliette, son papa, son infirmière, un pilote d’avion et de nombreux passagers dont un jeune garçon roux, Ptirou, orphelin depuis le décès de sa maman artiste de cirque.

A l’image de ces enfants buvant les paroles de leur tonton, nous dévorons avec plaisir chaque case, chaque bulle de cet album. Nous voyageons comme nous pouvons le faire dans un roman d’aventures, nous apprenons plein de choses comme dans un roman historique, et enfin, nous nous révoltons face à ce contraste entre l’opulence et la pauvreté comme dans un roman noir, social.

J’ai commencé cet album avec nostalgie, pour le fermer avec beaucoup de tristesse et de tendresse.

La bande annonce de l’album original.
Découvrez d’une autre manière ce magnifique paquebot le SS Ile de France

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OBIE KOUL – T1 – Un week-end sur deux chez mon père

Kennes 56 pages 22/05/2019

J’ai découvert cet album primé par les collégiens au festival d’Angoulême 2020 grâce aux 48 H BD et je ne suis pas déçu de sa lecture. Le scénario à la fois très actuel, social et de science-fiction mis en valeur par des illustrations et des couleurs de toute beauté, permettent un véritable moment de plaisir.

L’histoire, c’est celle d’Obie un adolescent d’une douzaine d’années né d’un amour hétéroplanétaire entre Mia sa maman, terrienne et prof de maths et Elzeki, son papa explorateur extra-terrestre de la planète Oxythol. Mia et Elzeki se sont aimé, mais ne poouvant continuer à vivre ensemble, se sont séparé. Mia est mutée dans un nouveau collège et part vivre seule avec Obie que son père continue de visiter, jusqu’à ce qu’il finisse par lui révéler le secret de son origine et l’emmène en week-end spatial.

J’ai vraiment bien aimé cet album qui traite à la fois de sujets très actuels, la différence, le divorce, le harcèlement tout en ajoutant de la SF que de jeunes lecteurs apprendront certainement à aimer.

Je conseille vivement cette bande dessinée aux jeunes lecteurs à partir du collège, sachant que les plus vieux apprécieront aussi sans aucun doute.

Le voyageur du doute par Maud Tabachnik

FLAMMARION 283 pages 02/10/2019

Retour de lecture peu évident à réaliser mais qui montre à quel point chercher à tout prix à faire entrer un roman dans une catégorie fausse notre jugement sur celui-ci. Suite à un défi lecture que nous nous sommes donnés à la médiathèque, de lire chacun un roman jeunesse, j’ai choisi « Le voyageur du doute » de cette grande auteure de noire qu’est Maud Tabachnik. Seulement, à la lecture de celui-ci, qui reprend les codes de la littérature jeunesse, surtout dans sa mise en forme, je trouve qu’il n’est pas accessible aux plus jeunes des lecteurs. Autant sur le fond de l’histoire que sur le vocabulaire utilisé, ce récit demande d’être un lecteur aguerri.

Je vais donc sortir de ma tête l’aspect jeunesse de ce roman qui par cette classification, risque si ce roman tombe entre les mains de trop novices lecteurs en fâcher plus d’un avec la lecture.

Simon et son chien Black sont deux êtres atypiques, se déplacement dans ce monde en transportant un sentiment de doute, envers la société et ses dérives. Oui Black aussi, réfléchit, il philosophe même en nous partageant sa vision sur le monde et les humains.

Rapidement, il rencontre un groupe de jeunes, trois jeunes hommes et deux jeunes filles, Flamberge, Beauregard, Safran, Arèle et Sonate qui tente de le dévaliser. En effet, ces derniers vivent également en marge de la société qu’ils souhaitent à leur manière déstabiliser en s’en prenant à l’argent un peu à la manière de Robin des Bois, sauf que les pauvres avec qui ils partagent le fruit de leurs larcins sont eux-mêmes. A Simon qui échange avec eux en essayant de par son expérience de les résonner, ils lui répondent : « Gagner ? Qui parle de gagner ? On a déjà perdu en venant au monde. »

Ce roman sous la forme d’un road movie est donc initiatique, philosophique, engagé également. Comme souvent dans ce genre de fiction qui mène à la réflexion, sa morale pourrait être : le monde est ce que nous en faisons.

Une lecture intéressante donc mais je le dis à nouveau à mettre entre les mains de lecteurs confirmés.

En référence à Black ce chien pensant, un titre de Renaud :

Dans les yeux de Lya – T1 – En quête de vérité par Carbone et Cunha

DUPUIS 64 pages 02/03/2019

Dans les yeux de Lya, quel joli titre approprié tant dans cette bande dessinée, beaucoup d’émotions passent dans les grands yeux expressifs des personnages. Les yeux, les visages mêmes de l’ensemble des personnages, nous permettent au premier coup d’œil de savoir si l’on aura à faire à un protagoniste sympathique ou antipathique.

J’ai vraiment apprécié dans cet album le contraste entre les illustrations colorées, lumineuses, respirant la gaieté, la joie de vivre, réalisées par Justine Cunha et le scénario sombre, celui d’une très jeune femme aux portes de l’âge adulte, clouée dans un fauteuil roulant à cause d’un chauffard ayant pris la fuite, créé par Bénédicte Carboneill alias Carbone.

Lya est cette jeune femme, paraplégique mais combative, qui ne se met pas dans le rôle d’une pauvre victime mais qui est mue par la soif de vérité, à la recherche du lâche qui, après l’avoir renversée a lâchement pris la fuite.

Officiellement, le lâche n’est pas identifié et ne le sera peut-être jamais seulement, Lya tombe sur un courrier émanant d’un célèbre cabinet d’avocat, stipulant qu’en contrepartie d’une confortable somme d’argent, les parents de Lya abandonnent toutes poursuite contre le chauffard.

Armée de son courage et de sa détermination, Lya s’engage dans des études de droit et s’arrangera, aidée de son meilleur ami Antoine pour intégrer le fameux cabinet d’avocat afin d’enquêter au plus près de l’avocat que l’on soupçonne d’être véreux.

Ce premier tome qui nous laisse à deux doigts de connaître le nom du lâche est une ode à la joie, à la résilience, au courage et à l’amitié ainsi qu’à l’ingéniosité qui permet à Lya de faire face à des situations où elle est physiquement empêchée.

La part sombre de son scénario fait que je conseille cet album aux lecteurs de 13-14 ans, voir un peu plus jeune s’ils sont accompagnés d’un adulte.

Alma : Le vent se lève par Timothée de Fombelle

Gallimard Jeunesse 400 pages 11/06/2020

Quand notre grande nation, le pays des Droits de l’Homme, met sous le tapis une partie de son Histoire, nous avons besoin des auteurs pour nous transmettre cet héritage dont nous n’avons pas à être fier, mais je reste persuadé que connaître nos erreurs passées permet de ne pas les reproduire.

Timothée de Fombelle, avec son courage, ses tripes, son âme nous raconte à travers les yeux d’Alma, jeune africaine partie à la recherche de son frère, le barbarisme du commerce honteux de vies humaines, celles de millions d’africains. Oui, de nos ports français partaient de nombreux vaisseaux qui allaient remplir leurs cales d’hommes, femmes et enfants, à qui ils faisaient traverser l’océan Atlantique pour les échanger contre des marchandises.

Ce roman, écrit à destination des plus jeunes et comportant de très belles illustrations de François Place, subit dans les pays anglo-saxons la dure réalité de la censure de cette époque où l’on s’interdit de mettre sur la table des sujets qui fâchent, où un seul mot peut créer la polémique et qui veut donner l’illusion que nous sommes des Bisounours.

Nous suivons dans ce magnifique récit le parcours de trois jeunes personnages, Alma donc mais également Joseph Mars, jeune mousse tendance pirate et Amélie fille d’un armateur rochelais dont le bateau la douce Amélie est commandé par le capitaine Gardel.

La douce Amélie, quel contraste entre ce nom synonyme de tendresse, et l’horreur cachée sous ses ponts avec ses quelques 500 âmes prisonnières, arrachées à leur racine pour l’avarice de quelques autres.

Même si l’histoire narrée par Timothée de Fombelle est cruelle et criante de vérité, sa très belle plume la rend accessible aux lecteurs dès l’âge de douze ans. De plus son volet aventurier à travers les mers, rend sa lecture plaisante. Premier tome d’une saga qui devrait en compter un total de trois, c’est un roman à lire et qui permet de discuter en famille ou entre enseignants et élèves de ce lourd héritage.

L’esclavage, n’est pas qu’un mot, c’est un fléau qui a traversé les âges à travers les nombreuses civilisations qui nous ont précédées. Voici une vidéo de Benjamin Brillaud de Nota Bene qui nous retrace son histoire :

Un extrait musical nous rappelant de ne pas oublier l’esclavagisme :

Pour commander Alma, le vent se lève :

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Scott Pilgrim -Perfect édition- T1 de Byan Lee O’Malley

HiComics 412 pages 20/02/2019

Grâce à cet ouvrage je peux presque dire que j’ai enfin réussi à lire un manga. En effet, et surtout par ses dessins, les visages avec les grands yeux expressifs des personnages sont clairement inspirés de la culture japonaise. Néanmoins, l’auteur étant canadien, son style est également très influencé par la culture comics américaine. J’y ajouterais un humour décalé, absurde à l’anglaise.

Ce savoureux mélange nous donne en tout cas une histoire sympa à lire, des personnages vraiment drôles pour certains et une sensation d’être devant un mélange de Friends et South Park.  

Scott, jeune adulte de 23 ans sans boulot pardon, entre deux boulots joue dans un groupe de rock formé avec des amis. Sans le sou, il partage avec son ami aimant les garçons, un appartement ou plutôt un studio très peu meublé. Scott, lui aime les filles d’ailleurs, se remettant enfin de sa dernière rupture, il a une petite amie encore au lycée…

A l’occasion d’une sortie à la bibliothèque, accompagnée de Knives Chau, sa fameuse lycéenne, ils vont croiser une livreuse d’Amazon qui ne laissera pas indifférent Scott. Il va devoir composer entre la jeune asiatique et son attirance pour Ramona Flowers…Seulement dans le monde dans lequel ils évoluent, pour gagner le cœur de Ramona, le jeune rocker devra affronter en combat ses 7 ex petits-amis.

La série Scott Pilgrim est composé de 6 volumes parus en noir et blanc entre 2004 et 2010. Une adaptation cinématographique sera réalisée en 2010. Concernant l’exemplaire que j’ai lu, il s’agit d’un ouvrage réunissant les deux premiers tomes, colorisés et accompagnés de bonus un peu comme dans un DVD. Une chouette lecture à ne pas mettre entre des mains trop jeunes.   

La Bande annonce du film :

La traditionnelle musique d’accompagnement :

Pour commander l’ouvrage :

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 » RC 2722  » de David MOITET

DIDIER JEUNESSE 320 pages 23/09/2020

Grâce à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse, j’ai découvert ce roman SF, dystopique de David Moitet et ce récit m’a beaucoup séduit. Adressé à un public plutôt jeune, attention, certaines scènes assez violentes le destinent aux plus de 12-13 ans, il se lit très bien même pour les lecteurs ayant quittés l’adolescence depuis longtemps.

Nous découvrons donc notre France vers la fin de XXIème siècle, le réchauffement climatique et un terrible virus ont décimé près de 99 % de la population. Une majeure partie des survivants se sont retrouvés dans des abris souterrains où une nouvelle société s’est fondée, basée sur de nouvelles règles et protégées et alimentées en eau par les guerriers de l’eau.

Oliver, est le fils de Nikolai, un gradé, chargé de gérer la centrale nucléaire produisant l’énergie nécessaire à la vie dans l’abri. A la différence de son frère, Marco, entrant chez les guerriers de l’eau, lui décide de suivre une voie bien plus basique en rejoignant l’équipe de Sanglier, chargé de l’entretien. Néanmoins Oliver se pose beaucoup de question sur le fonctionnement de l’abri, ce qu’il y a dehors et surtout sur le manque de liberté imposé. Quand il apprendra le décès de son père, il cherchera à en savoir plus et à s’aventurer en territoires inconnus.

Ce récit aborde beaucoup de sujet dont les changements climatiques et surtout leurs terribles conséquences, il sera question de survie, de partage, de remise en question… L’amitié est très présente et parfois se transforme en sentiment plus profond. Ce roman est avant tout une aventure humaine.

David Moitet dont c’est le premier roman que je découvre et sûrement pas le dernier, nous offre un texte post-apocalyptique au style simple et agréable à lire. Il s’avèrera un choix judicieux pour faire découvrir la SF aux jeunes lecteurs et les sensibiliser à l’environnement.

Si vous avez apprécié ce roman, ce dont je ne doute pas, je vous invite à découvrir la trilogie SILO de Hugh Howey.  

Le site de l’éditeur :

https://didier-jeunesse.com/collections/romans-12-ans-et-plus/rc-2722-9782278098392

Pour le commander :

https://www.lalibrairie.com/livres/rc-2722_0-6488593_9782278098392.html

« Harmony T1 Mémento » de Mathieu Reynès

DUPUIS 56 pages 29/01/2016

A l’occasion de la sortie du sixième tome prévue le 25 septembre 2020, grâce à netgalley et aux éditions dupuis, j’ai eu l’occasion de découvrir le premier tome de la série Harmony, scénarisée et dessinée par Mathieu Reynès accompagné dans la mise en couleur par Valérie Vernay.

Cet album m’a tout d’abord déstabilisé car je ne m’attendais pas aux premières planches présentées après avoir lu le résumé et découvert la magnifique couverture. En effet, nous nous retrouvons près de 4000 ans en arrière et j’ai alors eu l’impression d’attaquer un ouvrage de fantasy. Néanmoins très vite, nous nous retrouvons à l’époque contemporaine tout en étant de nouveau vite perdu mais cette fois, cela nous met à pied d’égalité avec Harmony, cette jeune fille dont nous allons suivre les aventures qui se réveille dans une cave sans trop savoir où elle se trouve et qui est son « geôlier ». Très vite nous comprenons que sa mémoire lui fait défaut et là le titre de ce premier opus « Memento » tombe sous le sens.

A défaut de sa mémoire, Harmony se découvre un pouvoir, la télékinésie. Le possédait elle avant ? Les événements ayant conduit à sa perte de mémoire en sont-ils à l’origine ?

Ce premier tome nous laissera avec un goût amer de frustration tant il se dévore vite et se termine en nous laissant plein de questions sans réponses. Mais bonne nouvelle plusieurs tomes nous attendent donc pour y répondre.

La lecture de cet album publié début 2016 à côté duquel, par abandon provisoire de la lecture de BD, j’étais totalement passé est une vraie belle découverte tant par l’histoire qui se profile, la puissance des personnages, peu nombreux car il s’agit quasiment d’un huis clos, la beauté des graphismes et la noirceur, la violence même légère présente qui en fait un ouvrage à réserver à un public plutôt adolescent/ jeune adulte.

Un seul conseil : jetez-vous sur cette série fantastique imaginée par Mathieu Reynès.

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